Docurama

What Would Jesus Buy ?

dimanche 14 décembre 2008 à 18:32

What Would Jesus Buy ?

J’ai ce documentaire en stock, mais je n’ai pas été motivé plus que cela pour le regarder, jusqu’à maintenant. Il faut dire que c’est la période. On y suit le révérend Billy de l’église du Stop Shopping qui fait une tournée des États-Unis avec ses fidèles pour prêcher le non-consumérisme de Noël. Oui, ça ne s’invente pas.

Bref, c’est un doc de l’année dernière, je n’ai donc qu’un an de retard. Il s’agit d’une production Morgan Spurlock, mais on ne va pas trop y retrouver sa touche. Le problème majeur du film, c’est qu’il n’y a finalement pas grand-chose à dire. Enfin, il faut croire, car je me suis rapidement ennuyé. Au début on a pas mal d’info sur les habitudes de consommation des Américains pour Noël, mais après on suit principalement le brave Billy dans sa tournée. C’est répétitif et vain. J’ai du complètement décroché à la moitié, pour allez sur internet, lire mes mails et charger mon agrégateur de flux RSS. Passionnant donc.

Je pense qu’en se focalisant moins sur les actions du révérend et plus sur les excès des Américains dans le domaine, ça aurait eu de l’intérêt. Genre, suivre une famille moyenne, parler plus de toutes les dépenses. Il est abordé le sujet des endettements et de l’abus de crédits, mais comme le reste, ce n’est pas véritablement approfondi.

C’est fortement dispensable, dommage, car il y avait un bon sujet à la base. Le pire de tout étant que le révérend Billy ne donne aucune crédibilité à son message et semble presque en avoir conscience, bien qu’il se batte pour le faire passer. Il brasse de l’air sans se rendre compte que sa mise en scène n’aide pas du tout son mouvement.

Bref, je m’arrête là, moi, pour Noël, j’ai fait ce qu’il a dit, mais je n’ai pas eu besoin qu’on me chante des chansons là-dessus, j’ai réduit les dépenses tout seul, comme un grand.

D

The Man Who Souled The World

samedi 29 novembre 2008 à 18:46

The Man Who Souled The World

The Man Who Souled The World, c’est un documentaire. Le sujet de ce dernier est Steve Rocco, l’homme qui révolutionna l’industrie du skateboard.

J’ai découvert ce doc via sa bande-annonce, donc je savais un peu de quoi ça parlais, mais je ne suis pas super calé sur le sujet, bien que connaissant une bonne partie des protagonistes du documentaire. Bref, on commence fin des 80’s et on couvre les 90’s, voir le début des années 2000, même si temporellement parlant, c’est difficile à définir.

Tout tourne autour de Steve Rocco de ce qu’il a fait, mais surtout de la manière dont les gens autour de lui vécurent toute cette période. là où le documentaire échoue clairement, c’est à donner une impression de concret, car il est clair que ceux qui interviennent savent de quoi ils parlent, mais quand on n’a pas grandit dans le milieu, il est difficile de vraiment saisir de quels types de choses ils sont en train de parler. Ce n’est pas continue, mais par moment, certaines interventions reste flou, car on parle d’une entreprise qui vend visiblement du skate, on parle des artistes qui sont dedans, des skaters qui font la promotions, mais le produit final, et bien, on le perçoit comme un concept. C’est un peu comme si on n’abordait que l’aval, l’aspect créatif qui précède une création dont on ne verra jamais l’aboutissement.

Ce qui a donc plus d’intérêt ici, c’est l’aspect relationnel et la description de la conjoncture dans laquelle tout s’est passé. On a pas mal de vidéos d’archives à se mettre sous la dents, une grosse partie signé Spike Jonze, c’est inévitable, mais lui, il n’interviens pas et c’est dommage. On va croiser des skaters de l’époque comme Mike Vallely ou Jason Lee, mais également Rick Kosick, Jeff Tremaine ou encore Sean Cliver, vu que ça parle également de Big Brother.

Bref, c’est un documentaire pour initié et c’est un peu dommage.

C+

La bande-annonce:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=3UxUbq0_Rqw]

Frag

samedi 08 novembre 2008 à 18:54

frag

Frag est un documentaire sur le monde des pro-gamers, ou, en français, des joueurs professionnels de Jeux Video. Ce n’est pas le premier que je vois sur le sujet, avant que Game One ne devienne la succursale de MTV et que je déménage, perdant la tv câblée au passage, je regardais pas mal les docs de la chaine et, occasionnellement, ils en consacraient quelques-uns à certaines compétitions ou tout simplement pour parler des joueurs.

