Avatar (2009)

samedi 13 février 2010 à 18:34

Résumé : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…

Tout d’abord, je n’ai pas eu les honneurs du 3D, de m’en prendre plein la vue et d’avoir mal à la tête. C’est donc le film dans son plus simple appareil que j’ai vu.

Cela se ressent d’ailleurs pas mal au tout début, les plans étant clairement conçu dans un but 3D et c’est assez agaçant, car pas des plus agréables. Après cela, il faut se faire au monde de Pandora, qui donne au départ l’impression qu’on se retrouve en plein jeu vidéo.

Passé cela, tout le monde connait l’histoire d’Avatar (dans son intégralité), simplement car les grandes lignes (toutes!) nous ont été fourni et que le classicisme de l’intrigue permet de boucher les trous. Le tout est là pour enrober vulgairement un message écologique très mal mis en scène et déjà totalement épuisé. Pourquoi ? Pour le classicisme, qui au delà du scénario s’incarne avant tout par le peuple de Pandora, les Na’vi. Je ne sais pas qui a décidé qu’il devait exister un cliché de l’espèce en harmonie avec la nature, mais en tout cas, Avatar respecte les codes à merveille. Ils portent peu de vêtements, pratiquent quelques peu le mysticisme, nous parlent de communion avec la nature, ont de grands espaces à portée de mains, chevauchent des sortes de chevaux et ont aussi d’énormes pseudo-ptérosaures pour voler. Désolée du parallèle craignos que j’ai fait, mais j’ai pensé à Dinotopia. Oui, on peut mieux faire comme référence, mais cela démontre assez bien l’absence d’originalité ambiante.

Tout ceci sert donc à nous dire qu’il faut préserver Dame Nature (en évitant de se questionner sur ce qu’on aurait pu faire pour l’environnement avec 300 millions) sans aucun rebondissement inattendu et avec des développements relationnels trop basique. Mais bon, ceci n’est rien comparé à la chanson de fin, totalement ignoble.

Pour finir sur une note positive, Avatar sans 3D, malgré sa longueur, passe comme une lettre à la poste. Le cerveau en stand-by, cela a le mérite de ne pas être prise de tête.

Réalisateur et Scénariste : James Cameron.
Casting : Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi, Joel David Moore, Peter Mensah, Wes Studi, Laz Alonso, Joel Moore, Matt Gerald, CCH Pounder, Stephen Lang.