Letters from Iwo Jima (2006)A
March 20th, 2010 by Fabien

Résumé :  En 1945, les armées américaine et japonaise s’affrontèrent sur l’île d’Iwo Jima. Quelques décennies plus tard, des centaines de lettres furent extraites de cette terre aride, permettant enfin de donner un nom, un visage, une voix à ces hommes ainsi qu’à leur extraordinaire commandant. Les soldats japonais qu’on envoyait à Iwo Jima savaient que leurs chances de survie étaient quasi nulles. Animé d’une volonté implacable, leur chef, le général Kuribayashi, exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant ainsi la défaite éclair annoncée en 40 jours d’héroïques combats. De nombreux soldats américains et japonais ont perdu la vie à Iwo Jima. Leur sang s’est depuis longtemps perdu dans les profondeurs du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur compassion ont survécu dans ces Lettres.

Plus traditionnelle dans son approche du film de guerre que Flags of our Fathers, Letters from Iwo Jima a aussi pour lui le fait qu’il ne se concentre pas sur les américains venus conquérir et qui repartir vainqueurs, mais sur les japonais qui sont là pour protéger leurs terres et qui ne sont pas repartis en vie.

C’est bien connu, c’est le vainqueur qui écrit l’histoire, du coup, il est assez rare d’avoir droit à deux versions d’une même histoire. Le bon point pour Eastwood est qu’il n’a pas pour autant joué la carte de la culpabilité et qu’il n’est pas tombé dans la complaisance facile. On a donc le droit d’avoir des personnages qui sont traités comme des êtres humains qui diabolisent l’ennemi autant que le camp adverse peut le faire. Ce sont des hommes qui souffrent des décisions de leur hiérarchie et qui savent assez tôt qu’on les a laissés tomber, mais ils ne perdent pas espoir et combattront jusqu’au bout, même si à ce point, ils le font surtout par honneur.

Clint nous immerge dans la culture de guerre japonaise comme il l’aurait fait avec celle des américains et se concentre surtout sur deux hommes dont on a retrouvé les lettres. L’un est un simple soldat, l’autre commande les forces en place. Deux points de vue différents qui permettent de couvrir tout ce qui se passe, et d’offrir ainsi de la fluidité dans la suite des évènements.

Ce n’est donc pas un film de guerre comme tant d’autres, car cela donne l’impression que les rôles sont inversés, mais on conserve quand même un fond qui nous est familier, car peu importe le camp, c’est justement la guerre et les gens meurent pour une cause, peu importe laquelle.

Clint parvient donc à aborder le genre avec une approche différente, tout en réussissant à marquer le film de sa touche personnelle, particulièrement dans son amour de ses personnages et dans l’implication émotionnelle qui en résulte. De ce point-là, Letters from Iwo Jima réussit là où j’avais trouvé que Flags of our Fathers ne fonctionnait pas du tout.

Au final, c’est clairement le meilleur des deux films et il est dommage que sa diffusion fût limitée à cause du fait qu’il soit en japonais.

Réalisateur : Clint Eastwood ; Scénaristes : Iris Yamashita.
Casting : Ken Watanabe, Kazunari Ninomiya, Tsuyoshi Ihara, Ryo Kase, Shido Nakamura, Hiroshi Watanabe, Takumi Bando, Yuki Matsuzaki, Takashi Yamaguchi, Eijiro Ozaki, Nae Yuuki, Nobumasa Sakagami, Akiko Shima, Lucas Elliott & Sonny Saito.

 
Galerie & Affiches : Clash of The Titans
March 20th, 2010 by Carole

Clash of the Titans était un des blockbusters que j’attendais le plus, mais je dois bien avouer que le temps passant, mon enthousiasme a complètement disparu, alors que le film va bientôt sortir au cinéma (le 7 avril chez nous). Enfin, ce n’est pas une raison pour complétement oublier le film, qui a son casting pour maintenir un minimum ma curiosité et mon envie de le voir.

Ainsi, voici une petite galerie du film – mélange de photos du film et du tournage – ainsi que des affiches :

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Whatever We Do (2003)B-
March 19th, 2010 by Carole

Présenté à Sundance en 2003, Whatever We Do est un court-métrage réalisé par Kevin Connolly, d’après le scénario de Nick Cassavetes, avec Robert Downey Jr., Amanda Peet, Tim Roth, et Zooey Deschanel. Oui, rien que cela pour 20 minutes de film, la classe, n’est-ce pas ?

