Aliens (1986)

jeudi 13 janvier 2011 à 23:31

Nous revoilà déjà pour une seconde aventure de Ripley contre les Aliens. Cette fois, c’est James Cameron qui est aux manettes et, déjà à l’époque, il avait un certain sens de la démesure, mais cela va bien servir l’angle d’approche qu’il a choisi. C’est d’ailleurs ce que j’aime avec la série Alien, c’est que chaque film opte pour un style différent et n’essaie pas de reproduire le précédent, offrant aux réalisateurs l’opportunité d’imposer leurs styles.

Nous reprenons donc l’histoire 57 ans plus tard, le vaisseau de Ripley était à la dérive et, pendant qu’elle était congelée, une colonie s’est installée sur LV-246, la planète où l’équipage du Nostromo rencontra pour la première fois l’Alien. Forcément, ça va mal tourner et, quand la colonie ne répond plus, les militaires se rendent sur place. Ripley accepte de les accompagner, espérant ainsi parvenir à retrouver le sommeil, certaine que la menace est éliminée. Bien entendu, cela ne se passera pas comme prévu.

Aliens opte donc pour un schéma plus proche de Predator – il y a surement une bonne ironie ici – avec son groupe de militaires grandes-gueules et surarmés qui s’aventurent sur le territoire de l’ennemi bien souvent invisible et supérieur sur beaucoup de points. Enfin, ça, c’est pour la première partie, la suite prendra une approche légèrement différente, mais jouant à merveille sur l’aspect terrifiant de ses créatures qui parviennent à attaquer en masse et à arriver sur leurs cibles de la manière la plus furtive qui soit.

Cameron parvient ainsi à créer un climat de tension qui sera constant durant les 3 derniers quarts d’heures. Au milieu, il construit une histoire qui nous ressort l’aspect critique de la corporation qui voit profit avant humain. C’est un thème qui avait déjà été exploité durant le premier film et qui est ici personnifié par un Paul Reiser vicieux et ambitieux, malgré les apparences.

Quoi qu’il en soit, Ripley est sortie grandie du premier film et parvient à mener de front le second, confortant ainsi la stature du personnage, et donnant à Sigourney Weaver l’opportunité de réellement s’imposer.

Aliens est une combinaison très bien maitrisée de Science-fiction, d’action, et d’horreur. Son plus gros défaut vient de ses personnages secondaires qui cabotinent un peu trop, voir beaucoup trop dans le cas de Bill Paxton. On trouve là un reflet d’un certain cinéma testostéroné des ‘80s qui aujourd’hui sonne trop caricatural. Les ravages du temps sont aussi visibles sur les effets spéciaux. Si les créatures sont irréprochables, la navette qui emmène l’équipage sur la planète est juste horrible, entre autres choses. Il ne faut cependant pas trop en tenir rigueur.

Pour finir, je signale que deux versions des films sont disponibles dans le coffret Alien Quadrilogy et que je regarde les versions cinéma, et non les Director’s Cut. Et pour rappel, ce film fait partie du top 250 imdb.

Réalisateur & scénariste : James Cameron.
Casting : Sigourney Weaver, Carrie Henn, Michael Biehn, Lance Henriksen, William Hope, Paul Reiser, Bill Paxton, Jenette Goldstein, Al Matthews, Mark Rolston, Ricco Ross, Colette Hiller.