Bref, là, c’est toute autre chose, même si le début est un historique presque un « rappel » pour ceux qui connaissent un peu et qui on vu le doc The King Of Kong. Ce n’est donc pas très passionnant. On enchaîne ensuite rapidement sur ce qui est vraiment intéressant, la vie des joueurs. Qu’est-ce que c’est ? Cette partie est ce qui ressemble le plus aux Doc Game One. Ce qui suit est enfin intéressant. En gros, l’envers du décor.

Entre les difficultés avec la famille, les problèmes financiers, la malhonnêteté des sponsors et organisateurs de tournoi, les dérives provoquées par le style de vie et l’exploitation faite des joueurs, on fait le tour de ce qui n’est jamais véritablement raconté.

Loin de l’image idyllique de la vie de Gamers vivant de sa passion, on a le droit à un inventaire des épreuves auxquelles sont confrontés ceux qui ont le plus de courage et surtout de volonté. On voit particulièrement le cas de quelques joueurs, dont Rafik qui est devenu SDF, squattant sans cesse chez d’autres gamers, n’ayant plus un sou, tout ça pour y arriver, et il semble qu’aujourd’hui, il ait accomplit son rêve, mais peu on sa ténacité et sa volonté, beaucoup se retrouve vite à court d’argent, car les prix qu’ils remportent sont payés un an après, s’ils sont payés.

Bref, ça remet les choses en place et ça tue un peu le rêve. Espérons que le film réussisse à atteindre son public de façon à aider ceux qui veulent se lancer dans ce type de carrière. Ce qui est bien, c’est qu’il y a quand même de bons côtés de montrés, même s’ils ne sont finalement pas nombreux, ils restent capitaux.

B+

Man On Wire

vendredi 07 novembre 2008 à 10:44

man on wire

Ce soir, j’ai vu le meilleur film de tous les temps, selon Rotten Tomatoes. Depuis longtemps, celui qui tenait fermement la tête du classement était Toy Story II, mais depuis le 30 octobre, il s’agit de ce documentaire sur le funambule français qui marcha entre les deux tours du World Trade Center.

Pour être clair dès le départ, je ne suis pas aussi enthousiasmé que les gens qui ont noté le film sur Rotten. En fait, je pense que c’est l’amour que porte Philippe Petit aux deux tours qui a enchanté les américains toujours en deuil. Certes, c’est un bon documentaire, bien fait avec une musique que j’ai trouvé vraiment excellente.

En gros, Philippe Petit a un jour découvert qu’il allait y avoir deux tours géantes à NY. A l’époque, elle n’étaient pas construites, mais depuis ce moment, il était obsédé par elle. Lui son truc, c’est de marché sur un cable et quand la construction fut terminée, il était bien décidé à marcher sur son fil, entre les tours. C’était en 1974.

On suit l’aventure comme s’il s’agissait de la préparation d’un casse, car c’est ainsi que Philip et ses amis le voyait. Il faut dire que c’était illégale, qu’ils n’avaient pas le droit d’être dans les tours qui n’étaient pas encore ouverte au public.

Bref, j’ai eu un peu de mal à accrocher au sujet, aux protagonistes. Phillip et surtout, oui surtout son amie de l’époque, Annie, ont un sens un peu trop prononcé de la théatralisation. Elle est tout bonnement insupportable, comme si l’emphase était tout ce qu’elle pouvait pratiquer. Le truc c’est que c’est un doc anglais et donc, quand elle parle, c’est sous-titré. Pour les ricains, ça n’a pas dû faire la même impression. Quand à Philip, son accent français et son anglais imparfait lui donne un côté assez sympathique qui excuse le surplus de mise en scène.

Le montage du film est très bien pensé. Il y a beaucoup d’images de l’époque ce qui permet quand même de bien tout suivre. Malgré ça, donc, je ne me suis pas retrouvé happé par l’image ou par la passion pour ce que je voyais. Beaucoup de documentaires m’ont fait plus d’effets que celui-là, donc c’est quand même une déception, même si je reconnais les qualités cinématographiques de l’oeuvre.

