Snow White and the Huntsman (Blanche Neige et le chasseur – 2012)

mercredi 12 septembre 2012 à 10:10

Avec Mirror Mirror, Snow White and the Huntsman (Blanche Neige et le chasseur) était l’autre film de l’année à s’attaquer au conte de Blanche Neige. Si le premier était une comédie, le second se présente comme un ambitieux film de fantasy qui tient difficilement ses promesses.

Kristen Stewart est Blanche neige, princesse de Tabor, fille du roi Magnus et de la reine Eleanor. Vous connaissez l’histoire : sa mère meurt et la méchante belle-mère s’installe, puis finit par engager le chasseur pour se débarrasser d’elle. Ici, la méchante belle-mère est incarnée par Charlize Theron qui prend le pouvoir à l’aide d’une stratégie cheval de Troie (qui semble à différents niveaux avoir inspiré pour le récit).

Charlize Theron envoûte donc avec sa beauté froide et fait plonger le pays dans une ère sombre. Esthétiquement parlant, Snow White and the Huntsman possède un certain style. Les robes de Theron sont sublimes (comme l’actrice), les décors sont travaillés (malgré un château un peu petit à mon goût), et il y a clairement une volonté de grandeur qui est cependant rarement atteinte. Disons que ce n’est pas le Seigneur des Anneaux, loin de là. Le film aurait pu posséder visuellement plus de grandeur, mais le réalisateur Rupert Sanders a une vision plutôt limitée et par moment plate.

Ce n’est pas non plus aidé par le fait que le film se contente trop souvent d’enchainer les situations plutôt que de dérouler et étoffer une intrigue. Il y a un manque d’approfondissement des personnages qui est désolant. Si l’approche plus sombre choisie pour raconter l’histoire est plus qu’intéressante, tout au niveau du scénario se montre des plus superficiels. Il y a aussi quelques problèmes de rythme qui n’arrange rien.

Si ce n’était pas assez, Kristen Stewart est assez monolithique, ce qui est problématique, vu qu’on est censé vouloir la suivre n’importe où. Que ce soit la pureté de Blanche Neige ou sa détermination à ramener la prospérité au peuple, elle ne fait rien ressentir. Le passage où elle fait son discours avant la bataille finale est des plus frustrants, il n’y a pas une once de William Wallace qui sommeille en elle.

À côté, Charlize Theron se montre charismatique mais, comme Chris Hemsworth d’ailleurs, elle se retrouve vite à jouer sur un même registre, le scénario n’offrant que peu de possibilités pour faire plus. Et, c’est pareil pour approximativement tout le monde, nains compris.

Présenté comme un film de fantasy épique, Snow White and the Huntsman n’atteint pas son objectif. Il y avait du potentiel et si certaines images le retranscrivent bien, j’ai trouvé le résultat médiocre et un peu trop oubliable.

Réalisateur : Rupert Sanders ; Scénaristes : Hossein Amini, Evan Daugherty et Evan Spiliotopoulos.
Casting : Charlize Theron, Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Sam Claflin, Sam Spruell, Christopher Obi, Ian McShane, Nick Frost, Bob Hoskins, Toby Jones, Eddie Marsan, Ray Winstone, Brian Gleeson, Johnny Harris.