A Serious Man (2009)

mardi 12 janvier 2010 à 22:19

Résumé : 1967. Larry Gopnik, professeur de physique dans une petite université du Midwest, vient d’apprendre que sa femme Judith allait le quitter. Elle est tombée amoureuse d’une de ses connaissances, le pontifiant Sy Ableman. Arthur, le frère de Larry, est incapable de travailler et dort sur le canapé. Danny, son fils, a des problèmes de discipline à l’école hébraïque, et sa fille Sarah vole dans son portefeuille car elle a l’intention de se faire refaire le nez. Pendant ce temps, Larry reçoit à la fac des lettres anonymes visant à empêcher sa titularisation, et un étudiant veut le soudoyer pour obtenir son diplôme. Luttant désespérément pour trouver un équilibre, Larry cherche conseil auprès de trois rabbins. Qui l’aidera à faire face à ses malheurs et à devenir un mensch, un homme bien ?

Commençons The Coen Brothers Challenge comme tant d’autres : par la fin. A Serious Man est donc leur dernier film en date. Vous ne me ferez pas dire qu’il s’agit d’une comédie, car ce n’est pas vraiment marrant. En fait, je me demande si je ne suis pas passé à côté de quelque chose.

Le film nous parle de Larry, un brave gars qui veut être un mec bien, mais sa vie s’écroule. Il ne fait rien et cela s’empire. Ça ne fait que ça, s’empirer. Le fait est qu’effectivement, il ne fait rien. Il est d’une passivité qui n’a d’égale que la frustration que l’on partage avec lui. On pourrait penser qu’il va finir par exploser, mais non, rien.

Les storylines sont variées, aussi bien dans leurs thématiques que dans leur exploitation. On passe en revue quelques clichés, mais pas grave, car ça coule tout seul, Larry ne faisant qu’encaisser. Enfin, ce sont ses avocats qui encaissent, et tout le monde, vu qu’il semble se faire pomper son fric par le premier venu.

Bref, le tout est mâtiné d’allégories présentées de manière explicite, mais dont on tarde à réellement comprendre l’importance. Au final, il apparait que l’aspect réflexion prend discrètement le dessus. Comme je le disais, j’ai dû passer à côté de quelque chose, étant donné que j’ai difficilement trouvé de l’intérêt dans tout ça. Peut-être est-ce dû à une grosse distraction : Michael Stuhlbarg a la même voix que Jason Bateman. Je délire peut-être là-dessus, mais j’ai cru l’entendre d’un bout à l’autre !

Enfin bon, cela ne m’a pas empêché de profiter de la magnifique photographie et de la mise en scène irréprochable. Les Coen sont des techniciens chevronnés, c’est indéniable, et cela sauve clairement le film.

Réalisateurs & scénaristes : Joel Coen, Ethan Coen.
Casting : Michael Stuhlbarg, Adam Arkin, Sari Lennick, Richard Kind, Fred Melamed, Aaron Wolff, Jessica McManus.