Battleship (2012)

lundi 13 août 2012 à 9:43

Pour Hollywood, tous les moyens sont bons pour tenter de se faire de l’argent et un film comme Battleship est là pour le prouver. Un Transformers ne pouvant pas sortir tous les ans, quelqu’un a donc pensé que bataille navale, le jeu de société Hasbro, pourrait potentiellement donner le jour à une franchise de films rentable. Franchement, il fallait y penser, et mieux que cela encore, il fallait parvenir à donner le jour à un blockbuster qui est, comble de tout, bourré de références au jeu !

Sur ce point-là, j’avoue que je n’en suis pas revenue, les scénaristes Jon et Erich Hoeber et le réalisateur Peter Berg ont été plutôt inspirés au vu du matériel qu’ils avaient. Bien entendu, il y a des limites à ce qu’on peut faire et sûrement consciente de cela, l’équipe a donc tenté de donner le jour à un film un minimum crédible, mais qui sait aussi quand il va dans les excès – la musique le soulignant régulièrement. D’ailleurs, la bande originale est signée Steve Jablonsky (l’homme derrière celle de Transformers), et j’ai trouvé qu’elle était pas mal du tout.

Battleship commence donc avec la NASA qui envoie un signal dans l’espace pour les aliens et contre toute attente, ces derniers vont venir sur Terre et ils sont peu intentionnés. Ils vont aussi faire connaissance avec la Navy qui était justement en plein entrainement près d’Hawaii, là où 4 des vaisseaux aliens ont atterri.

Avec Peter Berg derrière la caméra, on pouvait craindre que soit un peu agité alors qu’il va en fait délivrer de longs plans pour être certain que l’on saisisse bien ce qui est en action. Les responsables SFX sont à l’honneur, car tout leur travail est parfaitement mis en valeur. Il y a quelques ralentis dispensables, mais comme il n’en abuse pas, c’est peu gênant. Il y a par contre des ratés au niveau du montage qui laissent perplexe et qui laissent à un certain niveau supposer qu’il y avait la volonté de ne pas aller au-delà des 2 heures.

Le film dégage une certaine énergie que l’on peut en partie attribuer à son casting. Taylor Kitsch y tient le premier rôle, celui d’Alex, un jeune lieutenant tête brûlée qui va devoir prendre ses responsabilités. Pour les fans de Friday Night Lights, on retrouve aussi Jesse Plemons qui fait plus que ce je m’attendais et qui parait clairement être venu juste pour le fun. Par contre, Liam Neeson se tourne majoritairement les pouces, venant jouer l’amiral et père bad-ass de Brooklyn Decker – l’intérêt amoureux d’Alex.

Si Battleship fait preuve d’originalité à un certain niveau, il assume aussi (même un peu trop) sa vocation de blockbuster estival avec un scénario bateau bourré de clichés, qui fournit humour (de base), héroïsme et patriotisme. Il n’y a vraiment pas tromperie sur la marchandise, et s’il y a quelques coups de mous dont je me serais bien passé, c’était plutôt fun dans l’ensemble.

Réalisateur : Peter Berg ; Scénario : Eric Hoeber et Jon Heober.
Casting : Taylor Kitsch, Liam Neeson, Alexander Skarsgård, Rihanna, Brooklyn Decker, Hamish Linklater, Jesse Plemons, John Tui, Gregory D. Gadson, Tadanobu Asano