The Blind Side (2009)B-
February 27th, 2010 by Carole

Résumé : Au Tenessee, Michael Oher, un jeune noir américain, trouve sa voie grâce à l’amour de sa famille adoptive et à son talent pour le football.

Cette année, avec les nouvelles règles des Oscars, il faut admettre que cela permet à la liste de sonner moins académique. Et si The Blind Side a le côté histoire vraie qu’Hollywood affectionne tant, il ne possède ni la tragédie qui va souvent avec, et finalement a plus le côté petit film fait avec le cœur que production académique.

S’il possède donc quasiment tous les ingrédients du genre, il se révèle être scénaristiquement plus abouti et pour le coup mieux construit. Cela ne le rend pas incontournable entre nous, et il possède quelques défauts comme quelques baisses de régimes qui aurait pu être évité si le film avait été raccourci ne serait-ce que de dix minutes.

Au fond, c’est le genre de films que j’aime bien. C’est le type d’histoire que j’aime voir car elles sont honnêtes, elle renvoie une image positive et avec de l’espoir, et rendent à leur façon la vie plus douce. Je suis une rêveuse et j’y crois encore, alors forcément, j’aime bien voir des longs-métrages qui me disent que j’ai de bonnes raisons d’y croire encore.

Ce qui différencie Blind Side des autres est presque son contexte social, à Memphis au sein d’une famille républicaine. Des gens biens, ce qui n’est entre nous pas désagréable à voir – ce qui n’empêche aucunement quelques petites scènes de pointer du doigt l’esprit un peu fermer de certains. Sandra Bullock est vraiment épatante dedans, son personnage est une femme qui a de la personnalité et qui en veut. Elle est clairement le cœur de cette heureuse famille.

Dans tout cela, j’en oublierais presque le football, qui n’arrive pas tout de suite sur le tapis pour tout dire. Le coach qui va entrainer Michael Oher n’est clairement pas le coach Taylor, si vous voulez mon avis ! Enfin, les scènes sont pas mal faites, et en même temps assez frustrantes car elles n’illustrent pas forcément les moments les plus trépidants d’un match, mais le fait même qu’elles réussissent à nous plonger un peu dans l’action montrent qu’elles sont assez bien filmés.

The Blind Side fait passer un moment sympathique, et le film a suffisamment de cachet (et un casting assez fort) pour réussir à se démarquer. C’est déjà en soi une jolie réussite.

Réalisateur & scénariste : John Lee Hancock.
Casting : Sandra Bullock, Quinton Aaron, Kathy Bates, Tim McGraw, Jae Head, Lily Collins, Ray McKinnon, Ashley LeConte Campbell, IronE Singleton.

 
The Road (2009)C
February 27th, 2010 by Fabien

Résumé : Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. Un père et son fils errent, suivant une ancienne autoroute menant vers l’océan. le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

C’est donc la fin du Monde tel que Viggo l’a connu. Désormais il se balade avec son fils sur la route. Ils n’ont pas de but, une direction, mais pas de destination. C’est un peu comme le film qui nous entraine dans une suite de virages au détour desquels il n’y a que de la misère, plus de misère, et encore de la misère. Pas une once d’espoir. RIEN.

Je n’ai pas lu le livre, mais connaissant McCarthy, je ne serais pas surpris de découvrir que c’est pareil dans le livre. Malheureusement, c’est peut-être intéressant sur le papier, sur grand écran cela est plutôt ennuyeux.  Alors certes, il y a cette sauvegarde d’humanité et d’espoir qui peut fournir matière à réflexion, mais bon, moi, j’ai juste vu un film dépressif qui semble se satisfaire en ajoutant des couches de crasses les unes après les autres.

Sur un plan cinématographique, le film a des qualités indéniables, les acteurs sont bons, mais… pffffff. Tout ça est vain. Voilà. Il faut le dire, il n’y avait pas matière à faire un film et sans l’avoir lu je vous recommande le livre qui est probablement 10 fois mieux.

Réalisateur : John Hillcoat ; Scénariste : Joe Penhall.
Casting : Viggo Mortensen, Charlize Theron, Robert Duvall, Guy Pearce, Kodi Smit-McPhee, Michael K. Williams, Bob Jennings.

