
Résumé : Octave est le maître du monde : il exerce la profession de rédacteur publicitaire. Il décide aujourd’hui ce que vous allez vouloir demain. Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft, surnommée “La Ross”. Il est couvert d’argent, de filles et de cocaïne. Pourtant, il doute. Deux événements vont bouleverser le cours de la vie d’Octave. Son histoire d’amour avec Sophie, la plus belle employée de l’agence, et une réunion chez Madone pour vendre un film de pub à ce géant du produit laitier. Le doué Octave déjante alors et décide de se rebeller contre le système qui l’a créé, en sabotant sa plus grande campagne. De Paris, où négocient les patrons d’agences, à Miami, où l’on tourne un spot sous antidépresseurs, de Saint-Germain-des-Prés à une île perdue d’Amérique Centrale, Octave parviendra-t-il à échapper à sa prison dorée ?
J’ai lu le livre un peu avant la sortie du film, et je confirme ce qui a été dit : l’esprit du livre est bel et bien là. Difficile d’être déçu, si on a aimé le livre. Pour aller droit au but, s’il n’y avait pas eu la deuxième fin, cela aurait été vraiment un bon film. J’aurais même passé le gros message hypocrite de fin. Malheureusement, faut bien admettre, cette foutue dernière demi-heure plombe un peu le tout. C’était pourtant sacrément bien mené.
Alors, en gros, c’est l’histoire d’Octave, créatif en publicité. Il invente des pubs, des slogans. Octave, clairement, il s’est fait bouffé par le système. Il est venu avec des rêves, et puis, il a écrasé sa gueule pour un gros salaire. C’est ça le monde de la pub. On va droit au but sur le fonctionnement du monde publicitaire et on retrouve les répliques cinglantes et efficaces qu’avait Beigbeder dans le livre. Le sarcasme est de mise. Il faut le savoir. C’est donc cynique, et cela a des raisons de l’être. Le cynisme est généralement un outil courant pour montrer la réalité du monde.
Comme dans le livre, de la drogue et du sexe. Vulgaire ou non. Y en a pour tous les goûts. Dans le bouquin, c’était assez extrême, mais, surtout, c’était par moment, plus que gratuit. Ce que je ne cautionne pas. J’avais d’ailleurs peu adhéré à ça dans l’ouvrage. Cela ne me dérange pas beaucoup, si c’est utilisé à bon escient. Dans le film, on ne s’en tire pas trop mal de ce côté-là. Il y a de l’inutile c’est clair, mais je pense qu’à l’arrivée, c’est moins poussif.
On perd un peu l’objectif, c’est-à-dire, Octave tentant de se faire virer, mais on garde l’âme. Jean Dujardin est à fond dans le rôle, et je crois qu’il n’a jamais été aussi bon de toute sa carrière. Il maitrise du début à la fin.
La conclusion est que 99 F est un bon film, avec ses qualités et ses défauts. Les mêmes que l’ouvrage. Ce qui en fait une adaptation réussie. Ça vaut largement le détour.
En location.
Réalisateur : Jan Kounen; Scénaristes : Nicolas & Bruno, d’après le roman de Frédéric Beigbeder
Casting : Jean Dujardin, Vahina Giocante, Jocelyn Quivrin, Patrick Mille, Elisa Tovati, Nicolas Marié, Dominique Bettenfeld, Antoine Basler,Fosco Perinti, Dan Herzberg, Arsène Mosca, Frédéric Beigbeder, Jan Kounen, Antoine Berchane.












Ce soir, grand moment d’intellectualisation, j’ai sorti mon DVD des Transformers. Je l’avais acheté a sa sortie en zone 1, ça fait donc quelque temps. Je ne l’avais donc pas revu depuis la sortie ciné. En gros, mes impressions sur ce film n’ont pas vraiment changé. C’est toujours aussi reposant pour les neurones, par contre, ça ne fout pas la migraine.





