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Margaret (2011)

Par - Vendredi 31 août 2012 à 10:51
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Margaret (2011)

Difficile de parler de Margaret sans aborder ce qui s’est passé en coulisses. Tourné en 2005, le réalisateur Kenneth Lonergam et Fox Searchlight Pictures vont s’opposer, les deux ne réussissant pas apparemment à tomber d’accord sur la durée du film et le montage.   Il y a donc eu une séries de plaintes et de procès avant que l’on en arrive en 2011 et à une sortie limitée aux USA pour un film qui paraissait destiné à ne jamais voir la lumière du jour. Ainsi, quand l’héroïne parle du président, il s’agit de Bush et non Obama.

Nous sommes donc avant True Blood et Anna Paquin est encore brune. Elle incarne Lisa, une adolescente frivole de 17 ans qui va assister à un accident. Alors qu’elle tentait d’attirer l’attention d’un chauffeur de bus (joué par Mark Ruffalo), celui-ci va griller un feu rouge et renverser une femme (Allison Janney) qui va mourir.

Margaret (2011)

Margaret relate le traumatisme de Lisa et le tumulte émotionnel que cela provoque en elle après avoir pris une mauvaise décision.  L’adolescente semble porter le poids du monde sur ses épaules, cherchant à rectifier son erreur, convaincue qu’il y a quelque chose à faire pour rendre justice à la décédée et surtout qu’elle doit payer à sa façon pour ce qui s’est passé.

Chaque scène du film est là pour nous dire quelque chose sur Lisa. Ce qu’elle fait, ce qu’elle dit, ses interactions avec les autres. Si au départ, il n’est pas bien compliqué de comprendre Lisa, il arrive un moment où elle en devient agaçante. Je ne sais pas si c’est vraiment sa faute, ou simplement la façon dont le récit se déroule, montrant avant tout la colère qui l’habite sans pour autant retranscrire avec la même force la souffrance qui l’agite. Pour le coup, elle apparait régulièrement plus désagréable que heurtée.

Margaret (2011)

Margaret est un long film qui veut analyser sur toutes les coutures l’expérience traumatisante qu’a vécue Lisa.  Seulement, Kenneth Lonergam tire sur la corde et son personnage principal s’enfonce dans des scènes qui ne font qu’étirer le récit. Il voulait initialement que son film fasse 3h30 et finalement, la version de 2h30 m’est apparue bien trop longue. L’émotion finit alors par être dilué au lieu de prendre vraiment aux tripes.

Margaret (2011)

Enfin, pour ceux qui se questionnent sur le titre, il vient du poème que lit Matthew Broderick dans le film, Spring and Fall de Gerard Manley Hopkins :

To a young child

Margaret, are you grieving
Over Goldengrove unleaving?
Leaves, like the things of man, you
With your fresh thoughts care for, can you?
Ah! as the heart grows older
It will come to such sights colder
By and by, nor spare a sigh
Though worlds of wanwood leafmeal lie;
And yet you will weep know why.
Now no matter, child, the name:
Sorrow’s springs are the same.
Nor mouth had, no nor mind, expressed
What heart heard of, ghost guessed:
It is the blight man was born for,
It is Margaret you mourn for.

Margaret (2011)

Réalisateur et scénariste : Kenneth Lonergan.
Casting : Anna Paquin, Matt Damon, Mark Ruffalo, Kieran Culkin, Olivia Thirlby, Rosemarie DeWitt, J. Smith-Cameron, Matthew Broderick, Allison Janney, Jean Reno, Jeannie Berlin, John Gallagher Jr., Matt Bush.

À propos de l'auteur, Carole.

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