(500) Days of Summer / (500) jours ensemble (2009)

mercredi 04 novembre 2009 à 17:39

(500) Days of Summer / (500) jours ensemble (2009)
Résumé : Tom est un romantique. Quand il croise le chemin de Summer, il pense avoir trouvé la femme de sa vie. Mais celle-ci ne croit pas à l’amour et ne veut pas de relation sérieuse…

(500) Days of Summer a reçu tellement de critiques positives (américaines, j’avoue ne pas savoir ce que la presse française en a pensé) que l’on pourrait presque se sentir coupable de ne pas aimer. Je me sens alors un peu comme une Anglaise venant vous parler de ce qui a apparemment été appelé une “alt-romcom”, simplement dû au fait que de l’autre côté de la Manche, le film a reçu un accueil bien plus mitigé.

L’histoire débute en nous annonçant que ce n’est pas une histoire d’amour. Mais, justement, (500) Days of Summer n’est que ça et rien d’autre. Juste à sens unique. Et si Marc Webb a tant voulu promouvoir son film en nous répétant qu’il ne s’agissait pas d’une comédie romantique, il avait raison sur un point : ce n’est pas très drôle, nous jouons plus dans la cour de la dramédie, mais il va être difficile d’oublier la romance quand le film ne développe rien d’autre que la relation amoureuse – de sa naissance à sa conclusion, dans le désordre, s’il vous plait.

Car ils sont jeunes, intelligents et mignons, ils écoutent The Smiths. Et si les goûts musicaux de Tom et Summer ne sont pas forcément très originaux, cela servira à démarrer une relation qui est vouée à l’échec. Les va-et-vient dans le temps mélangent les bons et les mauvais moments avec une certaine aisance, créant ainsi l’originalité d’une histoire au fond on ne peut plus classique.

(500) Days of Summer va étonnamment bien respecter les codes d’un genre qu’il veut pourtant bousculer. Un petit numéro de danse et de chant nous renvoie aux classiques des comédies musicales et aux oiseaux de Disney. La banale scène de karaoké, Tom aigri allant acheter en peignoir sa bouteille, les deux potes inutiles présents pour apporter un autre regard sur la situation, la petite sœur déversant ses conseils si sages et intelligents, la classique scène au bar… Il y a quelque chose de faux dans ce L.A. presque New Yorkais. Et, il n’est pas aidé pas les effets de réalisation, étant eux-mêmes tirés de multiples autres films (difficile de ne pas penser à Amélie Poulain quand le personnage de Summer nous est présenté). Sans oublier la fin, à elle seule, un écho au Annie Hall que ne sera jamais le film et à une masse d’autres histoires romantiques qui ont justement une conclusion similaire.

Il serait médisant de dire que l’histoire ne possède pas ces moments. La scène de rupture ou celle des “retrouvailles” par exemple. Mais si (500) Days of Summer possède un peu de saveur, celle-ci est éphémère.

A la télévision.

Réalisateur : Mark Webb; Scénaristes : Scott Neustadter, Michael H. Weber
Avec : Geoffrey Arend, Zooey Deschanel, Joseph Gordon Levitt, Matthew Gray Gubler, Chloe Moretz.