March 17th, 2010 by
Carole

Résumé : Parallèlement à sa carrière d’animateur du Gong Show, un jeu télévisé américain qui dura quatre ans, de 1976 à 1980, Chuck Barris aurait mené une carrière de tueur professionnel. Il aurait officié pour le compte de la CIA sous le nom de Sunny Sixkiller. Confessions d’un homme dangereux se penche sur ce destin peu ordinaire.
Venant récemment de lire le livre de Chuck Barris, j’ai décidé dans la foulée d’enchainer avec un revisionnage du premier film de George Clooney, dont la sortie chez nous remonte à 2003.
Si je peux prendre le temps de raconter ma vie, j’ai un rapport particulier avec ce film, car à l’époque, j’allais voir au cinéma tous les films de George Clooney, le plus souvent avec une même amie avec laquelle je partageais donc un intérêt prononcé pour le beau George (nous l’appelions toujours ainsi!). En fait, Confessions of a Dangerous Mind marque une rupture, car il est le premier d’une longue liste que je n’ai pas vu en salles. Il y a de forte chances qu’il soit resté très peu de temps dans ma ville de toute façon, mais j’imagine pour des raisons d’emploi du temps et de finances, je m’en souviens parfaitement, et finalement, j’imagine, à partir de là, mes séances dans les salles noires se sont faites plus rare.
Quoi qu’il en soit, le long-métrage nous relate donc la vie particulière de Chuck Barris, producteur de jeux télévisées que beaucoup considère responsable du développement de la télé poubelle, et tueur pour la CIA. Histoire vrai ou non ? Mystère. L’important est que cela fournit une excellente histoire.
Comme cela faisait très longtemps que j’avais vu le film, je me souvenais principalement de la partie CIA, mais en fait, sa carrière télé est somme toute plutôt bien représenté. Par rapport au livre, il y a des libertés de tons de prises, des évènements placés à des endroits différents (CIA ou télé d’ailleurs), et quelques digressions. C’est un peu dommage pour certains moments qui sont bien supérieurs sur papier, mais en soi, George Clooney est dans l’ensemble rester fidèle à l’ouvrage et à l’auteur, allant exprimer le mal être qu’il pouvait retranscrire sur un ton plus humoristique d’une autre façon. Il utilise d’ailleurs les images pour faire passer certains messages critiques de manière extrêmement subtile.
George Clooney est donc extrêmement habile avec sa caméra, et pour tout dire, j’avais un souvenir d’un style plus Soderbergh - c’était à l’époque de Section 8 – alors qu’en fait, cela ne se ressent pas tant que cela, et au contraire, je trouve qu’il y a des passages vraiment bien pensés affirmant bien son style personnel.
Ma mémoire m’avait fait aussi faux bond sur les seconds rôles, dont Michael Cera dans la peau du jeune Chuck Barris, ou la présence pour deux scènes de Maggie Gyllenhaal. Le cameo de Brad Pitt et Matt Damon, on en convient, est inoubliable !
Dans le film, car je n’en ai pas dit assez de bien, Sam Rockwell et George Clooney sont purement excellents, Julia Roberts est vraiment pas mal du tout, et Drew Barrymore en intérêt amoureux est mignonne, bien qu’un peu trop soft par moment.
Cela faisait donc longtemps que j’avais vu le film, Good Night and Good Luck étant mon préféré et celui que je regarde quasi tous les ans. En fait, j’aurais du revoir Confessions of a Dangerous Mind beaucoup plus tôt. J’avais gardé une image assez sombre du métrage, qui possède un humour noir que j’avais légèrement oublié et surtout, le film est excellent, bien plus que ce que je m’en souvenais.
Réalisateur : George Clooney; Scénariste : Charlie Kaufman, d’après le roman de Chuck Barris.
Casting : Sam Rockwell, Drew Barrymore, George Clooney, Julia Roberts.
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March 15th, 2010 by
Carole

Résumé : L’histoire d’amour dans les années 1930 d’un homme qui essaie de se dépêtrer de sa réputation scandaleuse…
Je me sens honteuse de l’avouer, mais je ne suis plus à un auteur anglais près, donc je n’ai jamais lu un P. G. Wodehouse, et je pense qu’il va falloir que je remédie à cela bien vite.
Donc, ce n’est pas la première adaptation de Piccadilly Jim, mais la plus récente, qui met en scène Sam Rockwell dans la peau Jim Crocker, buveur, fumeur, tombeur de ces dames et qui pourrit l’existence de sa belle-mère, Allison Janney, héritant de costumes on ne peut plus mémorables, et exubérants – ce dernier critère collant bien à l’ambiance générale.
Le film surfe donc du côté de la farce théâtrale, avec des personnages qui sont assez hauts en couleur, des situations poussées à l’extrême, des portes secrètes, une romance bâtit sur le mensonge, et un peu de n’importe quoi quelque peu inexplicable.
C’est anglais, alors entre 2-3 Américains, il n’y a que du beau monde et ils se font quasiment tous concurrence : Hugh Bonneville en faux prétendant allemand, Tom Hollander en chercheur toujours à côté de la plaque (un peu fou) et les crises de Frances O’Connor, c’est assez mouvementé. En fait, le personnage le plus faible du lot est celui de Brenda Blethyn, qui est plus là pour permettre aux autres de s’exprimer plus qu’autre chose. Disons qu’elle reste bien trop coincée dans son rôle de base.
C’est donc assez simple : j’ai aimé Piccadilly Jim. Plus que ce que je n’attendais, donc j’en suis ravie.
Réalisateur : John McKay; Scénariste : Julian Fellowes, d’après le roman de P.G. Wodehouse
Casting : Sam Rockwell, Frances O’Connor, Tom Wilkinson, Lucy Brown, Hugh Bonneville, Brenda Blethyn, Cassandra Bell, Dan Cade, Jake Canuso, Cosima Shaw, Allison Janney & Tom Hollander
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March 15th, 2010 by
Fabien