 
Trailer : Perrier’s Bounty
February 27th, 2010 by Fabien

J’ai toujours l’impression que Cillian Murphy devrait être plus présent sur mon écran, allez savoir pourquoi, mais à l’idée me vient à chaque fois que je le vois. Étrangement, il ne semble pas recevoir la même attention que d’autres jeunes acteurs bien moins talentueux. Enfin passons à Perrier’s Bounty qui sent le film de gangster anglais assez traditionnel, mais il pourrait être pas trop mal vu qu’il opte clairement pour une petite dose d’action et de coup de feu, ce qui sera bien plus que le très décevant 44-inch Chest. En plus de Murphy, on trouve Brendan Gleeson, Jim Broadbent et Jodie Whittaker. D’ailleurs, c’est pareil pour cette dernière, c’est étonnant qu’on ne la voit pas plus.

 
The Deal (2003) (TV)B+
February 26th, 2010 by Carole

Résumé : 1994, Tony Blair appelle Gordon Brown pour le rencontrer au restaurant Granita dans le but de convaincre son ami de ne pas se convaincre aux élections à venir, marquant à sa façon la fin d’une relation qui a débuté en 1983. À cette époque, Brown devenait membre du parlement et faisait la connaissance du nouveau membre de Sedgefield, Tony Blair, avec qui il va partager un temps son bureau. Une amitié va se développer entre les deux hommes.

La critique est aussi disponible sur Critictoo.

Avec The Special Relationship prévu pour mai 2010 en Angleterre (aucune date chez nous), cela m’est apparu comme une bonne occasion pour (re)découvrir les deux précédents films de Stephen Frears mettant en scène Tony Blair.

Cela a donc débuté avec le film The Deal, au départ commandé par ITV, mais qui à cause du sujet politique, va être frileuse et passer son chemin. Ce sera finalement Channel 4 qui récupérera le bébé scénarisé par Peter Morgan. Une décision qui fut payante, car si cela ne réunit que 1.5 million de spectateurs, le programme fut très bien accueilli par la presse et gagna quelques prix.

L’histoire se centre ainsi sur l’importante relation entre Tony Blair et Gordon Brown, deux hommes qui n’ont pas grand-chose à voir en commun, si ce n’est leur parti politique – The Labour Party. Cela ne va pas les empêcher de devenir ami, malgré les premières réticences de Brown, dont la personnalité un peu bourrue s’oppose à celle joviale de Blair.

Pour la petite histoire, Douglas Henshall et Daniel Craig ont été considérés pour jouer Brown et Blair. Au final, c’est donc David Morrissey et Michael Sheen qui vont interpréter les deux politiciens. Le premier est tout simplement remarquable, faisant ressortir à merveille le côté taciturne et imposant de Brown, exposant très bien sous nos yeux les raisons du revirement politique qui va se jouer au sein du parti.

Les débuts exposent assez bien le développement relationnel entre les deux hommes, où les indications temporelles sont fournies par la vie personnelle de Blair (l’annonce de la grossesse de Cherie, puis quelques scènes plus tard la fille dans les bras de sa mère permettent de mesurer le temps qui est passé). L’histoire va quelque peu perdre en consistance vers le milieu, où il apparaît quelque peu difficile de réellement cerner la progression de Blair au sein du parti et le développement de son image public. Certainement, cela est moins gênant pour un anglais, mais d’un point de vue extérieur, il y a définitivement quelques moments un peu trop abstraits où les années défilent pour nous amener au moment crucial, celui où l’un des deux hommes va représenter le parti pour les élections, suite à la mort de John Smith.

La décès de Smith va donc nous conduire sur la dernière ligne droite, celle nous menant à l’accord (The Deal) passé entre Blair et Brown, avec beaucoup de difficultés, dû à une discussion que les deux hommes avaient eue 6 ans plus tôt. D’une certaine façon, c’est peut-être là que le film devient plus politique, ces moments-là étant toujours de grande importance. La force de Peter Morgan est de justement réussir à créer cette sensation basée entièrement sur le relationnel, évoluant dans une sphère où les décisions économiques et sociales influent, mais ne viennent jamais s’immiscer dans l’histoire. La pression est pourtant là et l’importance de ce qui se joue se ressent énormément. La scène au restaurant entre Blair et Gordon expose ainsi tout le chemin fait par les deux hommes, et si le reste n’avait pas convaincu, justifie à elle seule pourquoi l’un s’est imposé et pas l’autre.

