12 Monkeys (L’armée des 12 singes – 1995)

Nouvelle plongée dans le Top 250 Imdb avec, L’armée des 12 singes, un des films de Terry Gilliam, et pas le seul, qui s’y trouve, Fabien ayant d’ailleurs déjà parlé de Holy Grail. Il se trouve que – honte à moi ! – je ne l’avais pas encore vu, et qu’une fois encore (et pas la dernière), je profite du top pour réparer cela.
Quoi qu’il en soit, retour sur Twelve Monkeys, dans lequel Bruce Willis est envoyé dans le passé pour obtenir des informations permettant aux derniers survivants d’étudier le virus ayant décimé 90% de la population, pour donner le jour à un avenir meilleur.
Les histoires de voyages dans le temps sont un sujet qui possède souvent des lacunes dans la mise en pratique, et un des meilleurs moyens pour en éviter c’est clairement de former une boucle. Ce n’est pas l’unique solution, mais c’est approximativement ce que fait le film, ce qui fait qu’il n’y a bien entendu pas grand-chose à dire sur l’orchestration de cette partie de l’intrigue, si ce n’est possiblement aujourd’hui qu’il en découle une prévisibilité un peu trop évidente. C’est avec le personnage de Brad Pitt que l’histoire conserve le plus son mystère, et j’ai particulièrement apprécié le fait que le film maintienne un réel suspense autour du virus.
Enfin, pour le coup, si Twelve Monkeys conserve une véritable maitrise du temps, ce n’est pas véritablement cela qui aide le film à s’affirmer, mais bien plus son ambiance, son style, et même sa musique. La représentation de 1997 n’est pas forcément extrêmement originale, mais l’atmosphère qui y est instaurée, épaulé par la réalisation, parvient réellement à lui donner sa propre personnalité, aidée par la construction des voyages dans le temps s’appliquant à d’autres protagonistes. D’un côté, j’aurais aimé en savoir plus, de l’autre, cela est un élément à part entière de la construction de la pression et d’une certaine paranoïa un peu folle que le film instaure.
La construction relationnelle entre Bruce Willis et Madeleine Stowe est en tout cas très bien menée, chacun ayant une ascendance sur l’autre de façon véritablement progressive, participant à maintenir le côté menaçant et sans espoir que l’histoire déroule tout du long.
En bout de route, je dois bien dire que la partie temporelle m’est apparue moins fouillée que je l’avais prévue (le rêve du personnage principal étant d’ailleurs un peu trop mis en avant à mon goût), mais le film est surtout extrêmement prenant grâce à l’univers qu’il dépeint et du sentiment d’urgence et de fatalité qui l’accompagnent.
Réalisateur : Terry Gilliam ; Scénaristes : David Peoples et Janet Peoples.
Casting : Bruce Willis, Madeleine Stowe, Brad Pitt, Christopher Plummer, Jon Seda, Christopher Meloni, David Morse, Frank Gorshin, Vernon Campbell, Lisa Gay Hamilton, Bob Adrian, Simon Jones, Carol Florence, Bill Raymond, Thomas Roy.