Enfin, c’est l’histoire de trentenaires engagés, dont les plans vont être bousculés par leur ami envahissant et sa petite amie du moment s’invitant chez eux. Du relationnel au programme.

Je m’étais quelque peu intéressée à Whatever We Do, car c’était réalisé par Connolly plus que pour son casting. En tout cas, c’est par lui que j’ai appris l’existence du court, qui est en somme très basique dans son histoire. Le temps faisant, certaines progressions vont très vite, créant une sensation émotionnel à fleur de peau, mais on ne peut pas dire que cela soit ultra marquant. Enfin, Robert Downey Jr. et Tim Roth sont plutôt pas mal, j’ai personnellement trouvé les deux actrices assez transparentes, mais c’est au final plus au sujet des deux hommes et d’une amitié qui peut foutre en l’air votre vie.

Enfin un petit court à visionner plus pour son casting que pour son histoire trop classique à mon goût. Vous pouvez d’ailleurs le voir chez Fox Searchlight.

 
Trailer: Predators
March 19th, 2010 by Fabien

Il y a quelques jours, j’ai vu une petite featurette genre behind the scenes qui annonçait, d’une certaine façon, le lancement de la promotion de Predators. Déjà, je ne pensais pas que le film sortait déjà cet été, ensuite, à ce moment-là, je ne pensais pas non plus qu’on allait avoir un trailer aussi vite. Mais le voilà!

J’adore l’original et même si c’est le seul film en rapport à Predator pour lequel j’ai autant d’estime, je ne suis pas contre d’autres longs métrages qui utilisent le personnage. Même s’ils n’étaient pas terrible, j’ai passé de bons moments devant les Aliens Vs. Predator, mais Predators joue dans une autre cours, car cela se veut comme un revival de la série. C’est un peu étrange, car pour moi, ce trailer me laisse penser que ce n’est juste qu’une nouvelle histoire dans laquelle on réutilise le personnage… En gros, on a un groupe de tueurs, ils sont en forêt et ils servent de gibier à une chasse organisée par des Predators. Bon point quand même, il y a Walton Goggins qui mérite d’avoir une grosse carrière.

 
Ninja Assassin (2009)C-
March 18th, 2010 by Fabien

Résumé : Raizo, jeune ninja orphelin, a été entraîné à tuer par le clan Ozunu. Après l’exécution de son seul ami, Raizo est soudainement en proie au doute, et quitte alors le clan afin de préparer sa vengeance… Des années plus tard, à Berlin, Raizo tombe sur l’agent d’Europol Mika Coretti qui, après avoir levé le voile sur une affaire politique mettant en cause une mystérieuse organisation asiatique, est devenue la cible du clan Ozunu. Traqués, tous deux se lancent dans une dangereuse course-poursuite…

Tout d’abord, je ne sais pas trop pourquoi les américains font des films de ninja. Ce n’est pas comme s’ils avaient une raison valable pour ça… Enfin, ils en ont peut-être, mais ce n’est surement pas motivé par une volonté d’originalité, car ce Ninja Assassin ne fait que recycler le classique « j’ai été élevé pour être un tueur, mais maintenant je combats ceux qui ont fait de moi une machine à tuer et cela ne se terminera que par la mort de mon maitre ». Classique, je disais.

Mais comment en arrivons-nous là ? Et bien, Naomie Harris joue une chercheuse à Europol qui met la main sur les preuves de l’existence d’une secte de tueurs ninjas. S’en suit une histoire de complot qui n’a aucun fondement et qui ne sera jamais expliquée, mais qui sert à mettre ne place des évènements qui sont encore moins logiques et qui finiront par, finalement, nous donner un peu de baston. Certes, il y en a au début et ponctuellement après, mais entre l’histoire de Naomie et la jeunesse de Rain qui nous est racontée à coup de flashbacks et qui est blindée du maximum de clichés possibles, les vrais combats épiques ne démarrent pas tout de suite. Le pire étant que ceux-ci manquent également de logique… Difficile à bien saisir comment.

