
Résumé : Lorsqu’à seize ans, Precious apprend à lire et à écrire dans une école alternative, un monde nouveau s’ouvre à elle. Un monde où elle peut enfin parler, raconter ce qui l’étouffe. Un monde où toutes les filles peuvent devenir belles, fortes, indépendantes. Comme Precious…
Je dis souvent que j’aime bien les histoires vraies. Cela implique une astérisque. Je ne suis pas très cliente des histoires vraies versant dans le drame, montrant à quel point la vie est atroce (j’en ai vu un certain nombre en plus). Je le sais déjà .
Ce n’est pas ultra motivée que je suis donc partie sur Precious, où il y a suffisamment de malheur pour plus d’une existence. Entre les abus de la mère, ceux du père, et l’illettrisme, autant dire qu’on est servi. A un certain point, je me disais que le film ne pourrait pas aller plus loin, c’était largement suffisant, mais il faut quand même reconnaitre que la scène de fin, avec les explications de la mère, en remet une couche.
Je pourrais ajouter que je ne crois pas que la tragédie de l’existence fasse forcément un bon film, et à vrai dire, j’en ai vu des pénibles et des très lents. Precious oscille entre les deux. Il y a des moments pénibles – au vu du sujet, c’était prévisible – et des moments où cela traine franchement en longueur. Cela n’est pas continuel, ce qui évite que le film devienne imbuvable. En fait, sa force première est justement de réussir à se laisser voir bien plus facilement qu’on pourrait se l’imaginer.
J’admets que je n’étais pas ultra motivée et sans le challenge des Oscars, je ne l’aurais pas regardé car je savais d’avance que cela n’allait pas me séduire. Ce n’est pas aussi déprimant que je m’y attendais (j’ai vu pire avec pourtant un peu moins d’abus), et le film possède quelques bonnes idées, seulement celles-ci ne sont pas assez nombreuses à mes yeux pour que Precious réussisse à se démarquer du lot d’autres histoires de ce genre.
Réalisateur : Lee Daniels; Scénariste : Geoffrey Fletcher
Casting : Gabourey Sidibe, Paula Patton, Mo’Nique, Mariah Carey, Lenny Kravitz, Sherri Shepherd