Résumé : Le propriétaire d’un restaurant de Miami, ancien champion de boxe poids-lourd, organise une compétition entre ses employés, pour voir lequel sera capable de gagner un maximum d’argent en une soirée. Le vainqueur remportera la somme de 10 000 dollars, et le perdant devra affronter le champion.
Voilà ENFIN The Slammin’ Salmon ! Cela fait un sacré bout de temps que je l’attendais et vu que les premiers retours avaient été assez positifs, ça n’avait rien arrangé.
Donc, cette fois, les gars de Broken Lizard jouent des serveurs dans un restau tenu par un ancien champion de boxe un peu excentrique. Ils doivent gagner 20 000$ dans la soirée et tous les moyens sont bons pour les motiver. C’est ainsi qu’ils partent dans une compétition mouvementée.
Derrière la caméra, ce n’est plus Jay Chandrasekhar, mais Kevin Heffernan qui pour sa première réalisation doit s’accommoder d’un budget réduit et d’un unique lieu de tournage, ce qui limite vite. Il n’empêche qu’il s’en sort convenablement, sans fioriture et avec dynamisme, pour la comédie c’est une bonne chose.
Côté casting, en plus des Lizards, on a quelques nouveaux, enfin, nouvelles, April Bowlby et Colbie Smulders. Ce coup-ci, c’est Soter qui a droit au frère jumeau, je n’ai pas compris pourquoi nous rejouer ce coup, surtout que dans Beerfest c’était clairement un gros point faible dans le scénare, mais ici ça passe plutôt bien. Chandrasekhar joue le fêlé qui se retrouve cul nu, ce qui ne change pas trop. Pour les autres, ce sont des rôles également proches de leurs répertoires habituels.
Du côté des clients, les adeptes des BL apprécieront de retrouver beaucoup de têtes connues déjà croisées dans leurs précédents films, ainsi que des guest stars un peu plus connues venues faire quelques scènes. À cela, ajoutons que Michael Clarke Duncan est le fameux patron du restaurant et est vraiment excellent dans le rôle.
Ça m’amène à l’aspect comique du film, car Duncan fournit des moments vraiment hilarants. Dans l’ensemble, c’est assez réussi, comprendre que j’ai vraiment beaucoup rit, mais bon, je suis assez réceptif. Quoi qu’il en soit, je pense quand même que le niveau a été bien maintenu, jusqu’à la fin du générique. L’histoire du film ne cherchant pas à faire dans la subtilité, mais plutôt dans la simplicité, ça aide à rendre l’ensemble assez léger.
Bref, The Slammin’ Salmon est pour moi vraiment réussit et a délivré tout ce que j’en attendais. En toute objectivité, je pense qu’il rejoint les rangs de Super Troopers.
Pour finir, la bonne nouvelle : The Broken Lizard ont eu du mal à sortir celui-là, mais on signé un contrat avec Universal pour les deux prochains. Le premier sera une histoire de profs universitaires, je vous tiendrais au courant du développement de toute façon.
Réalisateur : Kevin Heffernan ; Scénariste : Jay Chandrasekhar, Kevin Heffernan, Erik Stolhanske, Paul Soter, Steve Lemme;
Casting : Michael Clarke Duncan, Jay Chandrasekhar, Kevin Heffernan, Paul Soter, Steve Lemme, Erik Stolhanske, Cobie Smulders, April Bowlby, Will Forte, Jim Gaffigan, Sendhil Ramamurthy, Lance Henriksen
1. Movies, Reviews • 0 avis • Tags: April Bowlby, Broken Lizard, Cobie Smulders, Erik Stolhanske, Jay Chandrasekhar, Jim Gaffigan, Kevin Heffernan, Lance Henriksen, Michael Clarke Duncan, Paul Soter, Sendhil Ramamurthy, Slammin’ Salmon, Steve Lemme, Will Forte.
March 13th, 2010 by
Carole