B

Mon Jules Verne (2005) (TV)

lundi 27 octobre 2008 à 18:51

Mon Jules Verne (2005) (TV) Mon Jules Verne (2005) (TV)
Résumé : Mon Jules Verne présente à travers la vision du réalisateur Patricio Guzman, des explorateurs d’aujourd’hui suivant les traces de certains personnages de Jules Verne. Ainsi, Hubert Reeves, Laurence de La Ferrière, Hubert Falco et d’autres nous convient à l’exploration de l’Antarctique, des entrailles de la terre, des océans et du ciel.

Il y a de cela maintenant un moment, j’ai regardé un documentaire que j’avais pour une raison obscure (ce genre de choses arrive bien trop souvent) : Mon Jules Verne. La soirée était bien avancée, et il durait une heure, alors j’ai opté pour son visionnage ce soir-là.

Je n’en ai pas parlé avant, car à vrai dire, il n’y a pas grand-chose à en dire. Malgré sa courte durée, cela se révèle assez ennuyeux. Le ton est monotone, et le tout se joue sur l’intérêt que l’on peut porter aux intervenants. Chacun a un métier assez particulier, lié à l’univers de l’auteur, et on a alors droit à l’influence des écrits sur leur personne, et la représentation de leur profession. Ce n’est pas qu’ils n’ont pas des choses intéressantes à dire, à vrai dire, pour certains, c’est tout l’inverse, mais la façon d’aborder le problème limite vite, et en fait, le réalisateur/narrateur Patricio Guzman nous a pondu un documentaire dans les règles de l’art français, si je puis dire, c’est-à-dire avec l’intervention d’une voix off qui donne envie de dormir et aucune maitrise du rythme.

Je ne vais pas m’étaler plus que cela, car je n’ai pas du tout été convaincue, et cela ne m’a pas donné envie de me plonger dans les livres de Verne. Je pense que c’est une preuve que ce documentaire n’a pas réussi sa mission.

Passez votre chemin.

Slacker Uprising

mardi 14 octobre 2008 à 22:53

Slacker Uprising

Slacker Uprising est le dernier documentaire de Michael Moore, vous savez, celui qui est gratuit. Enfin, oui, enfin! Michael Moore fait un film sur lui. Pour être précis, nous suivons Michael durant son Slacker Uprising Tour qui précèda les élections de 2004. Ce qui m’a toujours dérangé avec lui, c’est que ses films me donnent toujours l’impression d’être légèrement manipulé. Il laisse la voix adverse s’exprimer suffisament pour que l’on ne puisse pas lui reprocher de ne pas le faire, mais bon, il est tellement engagé qu’il n’arrive pas à prendre du recul. Sachant ça, on ne peut pas reprocher à ce film de suivre la même route.

Donc, Michael nous a concocté un film qui parle de la campagne 2004, mais qui est suffisament bien monté pour que l’on puisse oublier la date et avoir l’impression qu’il s’agit de 2008. Les thèmes des deux campagnes étaient assez semblables, jusqu’à ce que la crise économique ne devienne le problème principale de la planète.

On a donc éxactement ce que l’on pouvait attendre du réalisateur que l’on soit fan ou pas, on ne peut pas être surpris et c’est ça le principal problème, car ça finit par devenir assez plat. Le montage est parfaitement maitrisé, les qualités cinématographiques sont là, mais bon, voilà, ça n’est pas captivant.

Ce qui aurait été bien, c’est que Moore se concentre moins sur lui, qu’il ne se mette pas autant dans le rôle de la victime. C’est sur, le film est sur lui, mais c’est aussi sur une campagne qui fut perdu pour les démocrates et, à part quelques scènes au départ, la raison de cette défaite n’est pas approfondie. C’est là dessus qu’il aurait dû s’arrêter, pas sur sa propre personne délivrant en continue le même message.

Heureusement, durant certains meetings, nous avons droit à d’autres guests. Le meilleur étant bien entendu la petit pause musicale d’Eddie Vedder, enfin, je n’aurais pas dit le contraire comme vous vous en doutez.

Vous l’aurez compris, c’est gratuit, alors il n’y a pas de raisons de se priver, mais ça manque quand même pas mal d’intérêt. En s’arrêtant après le premier discours, on a presque tout entendu. Le reste, on va dire que c’est une compilation d’anecdotes. Certaines sont bonnes, d’autres moins.

C

Where in the world is Osama bin Laden ?

mardi 23 septembre 2008 à 23:04

Where in the world is Osama bin Laden ?

Le docu de la semaine est le dernier Morgan Spurlock, Where in the world is Osama bin Laden ? qui suit donc la poursuite que Morgan entreprend après que sa femme soit tombé enceinte afin de rendre le monde plus sûr pour son enfant. Bien entendu, connaissant le réalisateur, tout ceci n’est qu’un prétexte, une théatralisation que je trouve un peu inutile, mais qui lui permet de parler de lui, car bon, il aime bien ça.

