Alphabet cinématographique : I comme… Indie Movies

vendredi 30 août 2013 à 9:51

Living in Oblivion (1995)

Le cinéma indépendant n’est pas, comme certains tendent parfois à la laisser croire, un genre à part. Non, c’est globalement tout le cinéma qui n’est pas produit par les grands studios. L’indépendance est toutefois relative de nos jours, les différentes branches de financements des majors pouvant aussi s’étendre du côté de filières spécialisées dans la production de films indé.

Quoi qu’il en soit, il y a également une sorte de philosophie qui accompagne ces productions. Les limitations de moyens financiers encourageants la réalisation de longs-métrages surtout orientés sur l’humain, si je puis dire. On trouve cependant de tous, du film de science-fiction au mélodrame historique.

Clerks. (1994)

Ces dernières années, avec l’évolution des filières de distributions et la diminution des coûts de production, c’est une branche de l’industrie qui s’est développée de façon notable, mais je ne pense pas que ce soit nécessairement pour le meilleur. Il y a dix ans, les films indé qui sortaient du lot avaient la plupart du temps quelque chose qui les rendait uniques, souvent au-dessus de la moyenne. Que ce soit dans les performances des acteurs, la qualité d’écriture ou la réalisation, le cinéma indépendant donnait jour à moins de films, mais je pense qu’ils étaient en moyenne meilleurs. C’est en tout cas mon opinion.

Parmi mes longs-métrages préférés, on trouve notamment Donnie Darko, Sideways et Memento, trois films indépendants de ce début de siècle que je recommande fortement à tout le monde. Je ne pense pas qu’un film est meilleur parce qu’il est indépendant, mais j’aime m’éloigner régulièrement des grosses et même moyennes productions pour découvrir des choses différentes et, si possible, rafraichissantes, ce que le cinéma indépendant m’a apporté jusque-là. C’est simplement un autre univers cinématographique.