Résumé : Guido Contini est le plus grand réalisateur de son époque. Vénéré par les critiques et adulé par le public, il n’a qu’un seul point faible : les jolies femmes !
Tiraillé entre sa sublime épouse et sa sulfureuse maitresse, harcelé par une séduisante journaliste, subjugué par la star de son prochain film, Guido ne sait plus où donner de la tête. Soutenu par sa confidente et sa mère, parviendra-t-il à résister à toutes ces tentations ?
Rob Marshall nous livre une nouvelle comédie musicale adaptée d’une pièce de Broadway avec Nine. Je ne sais pas trop ce qu’il a essayé de faire, mais je peux dire que cela n’a clairement pas fonctionné.
Mon gros problème avec le film n’est pas tant l’histoire – un grand réalisateur devant donner le jour à son prochain long métrage mais qui n’a pas de scénario – mais clairement sa mise en scène. En fait, on pourrait enlever les numéros musicaux et obtenir un film qui tient la route sans. Ce qui fait que cela rend complètement superficiel, voire inutile les parties chantées et dansées. Ces dernières sont très théâtrales et c’est limite du grand spectacle par moment qui jure avec l’intimité qu’il peut y avoir avec la scène suivante (certains enchainements sont donc bien mal pensés).
Dans cet ensemble, j’ai bien aimé la relation entre les personnages de Daniel Day Lewis et Judi Dench, qui s’impose sans difficulté. Car, autant le dire, il y a trop de femmes dans ce film. Marion Cotillard et Penelope Cruz sont les plus présentes, et Sophia Loren jouant la mère, a une place plus symbolique – mais ce n’est pas ultra bien fait.
Bref, on reste trop à la surface des choses et cela n’aide pas trop que la musique ne soit pas transcendante.
Réalisateur : Rob Marshall; Scénaristes : Anthony Minghella & Michael Tolkin
Casting : Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Judi Dench, Fergie, Kate Hudson, Nicole Kidman, Sophia Loren.
1. Movies, Reviews • 2 avis • Tags: Anthony Minghella, Daniel Day-Lewis, Fergie, Judi Dench, Kate Hudson, Marion Cotillard, Michael Tolkin, Nicole Kidman, Penélope Cruz, Rob Marshall, Sophia Loren.
March 13th, 2010 by
Fabien

Résumé : Au cinquième jour de la sanglante bataille d’Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L’image de ces hommes unis face à l’adversité devient légendaire en l’espace de quelques jours. Elle captive le peuple américain, las d’une guerre interminable, et lui donne des motifs d’espérer. Pour mettre à profit cet engouement, les trois “porte-drapeaux” sont livrés à l’admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l’effort de guerre. Le laconique John “Doc” Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre…
Cela fait pas mal de temps que j’ai mis en pause le mini-challenge Clint Eastwood, il est donc grand temps de le reprendre, histoire d’y mettre un terme.
Flags of Our Fathers ou Mémoires de nos pères n’est pas un film de guerre comme un autre, d’ailleurs, c’est à peine un film de guerre, car on suit trois soldats qui ont planté un drapeau et qui font la tournée des USA pour récolter des fonds pour l’effort de guerre. La construction du film fait que l’on passera quand même du temps dans la bataille, mais cela n’est pas le cœur de toute l’histoire.
Le but du film est de raconter ce qu’une simple photo a fait pour la guerre et ce qu’elle a fait des hommes qui étaient dessus. L’approche est intéressante, car l’utilisation de cet angle d’approche pour raconter un moment d’histoire est originale. Malgré ça, j’ai trouvé que c’était également responsable d’un trop grand éloignement. En gros, je n’ai pas trouvé le film très immersif. Il y a un côté presque documentaire qui crée une distance avec les personnages, comme si on ne faisait que les observer au lieu de vivre ce qui se déroule avec eux.
Cela n’enlève cependant rien à l’aspect technique parfaitement maitrisé du film et au fait que les acteurs sont excellents, en particulier Adam Beach, mais vu que c’est lui qui est le moins effacé, c’est presque normal qu’il sorte du lot.
Flags of Our Fathers est en tout plutôt instructif et nous montre cette période de l’Histoire sous un jour différent de ce à quoi on a l’habitude. J’ai donc bien apprécié, à défaut d’adorer.
Réalisateur : Clint Eastwood ; Scénaristes : William Broyles Jr. & Paul Haggis.
Casting : Ryan Phillippe, Jesse Bradford, Adam Beach, John Benjamin Hickey, John Slattery, Barry Pepper, Jamie Bell, Paul Walker, Robert Patrick & Neal McDonough.
1. Movies, Reviews • 0 avis • Tags: Adam Beach, Barry Pepper, Clint Eastwood, jamie bell, Jesse Bradford, John Benjamin Hickey, John Slattery, Neal McDonough, Paul Haggis, Paul Walker, Robert Patrick, Ryan Phillippe, The Clint Eastwood Mini-Challenge (2004-2009), William Broyles Jr..
March 11th, 2010 by
Fabien