Je pense que ce film s’adresse avant tout au public américain, car il apparaît assez rapidement que le but du doc n’est pas de trouver Ben Laden, mais de montrer ce qu’il en est vraiment de la situation dans les pays qui sont présentés aux USA comme des nids à terroristes.

Contrairement à un documentaire de Michael Moore, ce que j’aime avec le style Spurlock, c’est que l’on sent que le gars il ne veut pas cacher son opinion derrière les images, ou utiliser ses dernières pour délivrer un message qu’il peut donner oralement. C’est quand même orienté, mais il est appréciable de voir que parmi les 800 heures de films qu’il a tourné, il a choisit de montrer des choses qui ne sont pas forcément glorieuses pour tout le monde. Il parle à des extrêmistes dans tous les camps comme il dialogue avec des gens qui ne veulent qu’une chose, c’est qu’on leur fiche la paix. Le tout sans jamais trop pousser. Les questions sont directes et ne servent que rarement à orienter les questions.

Bref, il a fait un bon boulot en sachant ne pas abuser de clichés. Ce n’est pas parfait non plus, car c’est quand même un peu naïf, mais encore une fois, il s’adresse au public américain qui, comme on s’en doute, n’est pas globalement au fait de la réalité, bien au contraire. Il semble assez clair que Spurlock veux montrer ce qu’il considère comme n’étant pas ce que la télévision montre. Il le sait surement très bien, et on se doute que les chianes d’infos ne vont pas diffuser ce que lui montre. C’est pareil pour la France, mais je pense quand même être assez au fait de la réalité de la vie dans ses pays. Je dis ça, mais c’est peut-être parce que je lis le National Géographique qui y consacre pas mal de reportages, mais tout le monde ne s’intéresse pas, donc ça peut aussi servir dans notre pays.

Pour finir, malgré toutes ses qualités, je n’ai pas été super captivé par le film. Le sujet surement. Je me reverrais bien Supersize Me par contre, car je l’avais vraiment trouvé excellent.

B+

Bomb It!

mercredi 17 septembre 2008 à 23:53

Bomb It!

Le documentaire de la semaine, car bon, en ce moment, c’est presque un par semaine, c’est Bomb It!

Comme le titre vous l’a fait comprendre, nous allons parler grafitti. Ici, on est dans le genre rétrospectif. En gros, on retrace l’histoire et l’évolution des arts graphiques à coup de bombes de peinture, de l’origine à sa perception contemporaine, et ce, mondialement.

On débute à New York et on fait le tour de quelques capitales, dont Paris où une espèce d’artiste bobo conceptualise de manière prétentieuse sur son travail. Dans les autres pays, c’est plus intéressant, rassurez-vous.

Je dois avouer que même si le sujet m’intéresse, pas que je pratique, mais l’art urbain m’a toujours plus parlé que la peinture exposée dans les musées, et bien, j’ai eu un peu de mal à entrer dans le film.

On peut reconnaitre que le réalisateur ne prend pas explicitement parti, montrant le côté nuisible et illégale qui dérive d’une certaine pratique de cet « art » qui, dans ce cas, n’est plus trop artistique pour les gens qui doivent faire le ménage. Le truc, c’est que pour certain, c’est vraiment un art, et même plus, une philosophie, une façon de vivre de s’exprimer, mais pour d’autre, c’est juste une question de marquage de territoire.

On en apprend, mais j’aurais bien aimé que le film s’attarde sur les réalisations plus que sur les motivations des tagueurs.

J’ai déjà vu des docs sur ce type de pratiques et je les avais trouvé plus passionnant, car s’intéressant vraiment à un groupe réduit d’artistes qui expliquaient vraiment leur passion, leurs techniques et inspirations, alors que Bomb it! fait plus une analyse d’un courant.

Malgré le fait que je n’ai pas été super captivé, le film a des qualités cinématographiques indéniables et est très bien documenté. Il vaut le coup d’œil si le sujet intéresse, il manque juste un peu de passion à mon gout.

B-

Happy Valley

mardi 09 septembre 2008 à 19:01

Happy Valley

Dans le but de poster un peu plus régulièrement, j’ai décidé de moins grouper les posts sur les films que je regarde.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un documentaire appelé Happy Valley. Cela se passe dans l’Utah, ce pays merveilleux entre montages et lacs où les gens sont bons, blah blah blah. L’Utah c’est merveilleux en apparence, car une fois que l’on regarde les chiffres, on peut dire que la vie est moins rose entre les records de consommations de drogues, de dépressions et suicides, ce n’est pas la fête.

