Sorti en 1995, Microserfs est le quatrième roman de Douglas Coupland. C’est l’histoire de Dan et de ses amis, employés chez Microsoft en 1993, et qui vont quitter l’entreprise pour s’installer dans la Silicon Valley et développer leur projet.
Microserfs est, en quelque sorte, l’ancêtre de JPod. Enfin, “en quelque sorte”, totalement plutôt. On se retrouve en 1993 avec un groupe d’amis tous plus geeks les uns que les autres. Attention, je ne parle pas “geek” contemporain et populaire, je parle de développeur qui passe leur vie dans leur machine, qui font des blagues sur Pentium qui philosophent sur l’adaptabilité du concept de vie Trekkien à notre civilisation, qui n’ont tout bonnement pas de vie, qui font des références obscures et qui tripent sur tout et n’importe quoi. Des vrais geeks quoi.
Ayant grandit dans les années 90 avec la fascination de la Silicon Valley et le culte Bill Gates (c’était ça d’avoir le nez dans un PC avant la démocratisation d’internet), je n’ai pas eu de mal à saisir l’environnement, les références technologiques, ainsi que les codes qui régissent le monde du groupe d’amis que l’on suit. Je pense que ceux qui n’ont pas connu Apple à l’époque de sa chute ne saisiront pas tout. Enfin, c’est mon avis.
En tout cas, la “Valley” était en expansion et le concept de “Start Up” en pleine émergence. Mais tout débute donc à Microsoft, histoire de nous parler de cette culture bien particulière, pour mieux montrer par la suite que l’esprit “campus” que ce soit à Redmond où dans la Valley, c’est la même chose : un moyen de pousser des jeunes pleins de rêves à consacrer leur vie à une entreprise sans qu’ils ne se rendent compte de ce qu’ils font. D’où le “Serf“.
Les protagonistes ont conscience d’être des total no-life, mais une fois seuls, sans un sou, ils continuent à travailler nuit et jour pour un rêve qui est le leur, même s’ils vénèrent toujours Bill. Finalement, une fois au bout du livre on se rend compte qu’il s’agissait avant tout d’une histoire de quête identitaire individuelle.
Dans la forme, le livre est en fait le journal que tient Dan, et l’on suit l’histoire de son point de vu unique. L’ensemble se révèle moins excentrique et aventureux que jPod, mais les personnages sont suffisamment intéressants pour qu’on s’y attache. En fait, c’est le genre d’ouvrage qui n’a pas réellement de fin et que l’on aimerait qu’il ne s’arrête pas, car la conclusion n’en est pas une, vu que leur vie continue, comme avant.
En tout cas, j’ai beaucoup aimé. Maintenant, j’ai un autre Coupland à lire durant l’été, mais je vous parlerais certainement de BDs avant d’en arriver là.
Sorti en 1995,
Microserfs est le quatrième roman de
Douglas Coupland. C’est l’histoire de
Dan et de ses amis, employés chez
Microsoft en 1993, et qui vont quitter l’entreprise pour s’installer dans la
Silicon Valley et développer leur projet.
Microserfs est, en quelque sorte, l’ancêtre de JPod. Enfin, “en quelque sorte”, totalement plutôt. On se retrouve en 1993 avec un groupe d’amis tous plus geeks les uns que les autres. Attention, je ne parle pas “geek” contemporain et populaire, je parle de développeur qui passe leur vie dans leur machine, qui font des blagues sur Pentium qui philosophent sur l’adaptabilité du concept de vie Trekkien à notre civilisation, qui n’ont tout bonnement pas de vie, qui font des références obscures et qui tripent sur tout et n’importe quoi. Des vrais geeks quoi.
Ayant grandit dans les années 90 avec la fascination de la Silicon Valley et le culte Bill Gates (c’était ça d’avoir le nez dans un PC avant la démocratisation d’internet), je n’ai pas eu de mal à saisir l’environnement, les références technologiques, ainsi que les codes qui régissent le monde du groupe d’amis que l’on suit. Je pense que ceux qui n’ont pas connu Apple à l’époque de sa chute ne saisiront pas tout. Enfin, c’est mon avis.
En tout cas, la “Valley” était en expansion et le concept de “Start Up” en pleine émergence. Mais tout débute donc à Microsoft, histoire de nous parler de cette culture bien particulière, pour mieux montrer par la suite que l’esprit “campus” que ce soit à Redmond où dans la Valley, c’est la même chose : un moyen de pousser des jeunes pleins de rêves à consacrer leur vie à une entreprise sans qu’ils ne se rendent compte de ce qu’ils font. D’où le “Serf“.
Les protagonistes ont conscience d’être des total no-life, mais une fois seuls, sans un sou, ils continuent à travailler nuit et jour pour un rêve qui est le leur, même s’ils vénèrent toujours Bill. Finalement, une fois au bout du livre on se rend compte qu’il s’agissait avant tout d’une histoire de quête identitaire individuelle.
Dans la forme, le livre est en fait le journal que tient Dan, et l’on suit l’histoire de son point de vu unique. L’ensemble se révèle moins excentrique et aventureux que jPod, mais les personnages sont suffisamment intéressants pour qu’on s’y attache. En fait, c’est le genre d’ouvrage qui n’a pas réellement de fin et que l’on aimerait qu’il ne s’arrête pas, car la conclusion n’en est pas une, vu que leur vie continue, comme avant.
En tout cas, j’ai beaucoup aimé. Maintenant, j’ai un autre Coupland à lire durant l’été, mais je vous parlerais certainement de BDs avant d’en arriver là.