30.11.09 23:08 par commentaire3

Code 46 (2003)

Code 46 (2003)

Résumé : Dans un avenir proche, le monde est divisé entre des grandes villes modernes, où la population dument enregistrée vit dans des appartements aseptisés, et de vastes zones désertiques où sont rélégués les exclus, les sans-papiers. William est envoyé à Shanghai pour enquêter parmi les employés de la société Sphynx à propos d’un vol de papiers. Il soupçonne Maria Gonzalez et, pourtant, il va se laisse entraîner dans une histoire d’amour sans issue…

Code 46 est un film sponsorisé par Cachou il y a quelques mois. Pour une fois, je ne mets donc pas trois ans à visionner une œuvre que l’on m’a recommandé, ce qui mérite d’être noté.

Le verdict est lui mitigé. Le long-métrage est une romance futuriste, plutôt bien servi par le travail effectué autour de ce possible avenir. Ce dernier se révèle être riche, certainement trop, pour le peu de développement que le scénario va offrir. Il y est donc, une fois n’est pas coutume, question d’un contrôle gouvernemental, qui pousse le vice jusqu’à vous dire avec qui vous pouvez copuler – plus ou moins pour votre bien. Un aspect pas trop développé, et en fait, comme beaucoup de choses dans l’histoire qui aurait gagné à être plus longue et aborder de façon un peu plus concrète la société dans laquelle on se trouve.

L’intrigue évolue entièrement autour de Maria et William, et la connexion entre les deux apparaît au départ plutôt factice, ou au moins, plus que précipité. On va donc vite, tout en se permettant le luxe de nous servir des plans limite prétentieux et contemplatif. Ce qui est fort dommage, car derrière quelques esbroufes, il y a des images réellement magnifique. En fait, tout dans le film est assez inspiré, mais le scénario n’est pas à la hauteur de l’aspect technique, qui va alors tenter pour compenser d’en foutre par moment plein la vue.

Le début tâtonne à sa façon, car il faut le dire, à cause du Code 46, fournit dès l’introduction, nous savons exactement ce qui va se passer. Pour le coup, cela est assez lent, et il faut un peu prendre son mal en patience. Je dois avouer que je me suis demandé si le film ne se serait pas révélé plus mystérieux et fascinant si cette dite loi n’avait pas été révélé qu’à la toute fin, bien que tout à fait compréhensible au vu de l’évolution de l’intrigue. Quoiqu’il en soit, la relation amoureuse entre Maria et William va extrêmement vite pour illustrer le propos du film, qui va lui, plutôt lentement. Ce dernier a d’ailleurs à un moment l’opportunité d’appuyer sur l’accélérateur, mais va opter pour un virage qui va détruire l’accélération du rythme – se faisant pourtant encore sentir par moment.

Enfin, Code 46, c’est énormément de concept et d’idées. Certaines pas très originales, mais le tout étant sacrément bien emballé, ce monde futuriste aurait pu se révéler fort fascinant, et au fond, il l’est, étant à lui tout seul l’attrait principal du film. Seulement, il est en somme gâché par le fait que l’histoire ne développe que les rapports entre les deux êtres, et laisse de côté beaucoup trop de possibilités à mon goût.

Pour la petite note sériéphilique, le film étant anglais et co-produit par BBC, on croise entre autres la route de Benedict Wong (State Of Play), Nina Sosanya (Cape Wrath), Natalie Jackson Mendoza (Hotel Babylon), et j’en passe, dont certain listés ci-dessous.

A la télévision.

Réalisateur : Michael Winterbottom; Scénariste : Frank Cottrell Boyce.
Casting : Tim Robbins, Samantha Morton, Togo Igawa, Nabil Elouhabi, Om Puri, Jeanne Balibar, Nina Wadia.

Vos Commentaires

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  • Cachou |

    Et tant qu’on y est, Samatha Morton a joué dans une adaptation de Jane Eyre qui a aussi été adapté plusieurs fois par la BBC (quoi, ça ne fait sourire que moi?).

    Je me doutais un peu qu’il ne te plairait pas plus que ça. De mon côté, j’ai bien aimé savoir de quoi il en retournait dès le départ, pour le côté inéluctable de la fin et la notion d’amour impossible qui marche toujours avec moi. Je ne sais pas expliquer pourquoi exactement, mais j’ai été hypnotisée par l’histoire. Mais il faut avant tout être séduit par le couple principal je suppose pour que le reste du film en vaille vraiment la peine.

  • Carole |

    Je n’introduis pas dans le petit commentaire sériephilique les premiers rôles en règle générale. En plus ici, il faut le savoir, car tout le monde est en retrait, à l’exception de Tim Robbins et Samantha Morton.

    A la base du film, nous ne sommes pas censés savoir que leur amour est complètement impossible, c’est le développement qui prend cette voie. Mais, il y a tellement de chose complètement non expliquée, comme sa relation avec sa femme. On doit prendre pour acquis son amour pour Morton, en passant au dela de son mariage qui ne montre aucun signe de manque d’amour ou de non comptabilité ou que sais-je. Le problème clair est l’absence de développement sur trop de choses dans un univers qui est vraiment très abouti. Le message manque alors singulièrement de subtilité, car il y avait tellement d’autre chose à dire. Et pour une raison un peu inexpliquée, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à It’s All About Love, qui date de la même année. Et aussi à Gattaca… Donc pour le coup, peut-être un peu trop tard pour Code 46 au rayon de la romance futuriste. Il fournit quand même de quoi parler, à mon goût.

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  1. [...] quelque peu hors sujet que Michael Winterbottom et Frank Cottrell Boyce nous ont déjà donné Code 46 qui n’avait pas vraiment convaincu [...]

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