Che – Part 1 : L’Argentin (2008)

dimanche 11 janvier 2009 à 13:39

Che - Part 1 : L'Argentin (2008)

Point de départ : Cuba, 1952 : le général Fulgencio Batista fomente un putsch, s’empare du pouvoir et annule les élections générales. Bravant ce dictateur corrompu, un jeune avocat, Fidel Castro, candidat à la députation sous la bannière du Parti du Peuple, passe à l’action.

Le Che n’a jamais été une figure historique qui me passionnait, et en fait, Cuba, je n’y connais rien. Notez ma grande honnêteté, parce que sur ce genre de biopic, les gens adorent étaler leur culture. Pas moi. Je n’ai jamais porté de tee-shirt à son effigie, de collier ou je ne sais quoi. Pourtant, je suis une grande révolutionnaire, à la différence de beaucoup de monde. Si ce n’est que je n’ai tué personne dans ma vie… On s’en doutait un peu, je suis pacifiste, moi !

Tout ça pour dire qu’il n’y avait ni idolâtrie, ni d’envie totalement inverse quand j’ai vu le film. Et… le suspense est intenable… Je me suis fait chier comme un rat mort ! Total ! Voilà, je vous ai fait une introduction inutile, dans le genre, mais quand est-ce qu’on parle du film, pour simplement vous dire que cette année, punaise, je n’ai pas de bol en ce mois de janvier, car l’ennui m’a saisie quasiment dès le début, impossible de me prendre dans le truc, c’est mou, c’est plat, Benicio Del Toro ne possède pas l’aura qui doit aller avec ce genre de personnages. La faute à qui ? A lui, à Soderbergh ? Je n’en sais rien.

Le film n’est pas chronologique, si on peut dire. D’un côté, vous avez la guérilla, le Che qui combat pour Fidel dans le but de mettre un terme au régime de Batista, et de l’autre, le discours du Che en 1964, quand il est venu aux US. Contrairement à beaucoup, je ne vois aucune originalité dans ce procédé, si ce n’est m’ennuyer encore plus. Le film n’a pas de rythme, donc ce découpage ne facilite pas vraiment la tâche. Ce n’est pas de moment de répit, en plein milieu d’un bain de sang (c’est la guerre, quand même et ça manque de sang si vous voulez mon avis), c’est à peine un éclairage sur ce qui se déroulait dans le pays. Car au fond, c’est ultra prétentieux, le parallèle étant tellement évident. Je le savais déjà que Soderbergh était quelque peu prétentieux, rien de nouveau ici.

Pas vraiment de violence, une balade dans la forêt, des discussions pas philosophique, un casting qui est comme bouffé par la forêt, incapable d’imposer sa présence sur un univers, ne prenant pas contrôle de l’histoire qu’il nous raconte. Et moi spectatrice essayant tant bien que mal de ne pas regarder l’heure, de me dire que oui, cela m’intéresse, voyons. Too bad.

Vous l’avez compris, sans doute possible, Che – Part 2, ce sera sans moi. No regrets.

Passez votre chemin.

Réalisateur : Steven Soderbergh ; Scénaristes : Peter Buchman & Benjamin A. van der Veen.
Casting : Benicio del Toro, Franka Potente, Catalina Sandino Moreno.