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The Disney 50 : The Many Adventures of Winnie the Pooh (Les Aventures de Winnie l’ourson – 1977)

Par - Mercredi 25 juillet 2012 à 11:01
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The Disney 50 : The Many Adventures of Winnie the Pooh (Les Aventures de Winnie lourson   1977)

Ce n’est pas un secret, je n’aime pas trop Winnie the Pooh – aka Winnie l’Ourson en France. Cela vient en grande partie de sa façon de parler, qu’importe que l’on soit en version originale ou en français. Bien entendu, Disney n’en a que faire de mon opinion sur la question, vu que je n’étais pas encore née quand le Studio a fait son premier film autour du personnage – et donc, a commencé à s’en mettre plein les poches.

Ma nièce adore Winnie the Pooh, ce qui fait qu’à force de voir des images, j’ai un seuil de tolérance plus élevé. Je pense que je peux donc lui donner crédit pour avoir réussi à rester devant The Many Adventures of Winnie the Pooh quasiment jusqu’à la fin.

The Disney 50 : The Many Adventures of Winnie the Pooh (Les Aventures de Winnie lourson   1977)

Ainsi, avant de donner de nouveaux livres, des vêtements, des peluches, pleins de films, une attraction et autres produits dérivés, il y avait les romans de A.A. Milne qui avaient déjà donné trois courts : Winnie the Pooh and the Honey Tree (Winnie l’ourson et l’Arbre à miel – 1966), Winnie the Pooh and the Bluestery Day (Winnie l’ourson dans le vent – 1968), et Winnie the Pooh and Tigger Too (Winnie l’ourson et le Tigre fou – 1974). Ils seront donc utilisés pour former le 22e classique Disney, avec du nouveau matériel pour les transitions et la conclusion.

L’originalité même de l’œuvre est le fait que l’on se trouve dans un livre, en compagnie de tout ce beau monde. Il arrive alors au narrateur d’interagir avec Winnie, de nous signifier la page à laquelle on se trouve et à celle où l’on va. C’est aussi montré, jouant donc de temps à autre avec les illustrations qui parsèment le roman. Par exemple, on voit Winnie qui saute d’un dessin à un autre, ou encore Tigger qui réussit à descendre de l’arbre où il est en glissant sur les mots. Il faut reconnaitre que c’est un procédé original et le dessin proche de l’illustration d’un livre accentue donc ce sentiment d’être à l’intérieur de l’ouvrage.

The Disney 50 : The Many Adventures of Winnie the Pooh (Les Aventures de Winnie lourson   1977)

Quoi qu’il en soit, The Many Adventures of Winnie the Pooh a pour but explicite d’introduire tous les personnages. C’était d’ailleurs la volonté de Disney, qui voulait faire un long-métrage avant de s’orienter vers des courts pour présenter Winnie et ses amis aux petits Américains qui ne connaissaient pas ce classique anglais. Le studio reviendra à l’idée du film après la mort de Walt.

On commence donc avec Winnie, un ours en peluche qui n’est pas très futé et qui a une obsession prononcée pour le miel. Quand il n’y en a plus, Winnie doit en trouver quitte à se mettre dans une situation dangereuse. La plupart des principaux personnages nous sont introduits dès le début, même s’ils ne sont pas tous présents de la même façon dans le récit. Winnie est donc ami avec Christopher Robin, un petit garçon qui vient souvent en aide à tout ce beau monde quand il est dans le pétrin, le plus que timide Piglet (Porcinet), le très sérieux Rabbit  (Coco Lapin), Owl (Maitre Hibou) qui va voir sa maison détruite dans la seconde histoire, Kanga (Grand Gourou) et son petit Roo (Petit Gourou) – des kangourous, l’âne Eeyore (Bourriquet) qui est le dépressif du coin. Le dernier introduit est donc Tigger (Tigrou), qui saute, car c’est ce que les tigres font de mieux.

The Disney 50 : The Many Adventures of Winnie the Pooh (Les Aventures de Winnie lourson   1977)

The Many Adventures of Winnie the Pooh impose donc ses personnages, leurs personnalités et les codes qui régissent leur univers. De ce point de vue là, le film se montre donc plutôt solide, de même que malgré le fait qu’il réunit trois histoires, les transitions sont suffisamment bien faites pour que cela ne soit pas un problème, surtout que le niveau qualitatif est homogène. Le long-métrage est aussi rythmé par un certain nombre de chansons des frères Sherman qui viennent certainement appuyer par le moment l’aspect répétitif des actions des personnages.

À l’arrivée, The Many Adventures of Winnie the Pooh se révèle être un film qui est encore solide à bien des niveaux. Je mentirais en disant que je n’ai pas trouvé cela un peu rébarbatif par moment, et si je ne vais pas m’éprendre de l’univers du fameux ours, avec le temps, je comprends un peu mieux le succès qu’il rencontre.

The Disney 50 : The Many Adventures of Winnie the Pooh (Les Aventures de Winnie lourson   1977)

Réalisateur : Wolfgang Reitherman et John Lounsbery ; histoires de : Larry Clemmons, Ralph Wright, Vance Gerry, Xavier Atencio, Ken Anderson, Julius Svendsen, Ted Berman, Eric Cleworth.
Casting vocal : Sterling Holloway, John Fiedler, Junius Matthews, Paul Winchell, Howard Morris, Bruce Reitherman, Ralph Wright, Hal Smith, Clint Howard,Barbara Luddy, Sebastian Cabot.

La prochaine fois : Pinocchio (enfin !)

À propos de l'auteur, Carole.

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