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Joel Schumacher’s Batman Forever (1997)

Par - Lundi 11 juin 2012 à 11:54
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Joel Schumachers Batman Forever (1997)

Il y a des films que l’on a aimé étant jeunes et que l’on ne devrait jamais regarder une fois que l’on est devenu adulte. Batman Forever en fait clairement partie, car je n’avais pas souvenir d’une telle médiocrité. Le terme peut paraitre un peu fort pour commencer, moi qui aime bien aller doucement vers la conclusion pour ne pas spoiler cette douce montée en puissance vers la conclusion, mais en arriver à penser que l’une des rares bonnes choses à dire est qu’au final Val Kilmer n’était pas un si mauvais Batman que ça, c’est un peu effrayant.

Après deux Batman signés Burton qui nous offrait un Gotham City sombre et gothique, Schumacher arrive avec sa guirlande et nous offre un véritable sapin de Noël – même la batmobile a été pimpée ! Forever est également celui de l’arrivée de Robin, après ça, il ne faut pas chercher pourquoi Nolan ne voulait pas du personnage dans ses films. Enfin, après avoir encensé les personnages féminins des précédents opus, c’est terminé. Nicole Kidman est coincée dans un rôle de greluche surdiplômée, mais pas très futée.

Joel Schumachers Batman Forever (1997)

Joel Schumachers Batman Forever (1997)

Côté méchant, on vire dans la parodie totale. Le pauvre Tommy Lee Jones délivre ce qui est probablement la plus mauvaise performance de sa carrière, et c’est vraiment douloureux à regarder. Son agent a dû lui dire qu’il pourrait faire ce que Nicholson a fait avec le Joker, sauf que son Harvey Dent est unidimensionnel et relativement pitoyable. De son côté, Jim Carrey fait ce que Jim Carrey faisait à l’époque – on ne peut pas vraiment le blâmer pour ça, il n’a certainement pas été engagé pour une autre raison que sa capacité à faire des grimaces. Il en fait donc des tonnes et puisque tout le monde cabotine à mort, il se devait d’être juste au dessus du lot, ce qui aide sérieusement à rendre l’ensemble complètement grotesque. Il n’était pourtant pas nécessaire d’en rajouter une couche, le scénario étant à la base terriblement ridicule. Pour preuve, The Riddler invente la TV en 3D et ça abrutit les téléspectateurs qui ne peuvent pas s’empêcher de la regarder, un peu comme si on voulait nous servir une sorte de métaphore à moitié pensée qui tombe à plat sans surprise et que personne ne s’est dit qu’il serait bien de rattraper le coup pour éviter que ça sonne complètement creux.

Joel Schumachers Batman Forever (1997)

En fait, je soupçonne fortement Joel Schumacher d’être en grande partie responsable de ce ratage. Il pose sa caméra n’importe où pour rendre l’ensemble le plus caricaturalement possible, j’attendais presque les « Boom », « Paf » et autres « Splash » à la Batman des ‘60s, mais ils ne sont pas venus, car ça aurait pourtant confirmé que je n’avais pas aimé ce film, mais un autre qui aurait surement disparu par magie.

Dans  Batman Forever tout est donc over the top, super coloré, incohérent et relativement mal joué. La partie psychologie de comptoir amplifiée par Dr Chase, psychiatre soi-disant de renom, n’aide vraiment pas à grand-chose, même si c’est censé mettre en avant que comme les criminels, Batman est déchiré en deux pas ces deux personnalités qu’il a du mal à concilier. Pitié !

Joel Schumachers Batman Forever (1997)

Pour le plaisir, d’ailleurs, le passage qui donne vraiment envie d’arrêter le visionnage et qui met en avant tout ce qui ne va pas dans le film.

Chase : I wish I could say that my interest in you was… purely professional.
Batman : Are you trying to get under my cape?
Chase : A girl can’t live by psychoses alone.
Batman : It’s the car, right? Chicks love it.
Chase : What is it about the wrong kind of man? In grade school: guys with earrings. motorcycles, leather jackets. Now… black rubber.
Batman : Try a fireman. Less to take off.
Chase : I don’t mind the work. Pity I can’t see behind the mask.
Batman : We all wear masks.
Chase : My life’s an open book. You read?
Batman : I don’t blend in at a family picnic.
Chase : We could give it a try. I’ll bring the wine… you bring your scarred psyche.
Batman : Direct, aren’t you?
Chase : You like strong women. I’ve done my homework. Or do I need skintight vinyl and a whip?
Batman : I haven’t had much luck with women.
Chase : Maybe you just haven’t met the right woman.

Batman Forever est produit par Tim Burton, c’est bien mis en avant au début, mais ça ne compense pas la débâcle qui vient ensuite. Si ce n’était pas aussi médiocre, il aurait pu faire un bon cheesy movie à regarder pour bien se marrer, mais ce n’est pas le cas et c’est même un peu chiant à la fin. Je crains le pire pour mon revisionnage de Batman & Robin dont je ne garde pas un aussi bon souvenir que ça, oh non.

Joel Schumachers Batman Forever (1997)

Next : Batman & Robin.

Réalisateur : Joel Schumacher ; Scénariste : Lee Batchler, Janet Scott-Batchler, Akiva Goldsman.
Casting : Val Kilmer, Tommy Lee Jones, Jim Carrey, Nicole Kidman, Chris O’Donnell, Michael Gough, Pat Hingle, Drew Barrymore, René Auberjonois, Ed Begley Jr.

À propos de l'auteur, Fabien.

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