Equilibrium (2002)
August 21st, 2009 by Carole

Equilibrium (2002)

Résumé : Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n’existent plus, supprimées par l’absorption quotidienne de Prozium. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S’ils sont pris, c’est la peine de mort assurée. John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n’a pas le temps de s’en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d’émotions. Victime d’un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l’enquête sur ce nouvel état de vie.

J’aurais mis quasi une semaine pour écrire ce billet, j’ai vu le film le week-end dernier avec ma meilleure amie, qui ne l’avait pas vu (oui, je participe fortement à sa culture cinématographique, je suis une merveilleuse amie sur ce plan-là !) et dont on lui avait vanté les mérites. Moi, personnellement, je l’avais vu une fois il y a fort longtemps, et je le trouvais quelque peu surestimé.

Pour le coup, j’ai énormément apprécié ce revisionnage. Je n’avais plus beaucoup de souvenirs, à l’exception de quelques passages clés, donc c’était réellement comme une redécouverte et j’ai bien aimé. Bon, alors, en règle générale, mon amie vient toujours avec des questions qui mettent quelque peu à l’épreuve : « Comment font-ils pour se reproduire ? » par exemple, ou « Pourquoi doit-il aller chercher une autre dose de Prozium au lieu simplement d’en prendre une qu’il a déjà en stock ? ». Pile le type de questions où vous vous retrouvez à broder, car tout ceci n’est qu’une question d’imagination. Il existe peut-être à Libria une réglementation du Prozium, qu’en sais-je moi !

Par contre, je me rappelais m’être fait la réflexion au premier visionnage, et cette fois-ci encore : le personnage de Taye Diggs a des émotions. C’est limite s’il ne prend pas plaisir à aller tuer des gens, et à la différence de Bale, il sourit beaucoup dans le film. On ne sourit pas mécaniquement, cela sert à exprimer quelque chose, même quand c’est un faux sourire, il faut le commander au cerveau.

Enfin, Equilibrium développe les thématiques cher au genre, autour de l’individualisme, et ce qui nous définit en tant que tel. Finalement, l’une des plus grandes originalités ici est de montrer que l’amour comme la violence nait de nos émotions, et que pour être des êtres à part entière, cela signifie aussi de s’entretuer, car cela n’est qu’une forme d’expression. Au fond, cela est presque poétique.

Recommandé.

Réalisateur & Scénariste : Kurt Wimmer
Casting : Christian Bale, Taye Diggs, Emily Watson, Sean Bean, Angus MacFadyen, William Fichtner, Sean Pertwee, David Hemmings

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