Enfin bon, les combats sont quand même bien sympa et le film n’est pas avare en membres coupés et en effusion d’hémoglobine. Bien au contraire d’ailleurs ! Ce que je n’ai pas compris, c’est pourquoi Rain était juste plus fort que 15 types réunis qui ont suivi le même entrainement. Je veux bien au un contre un, mais en groupe ! Le seul qui est presque à sa hauteur, c’est Rick Yune. Et pour finir, je n’ai pas saisi à quoi ça servait d’inclure un élément presque fantastique dans la façon dont les Ninjas se déplacent et se soignent sans que ça ne soit justifié.

Bref, le film est bourré d’incohérences et de trous. Malgré ça, une fois que ça démarre, il délivre une bonne dose d’action, de quoi divertir, et c’est suffisamment bien réalisé pour que ça se laisse regarder sans déplaisir. Il suffit juste de ne pas réfléchir, même 2 secondes.

Réalisateur : James McTeigue ; Scénaristes : Matthew Sand, J. Michael Straczynski.
Casting : Rain, Naomie Harris, Ben Miles, Sho Kosugi, Rick Yune, Sung Kang, Randall Duk Kim.

 
Trailers : Four Lions & The Mechanic
March 18th, 2010 by Fabien

Deux trailers aujourd’hui qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre, mais vraiment rien à voir.

Le premier, Four Lions est purement hilarant et parle de musulmans qui veulent devenir des terroristes, mais qui n’ont clairement pas ce qu’il faut. C’est un satire qui vient d’Angleterre, car on s’en doute, ce n’est clairement pas le style américain. A la réalisation, Chris Morris qui a entre autre réalisé la série Nathan Barley (vous pouvez lire une critique sur Critictoo Série !) et qui jouait Denholm Reynholm dans The IT Crowd.

Le second n’a rien d’exceptionnel et je le poste uniquement parce que je me suis dit en le regardant que ça ressemblait au film avec Jan-Michael Vincent que j’ai vu 2-3 fois étant gamin et qu’après vérification, il se trouve que c’est le remake de ce film… Franchement, je ne sais pas ce qui m’a fait penser à ça, car si l’histoire est la même, ce n’est pas comme si elle était originale. Le pire est que je ne me souvenais même plus que c’était avec Charles Bronson. Cette fois, c’est Jason Statham et Ben Foster et ça s’annonce explosif. Il est certain que je le verrais, car c’est typiquement le genre de film que j’aime pour me reposer le cerveau . oh! Et ça s’appelle The Mechanic.

 
Confessions of a Dangerous Mind (2002)A
March 17th, 2010 by Carole

Résumé : Parallèlement à sa carrière d’animateur du Gong Show, un jeu télévisé américain qui dura quatre ans, de 1976 à 1980, Chuck Barris aurait mené une carrière de tueur professionnel. Il aurait officié pour le compte de la CIA sous le nom de Sunny Sixkiller. Confessions d’un homme dangereux se penche sur ce destin peu ordinaire.

Venant récemment de lire le livre de Chuck Barris, j’ai décidé dans la foulée d’enchainer avec un revisionnage du premier film de George Clooney, dont la sortie chez nous remonte à 2003.

Si je peux prendre le temps de raconter ma vie, j’ai un rapport particulier avec ce film, car à l’époque, j’allais voir au cinéma tous les films de George Clooney, le plus souvent avec une même amie avec laquelle je partageais donc un intérêt prononcé pour le beau George (nous l’appelions toujours ainsi!). En fait, Confessions of a Dangerous Mind marque une rupture, car il est le premier d’une longue liste que je n’ai pas vu en salles. Il y a de forte chances qu’il soit resté très peu de temps dans ma ville de toute façon, mais j’imagine pour des raisons d’emploi du temps et de finances, je m’en souviens parfaitement, et finalement, j’imagine, à partir de là, mes séances dans les salles noires se sont faites plus rare.

Quoi qu’il en soit, le long-métrage nous relate donc la vie particulière de Chuck Barris, producteur de jeux télévisées que beaucoup considère responsable du développement de la télé poubelle, et tueur pour la CIA. Histoire vrai ou non ? Mystère. L’important est que cela fournit une excellente histoire.