The Deal a visuellement parlant quelque peu vieilli, mais la mise en scène de Stephen Frears pas du tout. L’histoire a fait du chemin depuis, mais cela n’enlève aucunement de l’intérêt à ce que le film nous relate, au contraire. En mettant toujours en valeur avant tout l’aspect humain, Peter Morgan donne une véritable consistance à cette histoire politique.

Réalisateur : Stephen Frears; Scénariste : Peter Morgan.
Casting : David Morrissey, Michael Sheen, Frank Kelly, Elizabeth Berrington, Paul Rhys, Dexter Fletcher, Glenna Morrison, Matt Blair.

 
Capers (2008)C
February 25th, 2010 by Fabien

Résumé : Trois équipes de criminels du même bloc de Brooklyn se lance dans le braquage de la même boutique d’une prêteuse sur gage qu’ils détestent et soupçonne de détenir quelques richesses.

Voilà encore un film de braquage avec une grosse bande d’incapables. C’est un classique, sauf qu’ici il y a un twist vu que l’on suit trois gangs et que chacun est représenté dans un style différent, esthétiquement parlant. Il y a The Amateurs qui sont dans un film d’antihéros des 70’s ; The Sputniks, des arabes slaves qui sont en noir et blanc ; et The Moolies qui évoluent dans un clip de hip-hop.

Chaque univers utilise donc les codes qui le définissent, ce qui donne un peu de distraction au début, mais vu qu’ils sont tous aussi stupides les uns que les autres, on retombe vite dans le simple film de braquage avec une grosse bande d’incapables.

Tout ça passe convenablement, mais est oubliable. Heureusement que le casting est sympa, ça évite que ça devienne pénible par moment, mais bon…

Réalisateur : Julian M. Kheel ; Scénaristes : Brett Halsey et Julian M. Kheel.
Casting : Danny Masterson, Leon, Aysan Çelik, Michael Cecchi, Serena Reeder, Jonathan Hova, Blanchard Ryan, Dominique Swain, Phyllis Somerville, Craig muMs Grant.

 
Synecdoche, New York (2008)A
February 25th, 2010 by Carole

Résumé : La vie de Caden Cotard, metteur en scène de théâtre new-yorkais, est au point mort. Sa femme vient de le quitter en emmenant leur petite fille, et il souffre d’une étrange maladie du système nerveux. Ni sa brève et chaotique liaison avec la jolie Hazel, ni sa thérapie avec l’intrigante Madeleine ne parviennent à soulager ses angoisses. Caden décide alors de tout quitter et de se lancer dans une expérience théâtre gigantesque. Il rassemble quelques comédiens dans un entrepôt de New York, et demande à chacun de vivre une existence artificielle dans une maquette de la ville reconstituée en taille réelle …

Tout d’abord, un tout petit mot pour remercier Caro, sans qui je n’aurais pas eu ce DVD. Celui-ci m’a été envoyé par Cinetrafic – que je remercie aussi, donc – et pour cette raison, vous avez le droit à plus qu’un avis sur le film, mais aussi à un regard sur l’édition DVD avec ses bonus.

Le film

Charlie Kaufman est clairement passionné par les mystères des rouages de l’esprit humain. Il atteint clairement son paroxysme avec Synecdoche, New York.

Le film offre un début pas forcément des plus passionnants, mais dont la normalité sera finalement assez frappante et importante pour la suite. Nous faisons donc la connaissance avec Caden Cotard, metteur en scène de théâtre, sa femme, sa fille, son actrice, la caissière, les acteurs … Cotard va, suite à la rupture avec son épouse (si on peut dire), créer une pièce de théâtre qui reproduit New York, et où chacun se retrouve à jouer un rôle.