Résumé : En proie à leurs propres démons, Eddie, Sal et Tango, trois flics, officient dans le 65e district, l’un des plus dangereux du nord de Brooklyn.Dans une semaine, Eddie, la cinquantaine, sera à la retraite. Déprimé et désabusé, il tente de retrouver du réconfort dans l’alcool et auprès d’une jeune prostituée, Chantel. Sal travaille à la brigade des stups et a du mal à joindre les deux bouts. Sa femme enceinte a des problèmes de santé et leur maison est trop petite. Ils attendent des jumeaux et leur famille va passer de cinq à sept personnes. Tango voudrait désespérément revenir en arrière. Depuis plusieurs années, il travaille sous couverture et se fait passer pour un trafiquant de drogue, ce qui lui a valu une année de prison, et sa femme a demandé le divorce. Ces trois flics n’auraient jamais dû se croiser, jusqu’à cette nuit où l’enfer s’est déchaîné à Brooklyn…
C’est donc l’histoire de trois flics qui sont poussés à bout. On va suivre chacun d’entre eux séparément, leurs routes ne se croisant que rarement. Le point de départ n’est pour le coup pas très clair, car il m’a fallu un peu de temps pour avoir une image complète de ce qui se passait, et surtout, pour que j’arrête de me dire que tout allait se rejoindre à un moment.
C’est une bonne chose que les trois intrigues soient distinctes, elles sont chacune un peu classique, mais la façon dont est construit le film permet d’éviter que cela se ressente réellement. Quand je dis classique, je ne veux pas pour autant dire cliché, car même si la partie avec Don Cheadle n’innove pas trop dans le genre flic infiltré qui n’en veut plus, elle base ses enjeux sur l’aspect humain, comme les deux autres d’ailleurs. Le scénario s’oriente sur la construction des personnages afin de justifier ce qu’ils vont finir par faire.
Dans cet esprit, Ethan Hawke a probablement la partie la plus faible, car son personnage semble choisir la solution la plus extrême. Certes, il a ses problèmes qui génèrent une pression concrète, mais il garde ça pour lui au lieu de chercher de l’aide et choisit l’option la plus désespérée.
Bref, dans l’ensemble, le film possède un propos et une façon de l’exposer qui n’est pas sans intérêt, mais ça souffre de ralentissements qui ennuient un peu, surtout que le métrage est de plus de 2h. Sinon, je pense qu’avec moins de dispersion, le film aurait eu plus de dynamisme. En fait, tout repose sur les acteurs qui délivrent, heureusement, d’excellentes performances.
Réalisateur : Antoine Fuqua ; Scénaristes : Michael C. Martin, Brad Kane.
Casting : Richard Gere, Ethan Hawke, Don Cheadle, Wesley Snipes, Ellen Barkin, Jesse Williams, Stella Maeve, Sarah Thompson, Robert John Burke, Shannon Kane, Vincent D’Onofrio, Tawny Cypress, Lili Taylor, Michael K. Williams.
1. Movies, Reviews • 0 avis • Tags: Antoine Fuqua, Brad Kane, Brooklyn's Finest, Don Cheadle, Ellen Barkin, Ethan Hawke, Jesse Williams, Lili Taylor, Michael C. Martin, Michael K. Williams, Richard Gere, Robert John Burke, Sarah Thompson, Shannon Kane, Stella Maeve, Tawny Cypress, Vincent D'Onofrio, Wesley Snipes.
March 10th, 2010 by
Carole

Résumé : Dans les salons de Las Vegas où s’affrontent les meilleurs joueurs de poker du monde, Huck Cheever est connu comme un excellent joueur, dont la seule faiblesse se trouve être son père L.C. Cheever, joueur légendaire, qui abandonna jadis la mère de Huck.
Après plus d’un mois en pause, il est temps de reprendre le challenge Robert Downey Jr. Lucky You n’était clairement pas le choix le plus judicieux, l’acteur ne faisant quasiment rien dans le film. Il a deux scènes à tout casser.
La star, c’est Eric Bana dans la peau d’un joueur de poker, en prise avec des problèmes familiaux avec son père Robert Duvall et au début d’une relation avec Drew Barrymore qui va être contrariée par les jeux d’argents.
Je n’y comprends pas grand chose au poker, mais une bonne réalisation suffit amplement à insuffler la tension nécessaire pour poser l’ambiance et le stress qu’implique une partie. Ce n’est pas toujours très convaincant dans le film, certaines scènes sont assez frustrantes, et je dois dire que la façon qu’à Eric Bana de fixer les joueurs m’était insupportable. Enfin, le film n’est pas ultra captivant, tout particulièrement dans les débuts. 2h c’est bien trop long, surtout que le développement relationnel avec Drew est trop basique et on restera à la surface. Celui avec son père suit aussi un chemin légèrement trop prévisible. Personnellement, je dois ajouter que je ne trouve pas Eric Bana ultra charismatique dans le film, il est un peu trop lisse dans son jeu.
Il reste à l’arrivée le jeu, qui nous délivre quelques parties intéressantes, et une histoire trop classique mais qui a aussi le droit à ses moments. Ouais, j’admets que c’est un peu maigre.
Réalisateur : Curtis Hanson; Scénariste : Curtis Hanson, Eric Roth
Casting : Eric Bana, Drew Barrymore, Robert Duvall, Debra Messing, Robert Downey Jr., Horatio Sanz, Charles Martin Smith, Evan Jones, Michael Shannon, Saverio G
1. Movies, Reviews • 0 avis • Tags: Charles Martin Smith, Curtis Hanson, Debra Messing, Drew Barrymore, Eric Bana, Eric Roth, Evan Jones, Horatio Sanz, Lucky You, Michael Shannon, Robert Downey Jr., Robert Duvall, Saverio G, The Robert Downey Jr. Noughties Challenge.
March 9th, 2010 by
Fabien

