Dark City (1998)

samedi 14 août 2010 à 23:02

Résumé : Se réveillant sans aucun souvenir dans une chambre d’hôtel impersonnelle, John Murdoch découvre bientôt qu’il est recherché pour une série de meurtres sadiques. Traqué par l’inspecteur Bumstead, il cherche à retrouver la mémoire et ainsi comprendre qui il est. Il s’enfonce dans un labyrinthe mystérieux où il croise des créatures douées de pouvoirs effrayants. Grâce au docteur Schreber, Murdoch réussit à se remémorer certains détails de son passé trouble.

Voilà bien longtemps que je n’avais pas mis le DVD de Dark City dans le lecteur. C’est un peu comme tous ces films que je regardais régulièrement il y a de ça quelques années, j’ai fini par les laisser prendre la poussière car je les connaissais trop. Mettre de l’écart entre chaque visionnage permet de mieux apprécier.

Ici, ce n’était pas une redécouverte totale, car je garde quand même pas mal de souvenirs, mais le temps aidant, il y avait des bouts d’intrigues qui se sont effacés de ma mémoire, comme une partie de l’histoire avec l’inspecteur Bumstead et son ancien collègue qui a perdu la tête, ou trouver la raison.

Mais ce que je craignais un peu de ne pas retrouver c’était l’ambiance. La dernière fois que j’ai revu The Crow, ça avait été une grosse déception, le film m’était apparu très largement en dessous de ce que je croyais qu’il était, en grande partie parce que l’édition DVD était pourrie et que l’image avait perdu sa noirceur. Bref, ici, je savais que le DVD n’allait pas me trahir, mais les souvenirs embellissent les choses. Résultat, visuellement, ça a vieilli et je ne parle pas des acteurs qui ont également pris de l’âge, forcément.

Certains effets spéciaux ne passent plus très bien et j’ai bien plus pris conscience des limites que le budget a dû imposer à l’époque. Étonnement, personne ne semble avoir suggérer qu’on le refasse, ça devrait arriver dans la décennie à venir.

En attendant, l’histoire se déroule avec peu de temps morts et, connaissant l’histoire, je regrette que certains points n’aient pas été plus détaillés. En tout cas, la mise en place de l’intrigue est plus brouillonne que dans mes souvenirs. En fait, il n’y a pas que ça, car en enchainant sans trainer, il y a de légères ellipses qui semblent s’imposer inévitablement et c’est dommage, car cela nuit à la cohérence de certains rebondissements.

Quoi qu’il en soit, Dark City possède encore sa capacité à divertir avec une histoire qui n’est plus aussi inventive aujourd’hui qu’à l’époque où elle a été mise en image, mais qui n’est pas pour autant dénuée de qualités. Le casting est convaincant et arrive à bien vendre les idées les plus simples comme celles qui sont plus difficiles à cerner. Malgré tout, c’est quand même plus simpliste que dans mes souvenirs quand on s’attarde sur les thématiques et le message du film. La forme était vraiment ce qui était le plus réussi à l’époque et on peut dire que c’était une bonne compensation.

Aujourd’hui, le film voit son statut de culte légèrement terni, mais est toujours vivace dans l’univers des films de genre. Ce n’est pas démérité. Cela dit, le poids des âges se fait déjà sentir un peu trop et cela ne risque pas de diminuer. Espérons qu’à un moment, il finira par paraitre complètement ancré dans son temps afin, comme beaucoup de films des ‘80s, de devenir quelque peu intemporel. Il va encore falloir quelques années pour voir si c’est le cas où s’il finit par ne devenir que l’ombre de son souvenir.

Réalisateur & Scénariste : Alex Proyas.
Casting : Rufus Sewell, Kiefer Sutherland, Jennifer Connelly, William Hurt, Richard O’Brien, Ian Richardson, Bruce Spence, Colin Friels, Melissa George.