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Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

Par - Mercredi 19 septembre 2012 à 10:09
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Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

Alors que Pete Docter travaillait sur Monsters Inc, Andrew Stanton était l’autre homme qui s’était vu confier un projet Pixar à diriger. Il écrit et réalise Finding NemoPixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003), l’histoire du poisson-clown Marlin, père protecteur qui part à la recherche de son fils Nemo qui a été capturé par les humains. Le dessin animé marque, à sa façon, une nouvelle étape pour le studio qui obtient là sa première statuette pour le meilleur film d’animation. Ils ne l’ont certainement pas volé !

Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

Après s’être donc attaqué au monde des jouets avec Toy Story, à la nature avec A Bug’s Life, à l’imaginaire des monstres avec Monsters Inc., Pixar se lance dans une véritable aventure marine avec Finding Nemo. Le long-métrage est une merveille visuelle quasiment d’un bout à l’autre – et cela en DVD, car il n’est pas encore sorti en Blu-ray. Il reste l’un des films du studio les plus beaux, avec des plans magnifiques et un travail sublime effectué sur la texture des créatures marines à couper le souffle. Que ce soit dans l’océan avec Marlin et Dory ou dans l’aquarium, Andrew Stanton et son équipe délivrent une œuvre d’une beauté incroyable qui retranscrit à merveille cet environnement. À côté, le bureau du dentiste ferait presque pâle figure s’il n’était pas régulièrement abordé avec beaucoup d’humour.

Je reviens à l’histoire, Finding Nemo raconte celle de Marlin (Marin en français) et de son fils Nemo. Le poisson-clown a perdu sa femme et ses autres petits, et il est devenu un père ultraprotecteur qui doit apprendre à lâcher prise pour laisser son enfant vivre ses propres expériences. Ainsi, Nemo, étouffé par son père, défie son autorité avant d’être pris dans les filets d’un homme. Il atterrit dans l’aquarium d’un dentiste pendant quelques jours, avant qu’il ne l’offre à sa nièce.

Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

L’histoire suit alors le périple de Marlin qui traverse l’océan pour retrouver son fils. Sur sa route, Marlin rencontre Dory, un poisson-chirurgien bleu ayant des troubles de la mémoire immédiate, qui va l’accompagner dans son aventure. Marlin et Dory forment le duo improbable qui va s’aider l’un l’autre dans l’adversité. Le premier est rigide, brisé par la mort de son épouse, et ne sait plus vraiment comment profiter de la vie. La seconde n’a aucune attache à cause de sa mémoire défaillante, mais cela la rend aussi joviale, imprudente et spontanée. Ensemble, ils vont rencontrer des requins, traverser un champ de méduses ou encore prendre le courant est-australien en compagnie de tortues. Marlin et Dory, indépendamment, pourraient finir par agacer. Le ton sérieux du poisson-clown plomberait l’histoire, alors que l’énergie du poisson-chirurgien fatiguerait. Ses effets s’annulent par cette simple et merveilleuse association qui, encore une fois, évite habilement les situations trop conventionnelles. Ellen DeGeneres, doubleuse de Dory, véhicule parfaitement l’enthousiasme de son personnage, tandis qu’Albert Brooks en Marlin possède le ton juste et la prestance nécessaire pour donner vie à Marlin sans se laisser submerger par l’allégresse de sa compagne de route.

Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

De son côté, Nemo se retrouve seul pour la première fois et doit apprendre à se débrouiller, surtout qu’il a une nageoire abimée. Son environnement est par contre limité à un aquarium, avec un décor plus figé, mais pas pour autant moins impressionnant. En effet, l’histoire joue habilement des multiples éléments qui composent le lieu, à l’image de la cérémonie d’initiation. Surtout, le lieu est déjà bien occupé : il y a Gill, un zancle qui endosse un peu un rôle de mentor pour Nemo ; Bloat (Boule), un poisson-porc-épic ; Peach (Astrid), l’étoile de mer ; Gurgle (Gargouille), un gramma royal ; Bubbles (Bubulles), un chirurgien jaune ; Debbie et sa sœur/reflet Flo, une Dascyllus melanurus ; et enfin Jacques, le crustacé français nettoyeur de l’aquarium. Tout ce petit monde n’est pas forcément développé, mais il crédibilise sans conteste l’environnement et aide Nemo à faire ses marques et à s’affirmer. L’aquarium est quant à lui situé dans la salle du dentiste. Le second degré est alors omniprésent, jouant sur la peur du dentiste assez commune du spectateur qui est tourné en spectacle pour les poissons. Cela atteint son apogée dans la scène finale d’évasion, où dans la salle d’attente, il y a l’impression que la patiente est en train de souffrir le martyre alors que Nigel (L’Amiral) le pélican vole dans la pièce ! Un grand moment d’humour digne de Darla, la nièce tueuse de poissons, qui restera dans les annales rien que pour son entrée sur fond de musique de Psycho. Qu’importe le nombre de visionnages qu’il y a derrière, ce gag fonctionne à tous les coups ! Sans surprise, il n’y a pas de faux pas du côté des voix ; je noterai la très reconnaissable Allison Janney en Peach ou encore Geoffrey Rush qui est vraiment excellent en Nigel. Comme l’histoire nous entraine en Australie, les acteurs ont été choisis en conséquence : Barry Humphries, Eric Bana, Bruce Spence, Bill Hunt sont australiens /néo-zélandais.

Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

Après tout cela, le point final pour Finding Nemo est sa bande originale. Après 4 long-métrages, Randy Newman laisse la place à son cousin Thomas Newman pour délivrer des morceaux plus engageants et enthousiasmants. Un changement accueilli à bras ouvert qui aide encore plus l’oeuvre à se démarquer.

Si Finding Nemo est peut-être plus bluffant sur son visuel que son histoire, cela ne signifie pas pour autant que celle-ci n’enchante pas. Le film est drôle, aventureux et touchant, une véritable aventure initiatique pour ces personnages qui doivent apprendre à grandir ou à lâcher prise et profiter de la vie – et une merveilleuse expérience cinématographique pour moi.

Pixar Retrospective : Finding Nemo (Le Monde de Nemo – 2003)

Réalisateur : Andrew Stanton ; scénaristes : Andrew Stanton, Bob Peterson, David Reynolds.
Casting (vocal) : Albert Brooks, Ellen DeGeneres, Alexander Gould, Willem Dafoe, Brad Garrett, Allison Janney, Austin Pendleton, Stephen Root,Vicki Lewis, Joe Ranft, Geoffrey Rush, John Ratzenberger, Andrew Stanton, Nicholas Bird, Bob Peterson, Barry Humphries, Eric Bana, Bruce Spence, Bill Hunter.

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À propos de l'auteur, Carole.

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