Comme cela faisait très longtemps que j’avais vu le film, je me souvenais principalement de la partie CIA, mais en fait, sa carrière télé est somme toute plutôt bien représenté. Par rapport au livre, il y a des libertés de tons de prises, des évènements placés à des endroits différents (CIA ou télé d’ailleurs), et quelques digressions. C’est un peu dommage pour certains moments qui sont bien supérieurs sur papier, mais en soi, George Clooney est dans l’ensemble rester fidèle à l’ouvrage et à l’auteur, allant exprimer le mal être qu’il pouvait retranscrire sur un ton plus humoristique d’une autre façon. Il utilise d’ailleurs les images pour faire passer certains messages critiques de manière extrêmement subtile.

George Clooney est donc extrêmement habile avec sa caméra, et pour tout dire,  j’avais un souvenir d’un style plus Soderbergh - c’était à l’époque de Section 8 – alors qu’en fait, cela ne se ressent pas tant que cela, et au contraire, je trouve qu’il y a des passages vraiment bien pensés affirmant bien son style personnel.

Ma mémoire m’avait fait aussi faux bond sur les seconds rôles, dont Michael Cera dans la peau du jeune Chuck Barris, ou la présence pour deux scènes de Maggie Gyllenhaal. Le cameo de Brad Pitt et Matt Damon, on en convient, est inoubliable !

Dans le film, car je n’en ai pas dit assez de bien, Sam Rockwell et George Clooney sont purement excellents, Julia Roberts est vraiment pas mal du tout, et Drew Barrymore en intérêt amoureux est mignonne, bien qu’un peu trop soft par moment.

Cela faisait donc longtemps que j’avais vu le film, Good Night and Good Luck étant mon préféré et celui que je regarde quasi tous les ans. En fait, j’aurais du revoir Confessions of a Dangerous Mind beaucoup plus tôt. J’avais gardé une image assez sombre du métrage, qui possède un humour noir que j’avais légèrement oublié et surtout, le film est excellent, bien plus que ce que je m’en souvenais.

Réalisateur : George Clooney; Scénariste : Charlie Kaufman, d’après le roman de Chuck Barris.
Casting : Sam Rockwell, Drew Barrymore, George Clooney, Julia Roberts.

 
Teaser Poster : Scott Pilgrim Vs. The World
March 17th, 2010 by Fabien

Cela fait un petit bout de temps que je n’avais pas abordé le sujet Scott Pilgrim, mais vu que le film va sortir dans 6 mois, il est probable que l’on va avoir petit a petit des petits bouts de matériel promo à commencer par cette affiche teaser. J’ai toujours autant de doutes sur Michael Cera, mais au moins, les designers qui ont fait cette affiche ont de l’imagination pour compenser.

 
Piccadilly Jim (2004)B+
March 15th, 2010 by Carole

Résumé : L’histoire d’amour dans les années 1930 d’un homme qui essaie de se dépêtrer de sa réputation scandaleuse…

Je me sens honteuse de l’avouer, mais je ne suis plus à un auteur anglais près, donc je n’ai jamais lu un P. G. Wodehouse, et je pense qu’il va falloir que je remédie à cela bien vite.

Donc, ce n’est pas la première adaptation de Piccadilly Jim, mais la plus récente, qui met en scène Sam Rockwell dans la peau Jim Crocker, buveur, fumeur, tombeur de ces dames et qui pourrit l’existence de sa belle-mère, Allison Janney, héritant de costumes on ne peut plus mémorables, et exubérants – ce dernier critère collant bien à l’ambiance générale.

Le film surfe donc du côté de la farce théâtrale, avec des personnages qui sont assez hauts en couleur, des situations poussées à l’extrême, des portes secrètes, une romance bâtit sur le mensonge, et un peu de n’importe quoi quelque peu inexplicable.

C’est anglais, alors entre 2-3 Américains, il n’y a que du beau monde et ils se font quasiment tous concurrence : Hugh Bonneville en faux prétendant allemand, Tom Hollander en chercheur toujours à côté de la plaque (un peu fou) et les crises de Frances O’Connor, c’est assez mouvementé. En fait, le personnage le plus faible du lot est celui de Brenda Blethyn, qui est plus là pour permettre aux autres de s’exprimer plus qu’autre chose. Disons qu’elle reste bien trop coincée dans son rôle de base.

C’est donc assez simple : j’ai aimé Piccadilly Jim. Plus que ce que je n’attendais, donc j’en suis ravie.

