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Les Incontournables : Goodfellas (Les Affranchis – 1990)

Par - Mercredi 18 juillet 2012 à 13:25
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Les Incontournables : Goodfellas (Les Affranchis   1990)Il n’y a pas réellement beaucoup de films de mafia notables. C’est un sous-genre qui est dominé par une poignée de références et qui est rempli par une grosse quantité de films qui tentent de trouver une voix pour s’imposer, mais qui ne parviennent que très rarement à juste se faire remarquer – pour peu qu’ils méritent de l’être. En fait, depuis 10 ans, le seul nom à s’être fait entendra est celui de la famille Soprano, et on ne parle même pas d’un long métrage, mais d’une série. Et dans celle-ci, on parle régulièrement des films, dont l’un d’eux se trouve être Goodfellas (même si The Godfather est La référence dominante dans le show). Ce n’est probablement pas un hasard, puisque 80% du casting semble avoir participé à ce classique de Martin Scorsese.

J’ai beaucoup de respect pour The Godfather, surtout pour la seconde partie qui est pour moi la meilleure, mais ma référence dans le domaine de la mafia sur grand écran reste Goodfellas. Peut-être parce que l’histoire était plus contemporaine (au moment où je l’ai découverte) ou bien parce que j’étais plus jeune et qu’Henry Hill était plus sympathique que Michael Corleone. Il n’est pas question de qualité, mais d’affinité, tout particulièrement back in the days, puisque Martin Scorsese ou Francis Ford Coppola, ce n’était pas mon problème, ce n’est que plus tard que j’ai appris à apprécier leur travail.

D’ailleurs, pour ce qui concerne Scorsese, pour moi, Goodfellas est son meilleur film.

Les Incontournables : Goodfellas (Les Affranchis   1990)

Henry Hill : As far back as I can remember, I’ve always wanted to be a gangster.

Goodfellas raconte donc l’histoire de Henry Hill, un homme qui a grandi en voulant devenir un gangster et qui y est arrivé assez tôt. Pour lui, c’était LA vie, mieux que tout le reste, car c’était avoir toutes les libertés. Comprendre cette vision du monde, c’est comprendre Henry, sa montée et la douleur de sa chute.

Et donc, Martin Scorsese était le réalisateur et il donna à l’ensemble non seulement du rythme, mais l’impression que ce qu’il raconte dans son film est juste personnel. Connecter avec Henry est d’une déconcertante facilité, car tout est agencé de façon à ce que l’on partage la même fascination que lui pour l’environnement dans lequel il évolue. Jamais on ne se sent l’envie de le juger pour ses crimes ou on a envie de le voir tomber, ce n’est pas ça qui fait avancer l’histoire. Il y a juste quelque chose de captivant à voir Henry aller toujours un peu plus loin sans jamais chercher à se justifier, car pour lui, c’était normal, c’était ça la Liberté, sa vie. Il n’y a donc pas d’autre enjeu dans Goodfellas que celui de suivre la vie de cet affranchi du bas de l’échelle au sommet, jusqu’à sa chute et ça fait du sacrément bon cinéma – de mafia ou non.

Réalisateur : Martin Scorsese ; Scénaristes : Martin Scorsese, Nicholas Pileggi.
Casting : Ray Liotta, Robert De Niro, Joe Pesci, Lorraine Bracco, Paul Sorvino.

À propos de l'auteur, Fabien.

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