Classic 101 : One Flew Over the Cuckoo’s Nest (Vol au-dessus d’un nid de coucou – 1975)

vendredi 23 novembre 2012 à 12:57

Il n’est jamais trop tard pour visionner les films que l’on aurait déjà dû voir. Pour cette raison, Critictoo Cinema se penche sur ces longs-métrages qu’on appelle classiques et qui ont marqué le septième art.

Le film : One Flew Over the Cuckoo’s Nest (1975)

L’histoire : Randle P. McMurphy est transféré de la prison à l’hôpital psychiatrique pour être évalué. Sous l’œil de l’infirmière en chef Ratched, il tente de bousculer l’ordre établi en poussant ses nouveaux compagnons à réaliser qu’ils ne sont pas à la merci du système. Rapidement, il doit faire face à des obstacles plus importants qu’il ne l’avait imaginé.

Verdict : Classique multi-oscarisé de Milos Forman, One Flew Over the Cuckoo’s Nest est un de ces films qui subjuguent avant tout par les performances incroyables de ses acteurs. Ici, Jack Nicholson est simplement génial et il fait plus que donner vie à Randle McMurphy, il donne une âme au film.

L’histoire est simple. Un petit criminel est envoyé dans un hôpital psychiatrique pour être évalué. Il pense avoir trouvé là une façon de passer le temps tranquillement loin de la population carcérale, mais il réalise qu’il n’a fait qu’échanger une prison pour une autre. McMurphy est un élément perturbateur qui n’accepte pas de suivre les règles des autres. Il va donc tenter de diminuer l’influence de l’infirmière en chef Ratched.

La tonalité est, malgré le contexte, relativement légère durant une bonne partie du métrage, la tragédie frappant surtout dans la dernière partie. Cela aide à rendre les personnages attachants malgré leurs névroses. Il faut aussi dire que Nicholson est très bien entouré avec notamment à ses côtés Brad Dourif, Danny DeVito ou encore Christopher Lloyd. Même Nurse Ratched, incarnée par Louise Fletcher, parvient à exister au-delà du fait qu’elle est censée représenter l’autorité.

Il faut dire que contrairement à ce que Randle semble percevoir, le personnel de l’hôpital n’est pas son ennemi au premier abord. Malgré ça, l’histoire impose naturellement une opposition qu’il va aider à exacerber, le patient rebelle représentant l’électron libre dans une société régie par la discipline et la routine. Il veut créer le chaos, mais l’ordre établi est inébranlable. L’anticonformiste se doit d’être dompté, car il est un danger pour la société, mais surtout pour lui-même. Dès lors, renier sa propre nature est le seul moyen qui lui est donné pour revoir le monde extérieur. Soit il obtempère, soit il est condamné à se perdre.

Il est un peu dommage que sur la fin, les personnages ne deviennent que des arguments servant à parfaire le message du film, mais cela n’affecte pas réellement l’impact de la conclusion.

En tout cas, One Flew Over the Cuckoo’s Nest est un film possédant une grande part d’humanité qui dépasse son approche métaphorique. C’est ce qui en fait une œuvre réellement pertinente et sa mise en scène lui a apporté son titre de classique qui n’est pas volé.

Réalisateur : Milos Forman ; Scénaristes : Lawrence Hauben, Bo Goldman.
Casting : Jack Nicholson, Louise Fletcher, William Redfield, Brad Dourif, Danny DeVito, Sydney Lassick, Christopher Lloyd, Will Sampson.