Réalisateur : John McKay; Scénariste : Julian Fellowes, d’après le roman de P.G. Wodehouse
Casting : Sam Rockwell, Frances O’Connor, Tom Wilkinson, Lucy Brown, Hugh Bonneville, Brenda Blethyn, Cassandra Bell, Dan Cade, Jake Canuso, Cosima Shaw, Allison Janney & Tom Hollander

 
The Slammin’ Salmon (2009)B+
March 15th, 2010 by Fabien

Résumé : Le propriétaire d’un restaurant de Miami, ancien champion de boxe poids-lourd, organise une compétition entre ses employés, pour voir lequel sera capable de gagner un maximum d’argent en une soirée. Le vainqueur remportera la somme de 10 000 dollars, et le perdant devra affronter le champion.

Voilà ENFIN The Slammin’ Salmon ! Cela fait un sacré bout de temps que je l’attendais et vu que les premiers retours avaient été assez positifs, ça n’avait rien arrangé.

Donc, cette fois, les gars de Broken Lizard jouent des serveurs dans un restau tenu par un ancien champion de boxe un peu excentrique. Ils doivent gagner 20 000$ dans la soirée et tous les moyens sont bons pour les motiver. C’est ainsi qu’ils partent dans une compétition mouvementée.

Derrière la caméra, ce n’est plus Jay Chandrasekhar, mais Kevin Heffernan qui pour sa première réalisation doit s’accommoder d’un budget réduit et d’un unique lieu de tournage, ce qui limite vite. Il n’empêche qu’il s’en sort convenablement, sans fioriture et avec dynamisme, pour la comédie c’est une bonne chose.

Côté casting, en plus des Lizards, on a quelques nouveaux, enfin, nouvelles, April Bowlby et Colbie Smulders. Ce coup-ci, c’est Soter qui a droit au frère jumeau, je n’ai pas compris pourquoi nous rejouer ce coup, surtout que dans Beerfest c’était clairement un gros point faible dans le scénare, mais ici ça passe plutôt bien. Chandrasekhar joue le fêlé qui se retrouve cul nu, ce qui ne change pas trop. Pour les autres, ce sont des rôles également proches de leurs répertoires habituels.

Du côté des clients, les adeptes des BL apprécieront de retrouver beaucoup de têtes connues déjà croisées dans leurs précédents films, ainsi que des guest stars un peu plus connues venues faire quelques scènes. À cela, ajoutons que Michael Clarke Duncan est le fameux patron du restaurant et est vraiment excellent dans le rôle.

Ça m’amène à l’aspect comique du film, car Duncan fournit des moments vraiment hilarants. Dans l’ensemble, c’est assez réussi, comprendre que j’ai vraiment beaucoup rit, mais bon, je suis assez réceptif. Quoi qu’il en soit, je pense quand même que le niveau a été bien maintenu, jusqu’à la fin du générique. L’histoire du film ne cherchant pas à faire dans la subtilité, mais plutôt dans la simplicité, ça aide à rendre l’ensemble assez léger.

Bref, The Slammin’ Salmon est pour moi vraiment réussit et a délivré tout ce que j’en attendais. En toute objectivité, je pense qu’il rejoint les rangs de Super Troopers.

Pour finir, la bonne nouvelle : The Broken Lizard ont eu du mal à sortir celui-là, mais on signé un contrat avec Universal pour les deux prochains. Le premier sera une histoire de profs universitaires, je vous tiendrais au courant du développement de toute façon.

Réalisateur : Kevin Heffernan ; Scénariste : Jay Chandrasekhar, Kevin Heffernan, Erik Stolhanske, Paul Soter, Steve Lemme;
Casting : Michael Clarke Duncan, Jay Chandrasekhar, Kevin Heffernan, Paul Soter, Steve Lemme, Erik Stolhanske, Cobie Smulders, April Bowlby, Will Forte, Jim Gaffigan, Sendhil Ramamurthy, Lance Henriksen

 
Nine (2009)C-
March 13th, 2010 by Carole

Résumé : Guido Contini est le plus grand réalisateur de son époque. Vénéré par les critiques et adulé par le public, il n’a qu’un seul point faible : les jolies femmes !
Tiraillé entre sa sublime épouse et sa sulfureuse maitresse, harcelé par une séduisante journaliste, subjugué par la star de son prochain film, Guido ne sait plus où donner de la tête. Soutenu par sa confidente et sa mère, parviendra-t-il à résister à toutes ces tentations ?

