
Résumé : Au début du XIXe siècle, habitant la propriété de Mansfield Park, en Angleterre, la jeune Fanny Price (Frances O’Connor) est secrètement amoureuse d’Edmund Bertram (Jonny Lee Miller). Une autre résidente, Mary Crawford (Embeth Davidtz), amie et rivale, est éprise du même homme, tandis que Henry (Alessandro Nivola), le frère de Mary, cherche à séduire Fanny.
Je continue tranquillement le challenge Jane Austen, j’avoue ne pas trop me stresser, on en convient. Tout ceci me donnerait presque envie de me replonger dans les livres, mais je ne sais pas si j’y viendrais. Pour le moment, je profite amplement du fait que je n’ai pas d’envie dépensière, et déjà du Jane Austen sur ma table de chevet.
J’avais deux adaptations de Mansfield Park : le film et la mini-série de 83, dont j’ai vu le premier épisode il y a quelques temps de cela. Pour boucler le mois d’avril avec au moins un nom de barré à la liste des œuvres, j’ai choisi le film. La mini-série sera sûrement pour cet été.
Quelques mots sur l’ouvrage avant tout. Comme beaucoup d’autres livres, je ne l’ai lu qu’une fois, mais de tous les Jane Austen, il est celui que j’aime le moins. Je n’ai pas véritablement d’affection pour les personnages, ni Fanny, ni Edmund ne m’ont séduite. En fait, je crois que s’il y a bien un roman d’Austen auquel je n’ai pas accroché, c’est celui-là. Par ailleurs, j’ai quelque peu détesté toute l’histoire autour du théâtre.
En termes d’adaptation, Mansfield Park 99 est un ratage total. Même si mes souvenirs ne sont pas des plus récents, Fanny ne ressemble pas à celle du livre et énormément de libertés ont été prise, de changements ont été opérés. Le fan pur et dur, s’il n’arrive pas à se détacher de cela, risque de passer 1h40 assez pénible.
Adaptation anglaise d’Austen, nous avons un casting connu. Je n’avais pas trop fait attention, juste noter Frances Conroy et Jonny Lee Miller dans les premiers rôles. Oh, mais comment avais-je pu passer sur le fait qu’il y avait James Purefoy ? On ne le voit pas beaucoup par ailleurs, mais quand même. On y trouve aussi Embeth Davidtz et son mari Alessandro Nivola (d’après Fabien, ils ont dû se rencontrer sur ce film), Hugh Bonneville (et cela ne nous rajeunit pas), Sophia Myles (qui a perdu du poids depuis, effet des années, j’imagine), Lindsay Duncan et j’en oublie (j’ai listé les plus connus à mon avis).
Le film, si on lui enlève son côté adaptation, n’est pas mal du tout. Il est agréable à suivre, fluide, et sur le plan de l’image a extrêmement bien vieilli, ce qui est plus qu’avantageux. Les acteurs sont excellents, et on se retrouve pris dans l’histoire. N’étant pas attaché à l’univers de MP, le changement de ton ou autres libertés (on voit quand même deux personnes faisant l’amour, ce qui a dû être considéré comme un sacrilège par certaines Janéites) ne m’ont pas dérangée, et ainsi, j’ai pu apprécier le film, qui fait passer un moment agréable, sans aller chercher trop loin.
A la télévision.
Réalisatrice & scénariste: Patricia Rozema, d’après le roman de Jane Austen.
Casting : Lindsay Duncan, Bruce Byron, James Purefoy, Sheila Gish, Harold Pinter, Frances O’Connor, Jonny Lee Miller, Victoria Hamilton, Hugh Bonneville, Justine Waddell, Embeth Davidtz, Alessandro Nivola, Charles Edwards, Sophia Myles, Hilton McRae, Anna Popplewell.