J’aimerais pouvoir faire simple, mais en fait c’est extrêmement compliqué. Et simple. J’imagine fortement, ce qui se passe est à libre interprétation, donc cela ne m’arrive pas souvent, mais autant mettre les pieds dans le plat et vous donner ma perception de l’œuvre. En fait, Kaufman est un scénariste très méticuleux, et là où semble régner une certaine anarchie s’impose une logique inévitable. Surtout, je me suis surprise à voir émerger différentes interprétations, différentes significations, où tout se goupille à merveille. De notre simple existence à sa progression, de notre passivité, de nos actions individuelles au fait que nous sommes finalement comme tout le monde (et non un flocon de neige unique), de la simple mise en scène de l’existence qui est crée, que l’on se crée, et qui finit par prendre le dessus jusqu’à ce que l’on perde pied, qu’on devienne quelqu’un d’autre, qu’on soit mort de l’intérieur. Des différentes interprétations que nous tirons des différents moments de notre vie en fonction de notre âge et de notre expérience. Du regard extérieur que l’autre porte sur nous et de sa propre vision de notre être. Nous sommes une seule et unique personne, et nous sommes pleins de personnes.

J’avoue, je n’ai pas aligné ces idées dans l’ordre à laquelle elles ont traversé mon petit esprit en fonction de la progression du film, qui finalement, m’apparaît donc encore une fois être une exploration de notre esprit, de sa façon dont il a de s’organiser, de ce qui en ressort, pour nous et pour les autres.

Je pense que vous avez compris, Synecdoche, New York n’est pas un film banal, mais plutôt une mise en scène de notre existence, de la perception de cette même existence, s’articulant autour de qui nous sommes.  Kaufman réussit le miracle de créer une logique, une progression naturelle et limpide, avec des acteurs capables de s’approprier le même rôle (développant ainsi les multiples facettes des personnages).

Il faut le dire, ce n’est pas un visionnage de tout repos !

Quand même, j’avoue qu’il me manque deux choses : la place de la psychologue m’a laissée perplexe et je ne saisis pas le truc avec la maison en feu. Cela m’apparaitra peut-être au prochain visionnage.

Vous pouvez aussi lire la critique de Fabien sur le film ici.

Le DVD


Package : Petit mot sur le packaging qui est juste un amaray avec un fourreau. Mais j’aime les fourreaux, alors je le signale !

Technique : j’avoue avoir été surprise de découvrir qu’il n’y avait pas de piste française. Pas que cela soit un obstacle pour moi, je ne regarde pas de films en VF (ou le moins possible), mais cela en dit assez long sur la distribution de l’oeuvre. Enfin, un bémol que je peux faire à quasiment tous les DVDs qui, justement, ne contienne pas de piste VF : on ne peut visionner le film qu’en version originale sous-titrée française, et cela, ce n’est pas terrible. Le sous-titre devrait pouvoir rester optionnel.

Je n’entrerais pas trop dans les détails sur l’aspect technique, car je n’ai pas un matériel de la mort qui tue, mais en règle générale, j’ai toujours noté une belle image chez TF1 Video. Pas d’exception ici donc.

Les bonus :

Autour de Synecdoche, New York (19min) – sorte de making of qui revient avant tout sur l’aspect technique du film. Cela reste finalement trop à la surface, mais permet de réellement mesurer l’envergure du projet et l’investissement que cela a demandé (honnêtement, difficile de ne pas se demander comment il a fait pour se faire financer !)

L’Histoire de Caden Cotard (12min) – Philip Seymour Hoffman parle de son rôle, de sa collaboration avec les actrices et avec le réalisateur. Le bonus a l’avantage de ne pas être très long, car j’avoue que mon attention n’a pas été maintenue tout du long. Il est toujours intéressant de voir la perception d’un acteur sur son rôle et le film, mais – et je n’en reviens pas d’écrire cela – quelques petits extraits auraient pu permettre d’insuffler un certain rythme, surtout qu’au fond, nous n’avons pas les questions, juste les mots de l’acteur.

Masterclass de Charlie Kaufman (28min) – clairement le bonus le plus intéressant du lot, une interview de Kaufman, qui retrace sa carrière : les débuts à la télévision, Being John Malkovich, Adaptation, Eternal Sunshine et pour finir, Synecdoche New York. Cela permet finalement de mieux saisir sa propre vision sur son travail, et sur l’homme qui se cache derrière tout cela.

Le DVD contient aussi la bande-annonce du film, les biofilmographies de Hoffman et Kaufman ainsi que la liste des DVD édités par Océan films.