Résumé : Flynn, un concepteur de jeux vidéos qui s’est vu voler ses jeux vidéos par son ex-employeur, veut à tout prix récupérer une preuve qui lui ferait valoir ses droits. Avec l’aide d’Alan et de Lora, deux de ses anciens collègues, il infiltre le MCP (Maître Contrôleur Principal), un ordinateur avide de pouvoir à l’intelligence artificielle surdévelopée. Quand ce dernier découvre que Flynn veut s’infiltrer dans ses circuits, il le téléporte dans un jeu vidéo. Pour s’évader, Flynn devra compter sur l’aide de Tron, un programme indépendant inventé par Alan.
Cela fait maintenant plus de 15 ans que je n’avais pas vu ce film. Je n’en gardais que quelques bribes de souvenirs, alors avec la suite qui arrive, je me suis dit qu’il était temps de dépoussiérer tout ça et de prendre un coup de vieux supplémentaire.
Pour ceux qui ne l’on pas vu ou qui ne se souvienne pas, c’est l’histoire de Flynn, un programmeur qui s’est fait piller son travail et qui compte le reprendre, mais un programme a pris le contrôle du système de son ancienne entreprise et il va se retrouver projeter dedans grâce à un appareillage posé là juste pour ça.
La mise en place de l’intrigue dans le monde réel est un peu bâclée et se contente de poser des éléments basiques qui servent à peine à justifier ce qui se passe. Pas grave, car la plus grosse majorité du film se déroule dans le système informatique qui sert de décors à une dictature et qui s’amuse avec des métaphores faciles. La quête va entrainer le Flynn numérique à s’allier avec TRON, le programme qu’Alan a développé pour bloquer Master Control Program.
On part donc dans une aventure colorée avec Jeff Bridges qui cabotine un peu trop par moment et un Bruce Boxleitner qui est un peu trop chevaleresque pour le bien de l’histoire. Cindy Morgan ne servira pas à grand-chose, mais nous sommes en 1982 dans une histoire pour mecs, il ne fallait pas non plus trop en attendre pour elle. Elle se contente donc juste d’être mignonne et de faire sa part ni plus, ni moins.
Question visuel, ça a forcément un peu vieilli, certains passages ressemblant à peine à un squelette 3D avant application des textures, mais dans l’ensemble, le mélange analogique/numérique conserve son charme. Bien entendu, on est à des années lumières de ce que l’on peut apercevoir dans le trailer de la suite, mais on parle ici d’un film pionnier dans le genre et il n’a pas à avoir honte, car il a très bien encaissé les 28 ans qu’il a pris dans la tronche, même mieux que très bien.
En tout cas, c’est toujours divertissant, même si ça aurait pu facilement être plus avec une intrigue un poil plus complexe.
Sinon, pour finir, je dirais juste que je trouve dommage que Peter Jurasik n’ait pas de scène avec Bruce Boxleitner. Enfin, je dis ça comme ça quoi…
Réalisateur : Steven Lisberger ; Scénaristes : Steven Lisberger & Bonnie MacBird.
Casting : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner, Cindy Morgan, Barnard Hughes, Dan Shor, Peter Jurasik, Tony Stephano.
1. Movies, Reviews • 0 avis • Tags: Barnard Hughes, Bonnie MacBird, Bruce Boxleitner, Cindy Morgan, Dan Shor, David Warner, Jeff Bridges, Peter Jurasik, Steven Lisberger, Tony Stephano, Tron.
March 8th, 2010 by
Fabien

