Donnie Darko (2001)

mercredi 26 janvier 2011 à 23:23

J’adore Donnie Darko. Autant mettre ça au clair tout de suite, c’est mon film préféré, tout simplement. Je suis allé le voir au cinéma quand il est sorti suite à une critique positive dans Premiere et après ça, le DVD tournait plus que régulièrement dans le lecteur. À chaque fois que je ne savais pas quoi regarder, j’optais pour Donnie Darko au point que j’ai fini par le connaitre vraiment sur le bout des doigts. Pour le coup, j’ai commencé à le regarder de moins en moins pour pouvoir occasionnellement en profiter de nouveau pleinement.

Sa place dans le top 250 imdb me fournit donc l’opportunité de me replonger une nouvelle fois dedans. Notons que j’ai opté pour la version cinéma et non la Director’s Cut. Je pourrais toujours la revoir un jour pour vous en parler, mais pas aujourd’hui.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Donnie Darko parle donc de Donnie, un adolescent perturbé qui voit un lapin géant nommé Frank qui lui annonce la fin du monde. Poussé par Frank, il va se mettre à injecter une pointe de chaos dans l’univers dans lequel il vit, à Middlesex en 1988. Donnie cherche quand même à comprendre ce que Frank veut et va alors s’intéresser au voyage dans le temps.

Malgré tout l’amour que j’ai pour le film, je sais qu’il a quelques défauts dus à son budget limité, mais cela n’enlève rien à la parfaite maitrise de son histoire, à l’ingéniosité de sa mise en scène, et à sa bande-son irréprochable. Cette dernière donne au film son âme, l’ancrant dans son époque tout en fusionnant avec les images pour délivrer des scènes étrangement envoutantes.

Mais si j’aime autant le film, c’est parce qu’il me parle énormément. C’était fortement le cas la première fois que je l’ai vu, et ça l’est toujours aujourd’hui – que ce soit les questionnements sur la place de chacun dans la société ou les thématiques de science-fiction, et même son iconographie. Bien entendu, je ne suis pas schizophrène comme Donnie, mais ça n’enlève pas le fait que son malaise peut trouver un écho chez tous ceux qui se posent des questions.

Pour finir, si vous ne l’avez pas vu, il vous sera nécessaire de le regarder au moins deux fois. Richard Kelly a fièrement dit qu’il avait fait son film pour qu’on soit obligé de le revoir pour le comprendre. Le fait est que plus on le voit et plus on est sensible à tous les détails des plus flagrants aux plus anecdotiques qui sont parsemés d’un bout à l’autre et qui construisent l’histoire petit à petit, utilisant même les concepts expliqués dans le film pour y parvenir.

Comme je le disais, j’adore ce film, et je devrais sérieusement envisager de recommencer à le revoir plusieurs fois par an, car il m’avait manqué. Il faut juste que je me procure le Blu-Ray qui est enfin disponible, car sur mon DVD, les sous-titres sont incrustés pour la VO, impossible de s’en débarrasser et je déteste ça, ça me distrait durant le visionnage, même si ici, ils sont discrets.

Et enfin, il y a une suite, S. Darko, évitez là comme la peste, c’est juste horrible tellement c’est nul.

Réalisateur & Scénariste : Richard Kelly.
Casting : Jake Gyllenhaal, Jena Malone, Mary McDonnell, Holmes Osborne, Katharine Ross, James Duval, Maggie Gyllenhaal, Drew Barrymore, Patrick Swayze, Noah Wyle.