Beetlejuice (1988)

mercredi 21 septembre 2011 à 23:14

J’étais partie pour un film avec Michael Keaton, mais comme je n’avais pas vraiment préparé mon coup, j’ai dû faire face au fait que je n’avais pas le long-métrage en question sous la main. J’ai donc tourné mon choix vers un autre film avec l’acteur que je n’avais toujours pas vu : Beetlejuice.

Geena Davis et Alec Baldwin incarnent donc les Maitland, un gentil couple qui va trouver la mort par accident. Ils se retrouvent alors coincés dans leur demeure qu’ils ne peuvent pas quitter. Tout irait bien si une autre famille n’avait pas acheté les lieux et ne venait pas s’y installer. Les Maitland sont de piètres fantômes qui n’arrivent pas vraiment à effrayer les nouveaux propriétaires qui ne les voient pas. Seule Lidya leur fille à l’esprit ouvert à toutes choses étranges, ce qui lui permet de les voir.

Dans tout cela, où est Beetlejuice, ou plutôt Betelgeuse ? Le personnage iconographique incarne l’antagoniste du long-métrage, mais il faut bien avouer que sa présence reste quand même assez réduite. Les Maitland, incapables de faire leur boulot de fantômes convenablement, vont finir par faire appel à ses services pour rapidement se rendre compte de leur erreur.  Betelgeuse est obstiné, et même s’il se voit rejeté, il est bien décidé à tenter sa chance et à forcer la main aux gens pour qu’il puisse agir.

Le personnage est donc en complète opposition avec les Maitland, que ce soit physique ou psychologique. Betelgeuse s’inscrit dans la représentation gothico-humoristique de la mort, un univers plutôt riche, mais pas aussi présent que je l’avais imaginé. La faute en partie au dessin animé qui, question de l’histoire, n’a strictement rien à voir. Michael Keaton est en tout cas excellent et difficilement reconnaissable par moment. Je trouve en tout cas dommage qu’il a si peu de scènes.

L’ensemble possède en tout cas une véritable vibe ‘80s, il est difficile de l’enlever de son époque, que ce soit dans le style ou dans le comportement de ses personnages – voire dans la gentille conclusion finale. Avec le temps, et sans l’avoir vu, j’étais principalement familière avec son code visuel – que symbolise Betelgeuse – qui vit quelque peu en parallèle avec le reste de l’histoire. C’est sympathique, mais cela m’a donné la sensation d’un concept en partie inséré dans une autre idée et que le tout n’a pas totalement réussi à s’accorder.

Réalisateur : Tim Burton ; scénaristes : Michael McDowell, Warren Skaaren
Starring : Michael Keaton, Alec Baldwin, Geena Davis, Winona Ryder, Catherine O’Hara, Jeffrey Jones, Glenn Shadix, Sylvia Sidney.