Résumé : L’univers des fans de Star Trek vu par les fans de Star Trek.
La critique est aussi disponible sur Critictoo.
Pour ceux qui l’ignorent, trekkies est le nom des fans de Star Trek, ou trekkers, selon la personne. À dire vrai, ils essaient d’éclaircir ça à un moment dans le film, mais ce n’est pas très clair. Bref, les trekkies sont des fans de Star Trek et Denise Crosby – qui jouait Tasha Yar (et Sela) dans ST : TNG – est allée les interviewer durant des conventions.
Cela fait maintenant quelques années que je n’avais pas revu ce documentaire et je dois dire qu’il a pris un petit coup de vieux, principalement parce que la franchise a bien évolué en plus de dix ans. Malgré ça, dès le départ il est facile de se rendre compte que son intérêt reste intact, car il se concentre sur les adeptes d’un univers qui trouve son origine à la télévision et qui est devenu un phénomène culturel à grande échelle.
Certes, certains sont un peu plus excentrique que la moyenne environnante, mais dans l’ensemble, l’effort est fait pour montrer qu’être fan d’une série tv ne rend pas une personne différente d’un fan de sport. Le problème est peut-être que, par moment, le message devient un peu trop poussif de ce côté-là. Peu importe, car Trekkies veut également illustrer l’influence concrète de la série sur la vie quotidienne d’américain moyen.
De ce côté-là, le but est atteint, même s’il est dommage que certaines personnes qui obtiennent plus d’attention que d’autres en diminuent l’impact final.
À cela, ajoutons que ce qui est vraiment intéressant ce sont les interviews des acteurs des différentes séries – Leonard Nimoy, DeForest Kelley, Majet Barrett, Walter Koenig, James Doohan, Nichell Nichols, George Takei, LeVar Burton, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Wil Wheaton, Kate Mulgrew,… – qui livrent leur vision des fans, leurs expériences, et leurs sentiments sur tout ça. Des témoignages qui apportent une dimension supplémentaire à ce qui est montré, car cela offre une crédibilité indiscutable au phénomène.
Quoi qu’il en soit, plus d’une décennie après sa réalisation, Trekkies s’est quelque peu transformé en document à nature historique. Bien ancré dans son thème, le documentaire nous illustre également ce qu’est un fan dans le sens le plus strict du terme. Celui qui fait plus que flirter avec un sujet qui l’intéresse, celui qui le vit. C’est le genre de choses que beaucoup de sériephiles, même ceux qui ne sont pas passionnés par Star Trek, peuvent comprendre et apprécier à leurs justes valeurs, et c’est certainement pour ça que ce film est important.
Réalisateur : Roger Nygard.
Avec : Brent Spiner, DeForest Kelley, Denise Crosby, George Takei, James Doohan, Jonathan Frakes, Kate Mulgrew, Leonard Nimoy, LeVar Burton, Majet Barrett, Nichell Nichols, Walter Koenig, Wil Wheaton.
1. Movies, Reviews • 0 avis • Tags: Brent Spiner, DeForest Kelley, Denise Crosby, George Takei, James Doohan, Jonathan Frakes, Kate Mulgrew, Leonard Nimoy, LeVar Burton, Majet Barrett, Nichell Nichols, Roger Nygard, star trek, Trekkies, Walter Koenig, Wil Wheaton.
March 7th, 2010 by
Fabien

Résumé : “XXXX”, un dealer de cocaïne respecté au sein de l’élite de la mafia anglaise, désire prendre sa retraite. Mais Jimmy Price, un grand ponte du milieu, lui confie une mission difficile : retrouver la fille aînée de son vieil ami Eddie Temple, un puissant criminel…
Toujours pris dans ma volonté de voir de bons films, je me suis tourné vers une valeur sûre personnifiée par mon DVD de Layer Cake. J’adore ce film que j’ai donc vu à plusieurs reprises déjà et je ne me suis pas encore lassé.
Bref, c’est le premier film de Matthew Vaughn qui produisait les films de Guy Ritchie avant de se retrouver derrière la caméra, ce qui fait que l’association entre les deux hommes a été mise en avant quand le film est sorti, surtout que l’on a droit à une histoire de gangsters avec pas mal de twists et de joueurs. Malgré ça, il faut reconnaitre à Layer Cake de distiller bien plus de classe que Snatch, par exemple.
C’est une des choses qui fait que j’aime tant ce film, ça et Daniel Craig et l’excellent casting qui l’accompagne, la B.O. impeccable et le montage inventif qui montre une excellente maitrise de l’histoire d’un bout à l’autre. La chose sur laquelle j’ai toujours accroché très légèrement, c’est le personnage de Sienna Miller. Je ne sais pas si elle aurait dû en faire plus où si elle aurait simplement dû être enlevée. D’un autre côté, sans elle, le casting manquerait un peu de féminité.
Je n’entre pas plus que ça dans les détails, peut-être que je le ferais la prochaine fois que je le verrais, mais quand je connais trop bien un film je manque d’objectivité et ça me fatigue de prendre du recul, donc on va rester sur le fait que j’adore ce film.
Réalisateur : Matthew Vaughn ; Scénariste : J.J. Connolly.
Casting : Daniel Craig, Kenneth Cranham, Dexter Fletcher, Jamie Foreman, Michael Gambon, Colm Meaney, Sienna Miller, Natalie Lunghi, George Harris, Tom Hardy, Ben Whishaw, Jason Flemyng, Steve John Shepherd.
1. Movies, Reviews • 0 avis • Tags: Ben Whishaw, Colm Meaney, Daniel Craig, Dexter Fletcher, George Harris, J.J. Connolly, Jamie Foreman, Jason Flemyng, Kenneth Cranham, Layer Cake, Matthew Vaughn, Michael Gambon, Natalie Lunghi, Sienna Miller, Steve John Shepherd, Tom Hardy.
March 5th, 2010 by
Fabien