Synecdoche New York
Un film de Charlie Kaufman avec Philip Seymour Hoffman et Catherine Keener
Distribution : Ocean Films
http://www.ocean-films.com/

 
Affiche : The Legend Of Chen Zhen
February 24th, 2010 by Carole

Je ne suis pas très dévouée au cinéma asiatique, mais le nom d’Andrew Lau m’a attiré. Son prochain film, The Legend Of Chen Zhen, est prévu pour octobre 2010, et il a à son tour envie apparemment de nous parler de Chen Zhen (comme nous le dit le titre).

L’histoire se place 7 ans après la mort apparente de Chen Zhen. Un mystérieux homme arrive et devient ami avec la mafia local, pour les détruire quand ils font une alliance avec les Japonais.

Enfin, ci-dessous l’affiche, et je vous renvoie par là pour voir le teaser trailer du film.

 
Armored (2009)C-
February 23rd, 2010 by Fabien

Résumé : Après la mort de ses parents, Ty rentre d’Irak où il était soldat pour s’occuper de son petit frère. Pour faire face aux factures, il accepte de travailler comme convoyeur de fonds pour la société qui employait son père. Au dernier jour de sa période d’essai, Ty se voit proposer par Cochrane, son chef d’équipe, de voler les 42 millions de dollars qu’ils doivent bientôt transporter. Le plan est aussi simple que génial : pas d’armes, pas de victimes, pas de violence, et aucune preuve… Toute l’équipe est dans le coup. D’abord réticent, Ty finit par accepter. Le jour J, le plan se déroule sans accrocs, jusqu’à ce qu’un imprévu fasse tout déraper…

J’ai envisagé d’écrire un texte long, mais non. Globalement, ce que vous pensez qui va se produire, se produit. Exactement ça. Pas plus, mais peut-être un peu moins, mais pas trop non plus. Y a quand même la fin qui aurait pu être un peu plus élaborée, genre un dialogue ou deux pour clôturer tout ça, mais ça devait être de trop.

Il faut comprendre que ce n’est pas non plus mauvais. La réalisation est efficace. Le casting délivre presque ce qu’on en attend. Disons qu’ils devaient être un peu fatigués, mais Columbus Short est bien.

J’ai épuisé tout ce que je pouvais écrire sur ce film.

Réalisateur : Nimrod Antal ; Scénariste : James V. Simpson.
Casting : Matt Dillon, Columbus Short, Milo Ventimiglia, Skeet Ulrich, Laurence Fishburne, Jean Reno, Amaury Nolasco, Fred Ward, Andre Kinney.

 
Deux images de Due Date
February 22nd, 2010 by Carole

C’était la première image de Due Date que je n’avais pas posté – où l’on voit donc  Robert Downey Jr. et Zach Galifianakis :

C’est la seconde image de Due Date qui vient de sortir – où l’on voit aussi Robert Downey Jr. et Zach Galifianakis :

Une belle façon de finir la journée, en tout cas la mienne !

 
A Very Serious Man
February 22nd, 2010 by Carole

Oh, man ! Je me sens presque déprimée après le visionnage de A Serious Man, qui, après coup, je découvre est une comédie noire. J’y ai vu la noirceur, mais pas beaucoup de comédie – même si j’avoue j’ai du rire de désespoir, en me disant que cela ne finirait par ne jamais s’arrêter.

Car c’est le cas, jusqu’au bout, ce pauvre Larry va en prendre plein la gueule. Cela ne s’arrête jamais, de quoi franchement me frustrer par moment, surtout qu’il faut dire que Larry n’est pas fort expressif et d’une passivité déconcertante (ce que j’ai personnellement dû mal à supporter).

Non mais sérieusement, à quel point peut-on se faire pomper, utiliser, manipuler sans broncher ? Combien de malheur peut-on encaisser sans rien dire ? Pourquoi, mais pourquoi ne pète-t-il pas un plomb ? Le pire dans tout cela, c’est qu’en fait, à un certain moment dans le film, j’ai moi-même baissée les bras, n’attendant plus qu’il réagisse, mais juste qu’il laisse couler. Sûrement car j’imaginais que cela allait s’arrêter à un moment… J’avais tort !

La fin m’a juste achevée.

Don’t forget ! Vous pouvez aussi lire la critique de Fabien sur le film.

 
BAFTA 2010 en images
February 22nd, 2010 by Carole

Un peu de glamour sur Critictoo Cinéma avec la cérémonie anglaise la plus réputée, la bien-nommée British Academy of Film and Television Arts (avec option Orange, le sponsor).

