Alien Resurrection (1997)

samedi 22 janvier 2011 à 23:14

Au lieu d’attendre la semaine prochaine, je me suis dit que j’allais terminer ce week-end ce revisionnage de la quadrilogy Alien.

Au menu, donc, le dernier volet réalisé par Jean-Pierre Jeunet et scénarisé par Joss Whedon. Comme ce fut le cas depuis le second, il y a eut un paquet de scénarii d’écris et pas mal d’angles différents d’envisagés afin de ramener les terribles aliens une fois de plus. Ce qui m’étonne, c’est qu’à chaque fois ça commence avec une histoire sans Ripley et, bien entendu, elle finit par être le cœur du film.

Ici, l’angle du clonage est plutôt bien trouvé, surtout qu’à l’époque, on peut dire que c’était une thématique plutôt controversée – ça l’est toujours d’ailleurs – et pour le coup, on a le droit à une intrigue qui utilise le concept en prenant le temps de pointer du doigt les dérives les plus abstraites.

Quoi qu’il en soit, nous avons une Ripley différente, car elle a de l’alien en elle. Elle n’est plus vraiment Ripley, même si quelque chose a bien survécut eu fond d’elle. En tout cas, l’histoire l’entraine une fois de plus dans un lieu qui va rapidement être infesté par son ennemi mortel. Pour l’accompagner, une bande de contrebandiers bien décidés à survivre, on les comprend.

À son arrivée, ce Resurrection a plutôt partagé. Pour ma part, j’ai développé une certaine affection à son égard, mais je ne vais clairement pas nier qu’il a des problèmes de rythme, en particulier dans la seconde moitié. La route vers le vaisseau pour s’enfuir est parsemée d’embuches, mais aussi de moments d’arrêt afin de parler d’humanité, de motivations, et d’identité. C’est parfois agaçant, mais l’action reprend toujours.

Là où le film se perd complètement, c’est quand il y a une couche de rajoutée avec ce nouvel Alien de fin qui n’était pas nécessaire et étire le scénario en longueur de manière un peu poussive. D’ailleurs, à ce point, le côté maternel de Ripley n’aide pas trop.

Cela dit, le style de Jeunet offre à Resurrection une identité, comme les autres réalisateurs l’ont fait, ce qui lui permet de trouver facilement sa place dans la série. Ce n’est clairement pas le meilleur, mais je le préfère au troisième, même si ses personnages sont limites trop caricaturaux, se reposant plus sur une forte iconographie que sur du réel développement.

Réalisateur : Jean-Pierre Jeunet ; Scénariste : Joss Whedon.
Casting : Sigourney Weaver, Winona Ryder, Ron Perlman, Dominique Pinon, Gary Dourdan, Michael Wincott, Brad Dourif, Leland Orser, Dan Hedaya, J. E. Freeman, Kim Flowers, Raymond Cruz.