Résumée : L’histoire de frères jumeaux dont l’un professeur de philosophie se trouve entraîné dans de troubles histoires avec des drogués meurtriers, par son frère, grand criminel.
J’ai peut-être été légèrement généreux sur la note pour celui-là, mais dernièrement je n’ai pas été trop gâté niveau qualité, donc ça fait plaisir de voir un très bon film.
Au départ, je ne savais pas du tout de quoi il était question avec ce film. Je savais que c’était réalisé par Tim Blake Nelson, mais ignorait qu’il avait aussi signé le scénario. Question casting, Edward Norton se dédouble et j’avais donc deviné qu’il jouait deux frères jumeaux.
Au début, on rencontre séparément les deux frères et je craignais que l’on nous refasse le coup de l’intello et de l’abruti, mais il se trouve que les deux sont très intelligents, mais on choisit de vivre des vies assez différentes pour des raisons qui sont plus compliquées qu’il n’y parait au premier abord. J’ai vraiment beaucoup accroché à la relation entre les frères, Norton arrivant à véritablement donner deux performances bien distinctes, ce qui aide beaucoup. Ensuite, le scénario reste simple et plutôt humble. Par là, je veux dire qu’avec un personnage prof de philo, on aurait pu tomber dans de la métaphore métaphysique à la con, mais pas du tout, c’est véritablement au niveau humain que l’on reste.
Le seul truc auquel j’ai un peu accroché, c’est le personnage de Keri Russell qui semble avoir été écrit à la va-vite pour combler un trou. Heureusement, elle se révèlera plutôt effacée.
À part ça, le ton du film est assez léger, bien qu’il contienne des moments plus émotionnels et la dernière partie joue sur différents tons qui surprennent (positivement). Je trouve par contre que la conclusion finale aurait pu être un peu plus explicite sur l’avenir des personnages.
Enfin bref, un très bon film qui confirme une fois de plus tout le bien que je pense de Tim Blake Nelson et qui redore un peu le blason de Norton que je trouvais vraiment en perte de vitesse ces derniers temps.
Réalisateur & scénariste : Tim Blake Nelson.
Casting : Edward Norton, Tim Blake Nelson, Melanie Lynskey, Susan Sarandon, Keri Russell, Richard Dreyfuss, Maggie Siff, Josh Pais, Ty Burrell.
1. Movies, Reviews • 1 avis • Tags: Edward Norton, Josh Pais, Keri Russell, Leaves of Grass, Maggie Siff, Melanie Lynskey, Richard Dreyfuss, Susan Sarandon, Tim Blake Nelson, Ty Burrell.
March 2nd, 2010 by
Carole

Résumé : Lorsqu’à seize ans, Precious apprend à lire et à écrire dans une école alternative, un monde nouveau s’ouvre à elle. Un monde où elle peut enfin parler, raconter ce qui l’étouffe. Un monde où toutes les filles peuvent devenir belles, fortes, indépendantes. Comme Precious…
Je dis souvent que j’aime bien les histoires vraies. Cela implique une astérisque. Je ne suis pas très cliente des histoires vraies versant dans le drame, montrant à quel point la vie est atroce (j’en ai vu un certain nombre en plus). Je le sais déjà.
Ce n’est pas ultra motivée que je suis donc partie sur Precious, où il y a suffisamment de malheur pour plus d’une existence. Entre les abus de la mère, ceux du père, et l’illettrisme, autant dire qu’on est servi. A un certain point, je me disais que le film ne pourrait pas aller plus loin, c’était largement suffisant, mais il faut quand même reconnaitre que la scène de fin, avec les explications de la mère, en remet une couche.
Je pourrais ajouter que je ne crois pas que la tragédie de l’existence fasse forcément un bon film, et à vrai dire, j’en ai vu des pénibles et des très lents. Precious oscille entre les deux. Il y a des moments pénibles – au vu du sujet, c’était prévisible – et des moments où cela traine franchement en longueur. Cela n’est pas continuel, ce qui évite que le film devienne imbuvable. En fait, sa force première est justement de réussir à se laisser voir bien plus facilement qu’on pourrait se l’imaginer.
J’admets que je n’étais pas ultra motivée et sans le challenge des Oscars, je ne l’aurais pas regardé car je savais d’avance que cela n’allait pas me séduire. Ce n’est pas aussi déprimant que je m’y attendais (j’ai vu pire avec pourtant un peu moins d’abus), et le film possède quelques bonnes idées, seulement celles-ci ne sont pas assez nombreuses à mes yeux pour que Precious réussisse à se démarquer du lot d’autres histoires de ce genre.
Réalisateur : Lee Daniels; Scénariste : Geoffrey Fletcher
Casting : Gabourey Sidibe, Paula Patton, Mo’Nique, Mariah Carey, Lenny Kravitz, Sherri Shepherd
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March 2nd, 2010 by
Fabien

Résumé : Des habitants d’une petite ville des États-Unis sont victimes d’une étrange psychose et prétendent que des membres de leur famille ou leurs amis ont été dépossédés de leur identité…
Un peu fatigué, j’ai cherché ce que j’avais d’assez court pour passer la soirée. Je me suis donc lancé dans un revisionnage d’Invasion of the Body Snatchers version Don Siegel. Je ne suis pas un adepte des films N&B de cette époque, je trouve que généralement la musique est trop intrusive et que les acteurs en font des tonnes. Je généralise, bien entendu, mais c’est vrai que ces musiques me donnent souvent envie d’éteindre la tv. Mais voilà, il y a en certains que j’apprécie, en particulier les films de SF à vrai dire, et principalement celui que j’ai justement revu aujourd’hui. Il faut dire que j’ai développé à une époque une certaine fascination pour cette histoire avec le livre et les différentes adaptations, cette première étant celle qui m’a le plus comblé.
De manière générale, je n’aime aucune des fins dans les films, celle du livre m’a toujours paru plus satisfaisante, bien que plus simple.
À part ça, ce que j’aime dans ce film c’est Kevin McCarthy dans le premier rôle, celui du Doc qui découvre ce qui se trame et va tenter de prévenir le monde extérieur. Ça et l’histoire, bien entendu. Et puis Don Siegel était un très bon réalisateur et le travail qu’il a fait sur ce film a permis qu’il ne vieillisse pas énormément. Certes, l’image en elle-même accuse le coup, mais le montage est suffisamment dynamique pour que l’on ne souffre pas de passages à vide, comme c’est souvent le cas avec les films de cette époque (je généralise encore, mais vous voyez où je veux en venir).
Bref, Invasion of the Body Snatchers version 1956 se laisse toujours voir avec plaisir et c’est une bonne chose.
Réalisateur : Don Siegel ; Scénariste : Daniel Mainwaring.
Casting : Kevin McCarthy, Dana Wynter, Larry Gates, King Donovan, Carolyn Jones, Jean Willes, Ralph Dumke, Virginia Christine.
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February 27th, 2010 by
Carole

