5 films que je ne regarderais pas plus d’une fois

mardi 13 novembre 2012 à 9:57

Les films sont faits pour être vus et revus à l’infini. Seulement, il y a des exceptions des œuvres réussies, mais qui sont aussi dérangeantes, pesantes ou difficiles à (re)garder. En tout cas, il y a des films qui méritent d’être regardés au moins une fois, mais qu’importe leur qualité, ils ne repasseront pas sur mon écran. En voici donc 5 :

C’est arrivé près de chez vous (1992)

Film (belge) culte  des années 90, C’est arrivé près de chez vous est un faux documentaire dans lequel une équipe de journaliste suit Ben, qui tue pour gagner sa vie. Ben, c’est Benoit Poelvoorde, dont c’est le premier film et qui restera à tout jamais le plus perturbant de toute sa carrière. Avec son humour très noir et sa violence crue, C’est arrivé près de chez vous est un film qu’il est difficile d’oublier. En tout cas, je peux vous assurer que le Petit Grégory traverse les années.

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Requiem For a Dream (2000)

Darren Aronofsky possède un don indéniable pour faire des films qui prennent aux tripes. Avec Requiem for a Dream, il se penche sur l’addiction qui est une spirale sans fin, avec une absence totale d’espoir.  Avec une réalisation sous acide, une bande sonore efficace, c’est une plongée dans un univers noir, pessimiste et au bout de route, un visionnage éprouvant. Plus que la partie avec Jared Leto, c’est la performance d’Ellen Burstyn (et son histoire) qui m’aura le plus affecté. Il se trouve dans le Top 250 Imdb et vous savez donc que c’est Fabien qui écrira dessus.

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One Hour Photo (2002)

Malgré le fait que One Hour Photo commence avec quelque chose que les jeunes générations ne connaissent pas vraiment (le développement photo en magasin !), le film est loin d’être dépassé. Il nous entraine dans la vie de Sy, un employé d’un laboratoire photo qui va devenir obsédé par la famille Yorkin – des clients. C’est le portrait d’un homme seul et perturbé qui est au cœur de One Hour Photo. Mark Romanek déroule lentement son histoire pour y instaurer un climat oppressant (qui reste longtemps avec vous) où le voyeurisme malsain de son personnage principal a toute la place pour s’installer. Je peux vous assurer qu’après ça, je n’ai plus jamais apporté une photo à développer sans une arrière-pensée.

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The Machinist (2004)

The Machinist met en scène Christian Bale dans la peau de Trevor, un homme qui ne dort plus et ne mange presque plus depuis un an. Il est rongé de l’intérieur par quelque chose et la question qui se pose alors est : par quoi ? The Machinist n’est alors pas un film qui pose problème sur un plan purement psychologiquement, bien qu’il sait être pesant. Je trouve tout simplement difficile à regarder à cause de l’apparence de Christian Bale qui a perdu 28 kilos pour le rôle. Sa performance à elle toute seule justifie bien un visionnage, mais le voir torse nu crée une douleur et honnêtement, au vu de la conclusion du film, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que c’était aller très loin pour une œuvre qui manque quelque peu d’envergure. Il faut quand même noter que pour le coup, la fin, assez basique, marque à cause de cela. C’était sûrement l’effet recherché, au final…

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Splice (2009)

Avec Splice, Vincenzo Natali s’intéresse aux dérives génétiques et aux expérimentations scientifiques qui vont avec à travers un couple de scientifiques (Adrien Brody et Sarah Polley) passionnés par leur travail, mais qui vont dépasser les limites. Ils vont alors donner le jour à une créature qu’ils vont élever comme leur enfant, mais les choses vont évoluer pour mal tourner jusqu’à ce que cela en devienne purement malsain. Cela se fait assez progressivement, ce qui fait qu’au départ, Splice cache assez bien son jeu. La fin me donne encore des frissons rien que d’y penser.

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Bonus : Gentlemen Broncos (2009)

Tous les films cités au-dessus sont des œuvres avec des qualités indéniables, certaines avec plus de défauts que d’autres. Je termine donc avec un bonus, un film que je ne compte pas revoir, non pas car il est difficile, mais, car je le trouve purement mauvais. Gentlemen Broncos raconte l’histoire de Benjamin, un jeune homme qui écrit des histoires de SF-fantasy et qui se fait plagier par un de ses héros, l’auteur Ronald Chevalier. Le film est visuellement hideux, pas drôle et juste pénible. Je l’avais regardé car il y avait Sam Rockwell qui ne délivre pas la pire de ces performances, mais qui n’a d’autres choix que de se répéter (et ce, très rapidement). Il reste alors ce pauvre Jemaine Clement dans la peau de l’auteur qui a plagié qui est réellement à sauver de cette débâcle.

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