Rob Marshall nous livre une nouvelle comédie musicale adaptée d’une pièce de Broadway avec Nine. Je ne sais pas trop ce qu’il a essayé de faire, mais je peux dire que cela n’a clairement pas fonctionné.

Mon gros problème avec le film n’est pas tant l’histoire – un grand réalisateur devant donner le jour à son prochain long métrage mais qui n’a pas de scénario – mais clairement sa mise en scène. En fait, on pourrait enlever les numéros musicaux et obtenir un film qui tient la route sans. Ce qui fait que cela rend complètement superficiel, voire inutile les parties chantées et dansées. Ces dernières sont très théâtrales et c’est limite du grand spectacle par moment qui jure avec l’intimité qu’il peut y avoir avec la scène suivante (certains enchainements sont donc bien mal pensés).

Dans cet ensemble, j’ai bien aimé la relation entre les personnages de Daniel Day Lewis et Judi Dench, qui s’impose sans difficulté. Car, autant le dire, il y a trop de femmes dans ce film. Marion Cotillard et Penelope Cruz sont les plus présentes, et Sophia Loren jouant la mère, a une place plus symbolique – mais ce n’est pas ultra bien fait.

Bref, on reste trop à la surface des choses et cela n’aide pas trop que la musique ne soit pas transcendante.

Réalisateur : Rob Marshall; Scénaristes : Anthony Minghella & Michael Tolkin
Casting : Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Judi Dench, Fergie, Kate Hudson, Nicole Kidman, Sophia Loren.

 
Flags of Our Fathers (2006)B+
March 13th, 2010 by Fabien

Résumé : Au cinquième jour de la sanglante bataille d’Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L’image de ces hommes unis face à l’adversité devient légendaire en l’espace de quelques jours. Elle captive le peuple américain, las d’une guerre interminable, et lui donne des motifs d’espérer. Pour mettre à profit cet engouement, les trois “porte-drapeaux” sont livrés à l’admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l’effort de guerre. Le laconique John “Doc” Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre…

Cela fait pas mal de temps que j’ai mis en pause le mini-challenge Clint Eastwood, il est donc grand temps de le reprendre, histoire d’y mettre un terme.

Flags of Our Fathers ou Mémoires de nos pères n’est pas un film de guerre comme un autre, d’ailleurs, c’est à peine un film de guerre, car on suit trois soldats qui ont planté un drapeau et qui font la tournée des USA pour récolter des fonds pour l’effort de guerre. La construction du film fait que l’on passera quand même du temps dans la bataille, mais cela n’est pas le cœur de toute l’histoire.

Le but du film est de raconter ce qu’une simple photo a fait pour la guerre et ce qu’elle a fait des hommes qui étaient dessus. L’approche est intéressante, car l’utilisation de cet angle d’approche pour raconter un moment d’histoire est originale. Malgré ça, j’ai trouvé que c’était également responsable d’un trop grand éloignement. En gros, je n’ai pas trouvé le film très immersif. Il y a un côté presque documentaire qui crée une distance avec les personnages, comme si on ne faisait que les observer au lieu de vivre ce qui se déroule avec eux.

Cela n’enlève cependant rien à l’aspect technique parfaitement maitrisé du film et au fait que les acteurs sont excellents, en particulier Adam Beach, mais vu que c’est lui qui est le moins effacé, c’est presque normal qu’il sorte du lot.

Flags of Our Fathers est en tout plutôt instructif et nous montre cette période de l’Histoire sous un jour différent de ce à quoi on a l’habitude. J’ai donc bien apprécié, à défaut d’adorer.

Réalisateur : Clint Eastwood ; Scénaristes : William Broyles Jr. & Paul Haggis.
Casting : Ryan Phillippe, Jesse Bradford, Adam Beach, John Benjamin Hickey, John Slattery, Barry Pepper, Jamie Bell, Paul Walker, Robert Patrick & Neal McDonough.

