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The Disney 50 : The Black Cauldron (Taram et le Chaudron magique – 1985)

Par - Samedi 21 avril 2012 à 12:13
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The Disney 50 : The Black Cauldron (Taram et le Chaudron magique – 1985)

Si j’ai vu par le passé The Black Cauldron, je n’en avais – et depuis longtemps – plus aucun souvenir. Il y a une bonne raison à cela : le film n’est pas mémorable.

25e sur la liste des classiques Disney, The Black Cauldron nous ramène en 1985. Si vous avez vu le documentaire Waking Sleeping Beauty, vous savez qu’un tournant a eu lieu chez Disney à cette période là. Le nouveau venu Jeffrey Katzenberg a en tout cas fait effectuer des changements avant la sortie du film en salles pour réduire sa durée et éviter qu’il soit trop sombre, de peur de ne pas attirer les familles.

Il n’a pas réussi à mon goût, car The Black Cauldron se révèle bien trop court pour accomplir un véritable travail narratif un minimum étoffé et l’ensemble se montre visuellement assez sombre, et pas toujours des plus lisibles. D’ailleurs, l’ensemble parait à des moments manquer d’une certaine fluidité, comme s’il y avait une lourdeur qui pesait sur les images. Il a un style visuel très années 80 qui n’est par contre pas du tout déplaisant.

The Black Cauldron se base sur la série de 5 livres The Chronicles of Prydain écrite par Lloyd Alexander, réduite ici à un long-métrage de 1h15. Vous voyez le problème ?

The Disney 50 : The Black Cauldron (Taram et le Chaudron magique – 1985)

Taran (Taram chez nous) est donc un jeune valet à la ferme de Dallben, l’enchanteur. Il rêve de grandes aventures et de montrer sa bravoure, alors que son travail quotidien consiste juste à prendre soin de Hen Wen (Tirelire). Ce n’est pas un cochon ordinaire, c’est un oracle, et une fois qu’il aura découvert cela, il devra assurer la protection de l’animal convoitée par The Horned King (Le Seigneur des Ténèbres). L’ennemi veut The Black Cauldron (ou le chaudron magique) pour assurer sa domination sur le monde.

Bien entendu, tout ne va pas se passer comme le veut Taran, qui va perdre Hen Wen et finalement vivre ses fameuses aventures et prouver quel noble héros il est, avec quelques leçons de vie qui sont, il faut le dire, pas trop mises en avant.

The Black Cauldron est donc un road trip fantasy, Taran rencontrant dans son périple Princess Eilonwy (Éloïse), le barde Fflewddur Fflam (Ritournel), ainsi qu’une créature nommée Gurgi (Gurki).

The Disney 50 : The Black Cauldron (Taram et le Chaudron magique – 1985)

Le problème se situe au niveau du scénario qui ne développe concrètement rien. C’est donc assez plat d’un bout à l’autre, alors que le sort du monde est quelque peu dans la balance. Par ailleurs, il n’y a aucun sentiment de grandeur, et ni la noirceur, ni les notes comiques ne réussissent à être équilibrés. En fait, c’est plutôt noir quand il s’agit de The Horned King sans prendre l’envergure nécessaire pour soutenir ses plans, tandis qu’en parallèle, le film contrebalance l’aspect sombre par un peu d’humour – Gurgi ou le barde entre autres –, et cela diminue les enjeux dramatiques. Les deux tons s’entrechoquent et s’auto-annule d’un bout à l’autre.

Les protagonistes n’ont pas réellement la place de sauver l’histoire, dans le sens où ils restent tous unidimensionnels d’un bout à l’autre. Ils n’ont pas l’opportunité de réellement s’extirper du stéréotype dans lequel on les a coincés, et la prévisibilité des dynamiques relationnelles n’aident pas.

Je n’ai pas lu les romans, mais je ne doute pas trop qu’il y avait clairement à l’origine une histoire qui aurait pu donner le jour à une œuvre plus ambitieuse. Peut-être qu’à l’origine, The Black Cauldron était trop sombre, mais cette orientation aurait pu lui fournir potentiellement une profondeur qui lui fait singulièrement défaut. À l’arrivée, c’est une histoire trop simpliste qui prend place dans un univers à peine effleuré, et met en scène des personnages qui sont aussi peu fouillés que le reste. Dommage, car il y avait réellement le matériel pour beaucoup plus.

The Disney 50 : The Black Cauldron (Taram et le Chaudron magique – 1985)

Réalisateurs : Ted Berman et Richard Rich ; scénaristes : Art Stevens, Peter Young, Roy Morita, Al Wilson, David Jonas, Vance Gerry, Ted Berman, Richard Rich, Joe Hale.
Casting (vocal) : Grant Bardsley, Susan Sherdian, Nigel Hawthorne, John Byner, John Hurt, Freddie Jones, Arthur Malet, Eda Reiss Merin, Adele Malis-Morey, Billie Hayes, Phil Fondacaro, John Huston.

La prochaine fois : Atlantis: The Lost Empire

À propos de l'auteur, Carole.

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