C’est donc l’occasion d’avoir un petit défilé. Ce que j’aime le plus dans les Baftas, c’est que c’est Anglais … Oui, je sais, c’est con, mais il y a des acteurs comme Nick Frost, Peter Capaldi, Romola Garai, Noel Clarke, Tom Hollander, Mackenzie Crook, Rebecca Hall ou même Jason Isaacs qu’on ne voit pas forcément de l’autre côté de l’Atlantique. Entre nous, je me passerait bien de RPatz, il n’a jamais l’air à sa place, mais au moins, il ne tire pas la gueule comme Kristen Stewart.

Sur le plan filmique, beaucoup  (pas obligatoirement anglais donc) sont aussi aux Oscars, donc il y a aussi pas mal de visages qui enchainent les cérémonies (James Cameron, Kathryn Bigelow, Carey Mulligan, Jeremy Renner, Christoph Waltz).

Enfin, avant de vous laisser admirer les photos, vous pouvez voir les gagnants sur Imdb ou sur le site des Baftas, qui est on ne peut plus bien fait et sur lequel je ne me perd pas ce qui est un miracle !


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Actu du site : Changement de notation
February 21st, 2010 by Fabien

Après que Carole m’ait rejoint sur ce site et que l’on a donc fondé Critictoo Cinéma, on a adopté un nouveau type de notation qui consistait à dire comment on recommandait le visionnage du film. En quelque sorte. Après plusieurs semaines d’utilisation, nous sommes un peu frustré, car souvent, la note n’est pas honnête envers le film, vu qu’elle n’est pas une véritable note pour le film, mais une vague recommandation. On est donc coincé entre notre amour pour le film et ce qu’il vaut réellement sur un plan artistique/cinématographique (selon nous).

Bref, on en a discuté et nous voilà de retour avec l’ancien système amélioré (vaguement). En gros, on note de la manière suivante :

A : excellent
B : film au dessus de la moyenne.
C : film moyen.
D : Film en dessous de la moyenne.
F : Fail ! (tout est dit)

C’est vague, mais le tout s’accompagne de - et de + qui offre de la flexibilité. Écrit comme ça, j’ai presque l’impression que ça ne veut rien dire, mais pourtant, accompagné du film, ça offre une note plus précise qu’on pourrait le croire.

Nous avons appliqué ce barème à tous les films qui ont été reviewés depuis le début de l’année. De plus, la note n’apparaît pas dans le message, mais à côté du titre (elle n’est pas visible via le flux RSS, désolé).

 
Amelia (2009)C-
February 21st, 2010 by Carole

Résumé : La vie de la pionnière de l’aviation Amelia Earhart, aussi célèbre en son temps que Charles Lindbergh, et qui disparut en 1937 au-dessus du Pacifique, alors qu’elle cherchait à boucler un tour du monde en avion.

Je ne connais pas particulièrement l’histoire d’Amelia Earhart, et ce film ne va rien y changer. Cette biographie de la fameuse aviatrice va nous raconter ses exploits, à l’occasion, tenter de les illustrer, en articulant les évènements grâce à sa relation avec son mari George Putnam, qui est dans ce film une pure merveille (on voudrait le même à la maison).

Amelia ne pensait qu’à voler, et il fallait de l’argent pour. Putnam va tout faire pour réaliser les rêves de sa bien-aimée, et on peut le dire, il y arrive. Le tout  avec un montage peu inspiré. Les scènes en avions ne sont pas vraiment convaincantes et ne transportent pas dans le ciel, et les quelques personnages secondaires gravitant autour du couple apparaissent un peu par magie, s’en vont, reviennent parfois, d’autres non. Aucun développement, aucune attache, il est difficile de toujours saisir combien de temps a duré tel évènement, et cela rend le visionnage pas très agréable au début.

La dernière partie sera quelque peu plus convaincante et là on peut dire merci à Christopher Eccleston pour être un des rares acteurs, avec Cherry Jones, a réussir à donner de l’énergie et de la force à son personnage. D’autres acteurs de toute façon n’en ont même pas l’opportunité.

Je ne vous fait pas un dessin, c’est un ratage qui a le mérite de ne pas être douloureux à regarder, mais qui ne rend aucunement hommage à l’aviatrice.