 
Affiche: 4.3.2.1.
March 11th, 2010 by Fabien

Voilà l’affiche de 4.3.2.1. que Noel Clarke himself a mis en ligne. On a droit à une grosse dose de photoshop qui tache, mais ça a quand même un peu de gueule. J’aime bien le fond avec Londres d’un côté et New York de l’autre, même si je trouve que NY est un peu trop mis en avant, surtout que si j’ai bien suivit, ils n’ont pas énormément tourné aux US. Enfin, on verra ça. Le film sort donc le 2 juin en UK, il va donc falloir attendre encore quelques mois. D’après ce qu’a dit Noel Clarke, il y a une grosse vente à l’international, alors il arrivera peut-être en France rapidement. Je dis ça, parce qu’on m’a posé des questions pour Adulthood et je ne sais pas s’il a finit par sortir chez nous ou pas.

 
Brooklyn’s Finest (2009)B
March 11th, 2010 by Fabien

Résumé : En proie à leurs propres démons, Eddie, Sal et Tango, trois flics, officient dans le 65e district, l’un des plus dangereux du nord de Brooklyn.Dans une semaine, Eddie, la cinquantaine, sera à la retraite. Déprimé et désabusé, il tente de retrouver du réconfort dans l’alcool et auprès d’une jeune prostituée, Chantel. Sal travaille à la brigade des stups et a du mal à joindre les deux bouts. Sa femme enceinte a des problèmes de santé et leur maison est trop petite. Ils attendent des jumeaux et leur famille va passer de cinq à sept personnes. Tango voudrait désespérément revenir en arrière. Depuis plusieurs années, il travaille sous couverture et se fait passer pour un trafiquant de drogue, ce qui lui a valu une année de prison, et sa femme a demandé le divorce. Ces trois flics n’auraient jamais dû se croiser, jusqu’à cette nuit où l’enfer s’est déchaîné à Brooklyn…

C’est donc l’histoire de trois flics qui sont poussés à bout. On va suivre chacun d’entre eux séparément, leurs routes ne se croisant que rarement. Le point de départ n’est pour le coup pas très clair, car il m’a fallu un peu de temps pour avoir une image complète de ce qui se passait, et surtout, pour que j’arrête de me dire que tout allait se rejoindre à un moment.

C’est une bonne chose que les trois intrigues soient distinctes, elles sont chacune un peu classique, mais la façon dont est construit le film permet d’éviter que cela se ressente réellement. Quand je dis classique, je ne veux pas pour autant dire cliché, car même si la partie avec Don Cheadle n’innove pas trop dans le genre flic infiltré qui n’en veut plus, elle base ses enjeux sur l’aspect humain, comme les deux autres d’ailleurs. Le scénario s’oriente sur la construction des personnages afin de justifier ce qu’ils vont finir par faire.

Dans cet esprit, Ethan Hawke a probablement la partie la plus faible, car son personnage semble choisir la solution la plus extrême. Certes, il a ses problèmes qui génèrent une pression concrète, mais il garde ça pour lui au lieu de chercher de l’aide et choisit l’option la plus désespérée.

Bref, dans l’ensemble, le film possède un propos et une façon de l’exposer qui n’est pas sans intérêt, mais ça souffre de ralentissements qui ennuient un peu, surtout que le métrage est de plus de 2h. Sinon, je pense qu’avec moins de dispersion, le film aurait eu plus de dynamisme. En fait, tout repose sur les acteurs qui délivrent, heureusement, d’excellentes performances.

Réalisateur : Antoine Fuqua ; Scénaristes : Michael C. Martin, Brad Kane.
Casting : Richard Gere, Ethan Hawke, Don Cheadle, Wesley Snipes, Ellen Barkin, Jesse Williams, Stella Maeve, Sarah Thompson, Robert John Burke, Shannon Kane, Vincent D’Onofrio, Tawny Cypress,  Lili Taylor, Michael K. Williams.

 
Affiches : Tales from the Script
March 11th, 2010 by Carole

Je ne connaissais pas avant de voir l’affiche, car le mangeur de docu dans le coin, c’est Fabien pas moi. J’en vois 3/4 l’an, je dirais comme ça (en fait, j’en sais rien, mais bon j’imagine). Qu’importe, car Tales from the Script, c’est un documentaire sur les scénaristes, et je ne vois pas comment je pourrais ne pas avoir envie de regarder un film pareil. Donc, vous vous en doutez, j’en reparlerais !

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