Classic 101 : Harvey (1950)

samedi 20 juillet 2013 à 13:48

Classic 101 : Harvey (1950) avec James Stewart

Il n’est jamais trop tard pour visionner les films que l’on aurait déjà dû voir. Pour cette raison, Critictoo Cinema se penche sur ces longs-métrages qu’on appelle classiques et qui ont marqué le septième art.

Le film : Harvey (1950)

L’histoire : Elwood P. Dowd est un aimable homme d’âge moyen, un peu excentrique et ami avec un lapin géant invisible prénommé Harvey. Les vies sociales de sa sœur et de sa nièce sont quasiment inexistantes, Elwood introduisant Harvey à toutes les personnes qu’ils rencontrent. Les deux femmes sont alors décidées à mettre un terme à cette situation désespérée…

Classic 101 : Harvey (1950) avec James Stewart

Verdict : Harvey est l’adaptation de la pièce de Mary Chase du même nom pour laquelle elle a remporté le prix Pulitzer. Il se retrouve que, de Broadway au grand écran, quasiment tout le monde a repris son rôle – à commencer par Jimmy Stewart et Josephine Hull.

La réalisation d’Henry Koster n’est pas pour autant dénuée d’un certain dynamisme, avant tout car les plans larges sont omniprésents pour laisser de la place à l’écran à Harvey, aussi invisible soit-il. Cela est appuyé par des décors où l’espace est bel et bien visible.

Bien entendu, tout cela ne tiendrait pas trop la distance sans la prestation de James Stewart dans la peau d’Elwood P. Dowd, un homme chaleureux, toujours prêt à faire plaisir, à boire un verre avec quelqu’un et à présenter Harvey, le fameux lapin géant, un pooka.

P-O-O-K-A. Pooka. From old Celtic mythology, a fairy spirit in animal form, always very large. The pooka appears here and there, now and then, to this one and that one. A benign but mischievous creature.

Harvey est donc une légère comédie que mènent Stewart et Hull, le premier d’une bonne humeur contagieuse et la seconde au bord de l’effondrement psychologique. Ils sont aussi entourés de personnages secondaires sympathiques qui viennent étayer le propos de l’œuvre sur la réelle définition de la folie et la nature du bonheur.

Derrière ce lapin invisible se cache alors une histoire sur la tolérance et l’acceptation des différences, avec un brin de fantaisie. Le film ne cherche pas à véritablement signifier si Harvey est réel ou non, au contraire, il est plutôt question de laisser la place au doute pour qu’Harvey devienne finalement une sorte de symbole sur l’ouverture d’esprit et la joie que cela apporte.

S’il est un peu dommage qu’il manque une certaine couche de complexité dans la perception de l’existence délivré par le film, Harvey est une enthousiasmante comédie avec d’excellents dialogues et des acteurs inspirés.

Years ago my mother used to say to me, she’d say, « In this world, Elwood, you must be » – she always called me Elwood – « In this world, Elwood, you must be oh so smart or oh so pleasant. » Well, for years I was smart. I recommend pleasant. You may quote me.

Réalisateur : Henry Koster ; scénariste : Mary Chase, Oscar Brodney et Myles Connolly.
Casting : James Stewart, Josephine Hull, Peggy Dow, Charles Drake, Cecil Kellaway, William H. Lynn, Victoria Horne, Jesse White.