Bref, Happy Valley va nous emmener dans la vie de gens qui vivent dans cet état américain, et qui souffre, ou ont souffert directement ou indirectement de la drogue. C’est fait par Ron Williams qui se présente au début, mais dont on découvre la véritable implication qu’à la moitié du film. Il se trouve que la majorité des histoires racontées durant le métrage l’ont touché lui, via sa famille ou ses amis. Il y a donc un côté assez personnel qui permet au documentaire de ne pas sombrer dans la facilité. Certes c’est par moment assez dur, c’est émotionnel, mais il y a aussi un peu d’humour et beaucoup d’honnêteté.

Parmi les participants, on a la famille d’enfant mort de la drogue, mais aussi un jeune qui a failli y passer, d’autres qui finissent par entrer en cure de désintoxication, et même un homme gros consommateur qui accepte de montrer ce qu’est devenu sa vie à cause de ses addictions pour tenter de décourager les gens de se droguer.

Le point faible se trouve dans le traitement de l’origine de tout ça. C’est abordé, mais pas développé, et c’est dommage, car si l’Utah est à ce point touché, c’est qu’il doit y avoir des facteurs majeurs qui en sont à l’origine.

Happy Valley n’est pas le doc le mieux réalisé qui soit, parfois – rarement – c’est un peu poussif, mais c’est honnête avec comme seule prétention d’aider les gens. Ron Williams, le réalisateur est très impliqué dans le sujet et fait des conférences et autres, à voir sur son site.

B+

The 11th Hour / La 11e Heure, le dernier virage (2007)

jeudi 03 juillet 2008 à 13:15

The 11th Hour / La 11e Heure, le dernier virage (2007)

Résumé : Un regard sur l’état de l’environnement et des solutions pour tenter de restaurer l’écosystème planétaire, à travers des rencontres avec une cinquantaine de scientifiques, intellectuels et leaders politiques.

It was boring. Fin de la critique. Non, je déconne. Enfin pas totalement, mais je ne vais pas écrire qu’une ligne.
Alors, voilà, Leo, il s’est donné la peine de nous faire un documentaire écologique. Et comme l’a dit une de mes amies quand je l’ai informé que c’était mauvais : ‘C’est un documentaire’. Quelle évidence. Oui, il y a encore des gens dans ce bas monde qui trouvent les documentaires inutiles. Pas moi.

Ici, on nous prend par la main. Totalement. Genre, tu ne sors pas de chez toi, tu ne comprend pas ce qui se passe, il est temps que quelqu’un te l’explique. Je suis assez au courant de ce qui se déroule dans le monde sur le plan écologique, je lis le National Geographic mouah, non mais oh ! Je ne connais pas le niveau des Américains sur la question, mais il est évident que ce documentaire nous prouve que même si Bush s’est donné la peine de créer la plus grande réserve (et de ne pas baisser sa production de dioxyde de carbone), les Ricains, ils ne sont au courant de rien.

J’ai été particulièrement gênée par les ‘our country’, comme si le monde reposait sur leurs épaules, comme s’il n’y avait qu’un continent. Il n’y a pas qu’eux sur notre belle planète, il ne faudrait pas l’oublier.
La première partie du documentaire nous explique ce qui ne va pas, pourquoi nous devons agir. La seconde entre alors dans la phase des solutions, à grande et petite échelle. Une fois qu’on a convaincu le spectateur que la situation était grave, on lui dit quoi faire. Ce n’est pas franchement plus intéressant, car si vous êtes naturellement intéressé par le sujet, il n’en ressortira rien de bien neuf.

On note que cette aventure se conclut sur du Mogwai. Au moins, la musique n’était pas mal du tout.

Passez votre chemin.

Réalisatrices : Nadia Conners, Leila Conners Petersen; Scénaristes : Nadia Conners, Leonardo DiCaprio, Leila Conners Petersen; Narré par : Leonardo DiCaprio
Intervenants : Leonardo DiCaprio, Stephen Hawking, Thom Hartmann, Mikhail Gorbachev, Sylvia Earle, James Woolsey, Andrew Weil, William McDonough, Paul Hawken, Wangari Maathai, David Suzuki, Andy Lipkis, David Orr, Kenny Ausubel.