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Classic Kubrick : A Clockwork Orange (Orange Mécanique – 1971)

Par - Vendredi 3 août 2012 à 10:17
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Classic Kubrick : A Clockwork Orange (Orange Mécanique   1971)

Il n’est jamais trop tard pour visionner les films que l’on aurait déjà dû voir. Pour cette raison, Critictoo Cinema se penche sur ces longs-métrages qu’on appelle classiques et qui ont marqué le septième art.

Le film : A Clockwork OrangeClassic Kubrick : A Clockwork Orange (Orange Mécanique   1971) (1971)

Avec : Malcolm McDowell, Patrick Magee, Adrienne Corri, Miriam Karlin, Godfrey Quigley, Anthony Sharp, Warren Clarke.

L’histoire : Dans un Londres futuriste, Alex est un jeune délinquant qui aime Beethoven et commet des actes violents. Il est à la tête d’un gang, et avec ses « droogs », il occupe ses nuits avec ce qu’il qualifie d’« ultraviolence » sans se préoccuper des conséquences jusqu’au jour où il se fait prendre.

Les raisons du visionnage : à l’image de Hitchcock, Stanley Kubrick a le droit à sa sous-section dans les Classic 101, et je ne pense pas qu’il y a besoin d’expliquer pourquoi. Par conséquent, après Shining, la rubrique est officiellement lancée avec A Clockwork Orange car il se trouve que je ne l’avais pas vu.

Classic Kubrick : A Clockwork Orange (Orange Mécanique   1971)

Le Verdict : A Clockwork Orange est un de ses rares films qu’on a plus ou moins évité que je regarde quand j’étais plus jeune à cause de sa violence. À l’arrivée, c’est donc approximativement la seule chose que je savais du long-métrage de Kubrick qui est d’ailleurs, pour cette raison, l’une œuvres les plus controversées de son époque.

Malgré la banalisation de la violence de nos jours, le film conserve sa réputation, avant tout pour les actes commis par Alex et ses « droogs », bien que ce qui suit soit, à un certain niveau, presque plus traumatisant. Cela vient peut-être du fait que tout ce qui touche de près ou de loin au libre arbitre tire sur une corde sensible pour moi. Qui plus est, j’ai trouvé Kubrick dans sa réalisation bien plus explicite au moment où Alex subit son lavage de cerveau que quand il s’agissait de montrer ses crimes, où il joue presque trop avec la symbolique par moment avec une mise en scène théâtrale.

Sa réalisation reste impeccable avec multiples plans marquants sublimés par une bande originale très présente et qui participe à s’immerger de façon plutôt intense dans l’univers d’Alex. Ce dernier est incarné par Malcolm McDowell, brillant d’un bout à l’autre, et dont la voix si reconnaissable entre mille est parfaite pour la narration.

A Clockwork Orange est alors le genre d’œuvre qui traverse sans aucun doute le temps grâce à ses sujets qui ont toujours une résonance aujourd’hui, voire une encore plus importante. Le film interroge donc sur la réelle signification du bien et du mal, et pour y parvenir, il met en scène un personnage au comportement antisocial, qui prend du plaisir au détriment d’autrui. Pour autant, il ne faut pas non plus perdre de vue qu’A Clockwork Orange dépeint une société où le sexe et la violence alimentent le quotidien. Alex est le fruit de l’environnement dans lequel il vit, tout en ayant lui-même choisi de commettre des atrocités.

Comme il est le narrateur, il nous plonge dans son histoire et sa psyché de la façon la plus intime qui soit, ne cherchant pas à justifier ce qu’il fait, juste à nous le dire. Il est alors aisé de développer de la sympathie pour lui, malgré ses actes. En y pensant, il n’y aurait d’étonnant à découvrir qu’il a en partie inspiré Dexter, le fameux serial killer.

Enfin, plus que les actes commis par Alex, c’est le système dans lequel il évolue qui est remis en cause, A Clockwork Orange délivrant une critique de la politique manipulatrice, du conditionnement de l’être humain pour assurer le contrôle ; le bien et le mal n’a plus vraiment de valeur quand on ne peut plus choisir.

J’imagine qu’à cause des années, la gêne que pouvait susciter A Clockwork Orange a quelque peu changé, mais elle n’a pas disparu. C’est le genre de films qui, à mon goût, demande un peu de distance pour être totalement appréhendé dans sa globalité, mais qui reste aussi encore trop pertinente malgré les années qui sont passées. C’est une œuvre parfaitement maitrisée qui est autant percutante dans ses détails visuels et mise en scène que dans son histoire.

À propos de l'auteur, Carole.

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