
Résumé : Dans un monde contemporain où tout le monde dit la vérité, un homme décide de mentir…
Quand Ricky Gervais s’est lancé dans sa carrière cinématographique américaine, je me demandais un peu comment il allait faire son trou, mais j’ai trouvé que Ghost Town avait été un très bon choix qui lui correspondait. Avec The Invention of Lying, on retrouve un peu la même construction dans l’histoire, sauf que c’est Gervais et Matthew Robinson qui sont à la réalisation et au scénario.
L’idée ici est très forte : un monde où le concept de mensonge n’existe pas. C’est-à -dire que la vérité non plus, ni la religion, ni l’inhibition, ni doute. En fait, tout ce que chaque personne dit est une vérité générale. Il n’y a pas fiction, d’approximation. Rien. Juste ce que les gens pensent et font. C’est là que, sorti de nulle part, Mark Bellison découvre qu’il peut dire ce qui n’est pas. Il va donc s’en servir pour faire de l’argent et s’arranger une belle vie, jusqu’à ce qu’un malheureux accident le pousse à arranger ce qui n’est pas au point de créer Dieu et d’écrire des commandements.
Ça, c’est pour le plus gros morceau, car le film regorge de petites idées totalement géniales afin d’utiliser le concept, mais également, la façon dont est une vie où tout le monde dit la vérité et, en particulier, la façon dont les relations sont gérer. C’est là que la partie romantique trouve sa place. Jennifer Garner joue Anna qui ne veut pas, au démarrage, avoir une relation avec Mark, parce qu’il est un loser. Une fois qu’il n’en sera plus un, il restera un gros problème : son physique. Elle cherche un homme qui lui donnera les plus beaux enfants possible et Rob Lowe est un meilleur candidat. Anna aime Mark, mais les règles sociales qui gèrent leur vie vont contre eux, Mark se refusant à mentir pour forcer Anna dans ses bras.
C’est un peu le problème, car le dernier tiers du film va perdre beaucoup d’intérêt à cause de ça. Il y a une grosse baisse de rythme et il semble que tout est fait pour juste étirer l’histoire afin de mieux montrer la confusion d’Anna face à ses sentiments. Ça aurait pu être fait en parallèle du reste, mais ça permettra de caler quelques bonnes blagues quand même.
Bref, le film vaut principalement pour son concept et son exploitation. Cela est donc sympa, mais au final, le résultat est un peu faiblard narrativement parlant. J’ai bien tripé sur les détails, comme j’ai beaucoup aimé les personnages de Mark et Anna et la tonne de caméos qui peuplent le film – en particulier les passages avec Stephen Merchant et Shaun Pye, et celui avec Edward Norton –, mais sortie de ça, je n’ai pas été passionné, ce qui est assez étrange finalement.
Donc, c’est plutôt sympa, mais ça n’arrive pas à pleinement exploiter tout le potentiel présent.
En Location.
Réalisateurs & scénaristes : Ricky Gervais, Matt Robinson.
Casting : Ricky Gervais, Jennifer Garner, Jonah Hill, Jason Bateman, Tina Fey, Rob Lowe, Christopher Guest, Jeffrey Tambor, John Hodgman, Louis C.K., Martin Starr.