Réalisatrice : Mira Nair; Scénariste : Ronald Bass
Casting : Hilary Swank, Ewan McGregor, Richard Gere, Virginia Madsen, Christopher Eccleston, Marina Stone, Mia Wasikowska, Aaron Abrams

 
Raising Arizona (1987)B+
February 20th, 2010 by Fabien

Résumé : Hi, impénitent cambrioleur de supermarchés, passe beaucoup de temps dans la prison de Tempe en Arizona. Il y rencontre un jour Ed, charmante femme policier, dont il tombe éperdument amoureux. Terminé les braquages, il se marie et part pour l’usine qui ressemble somme toute à la prison. Hi et Ed voudraient un enfant mais Ed est stérile. Or un jour des quintuplés font la une de la presse locale. Hi et Ed décident d’en voler un. Sur cinq, cela ne se verra pas trop.

Voilà une comédie qui n’est pas toute jeune, il suffit de voir la tronche de Nic Cage ! Pas grave, car à l’époque déjà, les frères Coen possédaient déjà leur style et c’est presque effrayant de voir à quel point c’est vrai, surtout au niveau de l’écriture des personnages. Mais cela n’aurait clairement pas aussi bien fonctionné sans les acteurs qui en font des tonnes et la réalisation qui transforme certaines scènes en pure délire.

D’une manière générale, le film a vieilli, mais d’un autre côté, pas tant que ça. C’est assez bizarre comme sensation. En tout cas, c’est toujours assez frais. Il y a les passages avec Glen l’enfoiré de patron qui sont plutôt lourds, mais à part ça, c’est efficace, bien que l’humour ait un peu perdu de son panache. Quoi qu’il en soit, cela reste un bon film.

Réalisateurs & Scénaristes : Ethan & Joel Coen.
Casting : Nicolas Cage, Holly Hunter, Trey Wilson, John Goodman, William Forsythe, Sam McMurray, Frances McDormand, Randall ‘Tex’ Cobb, T.J. Kuhn & Lynne Dumin Kitei.

 
Gentlemen Broncos (2009)F
February 18th, 2010 by Fabien

Résumé : Benjamin écrit des histoires de SF-Fantasy depuis qu’il est tout jeune. Un jour, à un camp d’écriture, il soumet sa dernière création à un concours. L’un des juges et un héros de Benjamin, Ronald Chevalier va alors le plagier.

Ce film a plusieurs bonnes choses pour lui : Sam Rockwell, carry on my wayward son, Jemaine Clement et quelques bonnes idées. Malheureusement, combiné avec tout le reste, cela reste bien maigre pour réussir à compenser tout ce qui ne va pas.

Déjà, on retrouve un peu l’ambiance de Napoleon Dynamite, mais sans PedroLonnie ne lui arrivant pas à la cheville – cela devient vite pénible. Ensuite, l’histoire du plagiat n’est découverte qu’au 4/5ème du film, avant cela on a le droit d’assisté au massacre de l’histoire par ce pseudo-cinéaste peu inspiré de Lonnie, surtout qu’à la base, elle n’était pas terrible.

Le personnage de Michael Angarano tire la tronche pendant 95% du métrage et on le comprend, je ne sais pas si je pourrais moi-même vivre dans sa vie sans être neurasthénique.

Gentlemen Broncos avait de bonnes bases, mais manque cruellement de fraicheur et d’énergie. Avec son héros à la traine qui ne fait que subir et subir pendant que l’on détruit devant ses yeux ses rêves, avec une grosse dose de beaufitude… C’est lourd et pas franchement passionnant.

Bref, j’étais parti avec l’idée que j’allais passer un bon moment et ce fut un peu trop pénible. Il y avait des idées, mais tout est trop forcé dans la mauvaise direction et les délires sont aussi lourdingues que répétitifs, ce qui nuit à l’humour.

Bon, j’arrête là. Grosse déception et j’ai vraiment l’impression que Jared Hess n’arrivera jamais à égaler Napoleo Dynamite, et je ne considère même pas ce film comme aussi bon que certains.

Réalisateur : Jared Hess ; Scénaristes : Jared Hess & Jerusha Hess.
Casting : Michael Angarano, Jennifer Coolidge, Jemaine Clement, Mike White, Sam Rockwell, Josh Pais, Suzanne May.

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