Résumé : Au Tenessee, Michael Oher, un jeune noir américain, trouve sa voie grâce à l’amour de sa famille adoptive et à son talent pour le football.
Cette année, avec les nouvelles règles des Oscars, il faut admettre que cela permet à la liste de sonner moins académique. Et si The Blind Side a le côté histoire vraie qu’Hollywood affectionne tant, il ne possède ni la tragédie qui va souvent avec, et finalement a plus le côté petit film fait avec le cœur que production académique.
S’il possède donc quasiment tous les ingrédients du genre, il se révèle être scénaristiquement plus abouti et pour le coup mieux construit. Cela ne le rend pas incontournable entre nous, et il possède quelques défauts comme quelques baisses de régimes qui aurait pu être évité si le film avait été raccourci ne serait-ce que de dix minutes.
Au fond, c’est le genre de films que j’aime bien. C’est le type d’histoire que j’aime voir car elles sont honnêtes, elle renvoie une image positive et avec de l’espoir, et rendent à leur façon la vie plus douce. Je suis une rêveuse et j’y crois encore, alors forcément, j’aime bien voir des longs-métrages qui me disent que j’ai de bonnes raisons d’y croire encore.
Ce qui différencie Blind Side des autres est presque son contexte social, à Memphis au sein d’une famille républicaine. Des gens biens, ce qui n’est entre nous pas désagréable à voir – ce qui n’empêche aucunement quelques petites scènes de pointer du doigt l’esprit un peu fermer de certains. Sandra Bullock est vraiment épatante dedans, son personnage est une femme qui a de la personnalité et qui en veut. Elle est clairement le cœur de cette heureuse famille.
Dans tout cela, j’en oublierais presque le football, qui n’arrive pas tout de suite sur le tapis pour tout dire. Le coach qui va entrainer Michael Oher n’est clairement pas le coach Taylor, si vous voulez mon avis ! Enfin, les scènes sont pas mal faites, et en même temps assez frustrantes car elles n’illustrent pas forcément les moments les plus trépidants d’un match, mais le fait même qu’elles réussissent à nous plonger un peu dans l’action montrent qu’elles sont assez bien filmés.
The Blind Side fait passer un moment sympathique, et le film a suffisamment de cachet (et un casting assez fort) pour réussir à se démarquer. C’est déjà en soi une jolie réussite.
Réalisateur & scénariste : John Lee Hancock.
Casting : Sandra Bullock, Quinton Aaron, Kathy Bates, Tim McGraw, Jae Head, Lily Collins, Ray McKinnon, Ashley LeConte Campbell, IronE Singleton.
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February 27th, 2010 by
Fabien

Résumé : Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. Un père et son fils errent, suivant une ancienne autoroute menant vers l’océan. le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.
C’est donc la fin du Monde tel que Viggo l’a connu. Désormais il se balade avec son fils sur la route. Ils n’ont pas de but, une direction, mais pas de destination. C’est un peu comme le film qui nous entraine dans une suite de virages au détour desquels il n’y a que de la misère, plus de misère, et encore de la misère. Pas une once d’espoir. RIEN.
Je n’ai pas lu le livre, mais connaissant McCarthy, je ne serais pas surpris de découvrir que c’est pareil dans le livre. Malheureusement, c’est peut-être intéressant sur le papier, sur grand écran cela est plutôt ennuyeux. Alors certes, il y a cette sauvegarde d’humanité et d’espoir qui peut fournir matière à réflexion, mais bon, moi, j’ai juste vu un film dépressif qui semble se satisfaire en ajoutant des couches de crasses les unes après les autres.
Sur un plan cinématographique, le film a des qualités indéniables, les acteurs sont bons, mais… pffffff. Tout ça est vain. Voilà. Il faut le dire, il n’y avait pas matière à faire un film et sans l’avoir lu je vous recommande le livre qui est probablement 10 fois mieux.
Réalisateur : John Hillcoat ; Scénariste : Joe Penhall.
Casting : Viggo Mortensen, Charlize Theron, Robert Duvall, Guy Pearce, Kodi Smit-McPhee, Michael K. Williams, Bob Jennings.
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