Classic 101 : Double Indemnity (Assurance sur la mort – 1944)

lundi 09 avril 2012 à 16:37

Il n’est jamais trop tard pour visionner les films que l’on aurait déjà dû voir. Pour cette raison, Critictoo Cinema se penche sur ces longs-métrages qu’on appelle classiques et qui ont marqué le septième art.

Le film : Double Indemnity (1944)

L’histoire : Walter Neff est un vendeur d’assurances accompli chez Pacific All Risk. Tard, un soir, il retourne à son bureau, pour enregistrer sa confession à l’intention de son ami et patron Barton Keyes. Il lui révèle avoir commis un meurtre pour avoir la fille et l’argent et n’avoir obtenu à l’arrivée aucun des deux.

Avec : Fred MacMurray, Barbara Stanwyck, Edward G. Robinson, Porter Hall, Jean Heather, Tom Powers, Byron Barr, Richard Gaines, Fortunio Bonanova, John Philliber.

Les raisons du visionnage : Avec plusieurs nominations aux Oscars et une jolie place dans le haut du Top 250 Imdb, Double Indemnity est un thriller noir établi comme une référence qui influa sur tout le genre en imposant un standard pour tous ceux qui suivirent.

Le Verdict : Double Indemnity délivre l’histoire d’un homme qui a tout perdu. Dès le début, on est au courant du crime qu’il a commis et de ce qui l’a poussé à agir ainsi. L’histoire est donc très simpliste et s’inscrit définitivement dans les classiques : un homme et une femme s’associent pour se débarrasser du mari de cette dernière. Le titre tire d’ailleurs son origine dans l’assurance qui payait double si la personne mourait accidentellement.

Avec Walter qui nous raconte les évènements, le film se déroulant alors majoritairement en flashback, il est évident que cela va mal tourner. L’intérêt réside dans la mise en place du plan et de ce qui va finalement causer sa perte au point qu’il en vient alors à la confesser.

Double Indemnity possède un esthétisme soigné, qui joue beaucoup avec la lumière et les ombres qui enveloppent réellement les personnages. C’est donc visuellement beau et fait écho au jeu des apparences des protagonistes, qui ne sont pas forcément ce que l’on croit – en tout cas, pour les deux principaux.

Malgré sa perruque qui obsède par moment, Barbara Stanwyck mérite amplement la nomination aux oscars qu’elle a décroché, elle est tout simplement épatante du début à la fin, faisant graduellement évoluer son personnage qui manipule en se montrant faible et qui se dévoile au fur et à mesure comme une femme qui est prête à tout pour obtenir ce qu’elle veut. À côté, Walter se montre être moins sûr de lui, par moment bien plus dans l’esbroufe et on assiste alors à son effritement, bien qu’il continue tout du long à devoir faire semblant.

C’est clairement un classique qui a influencé tout un genre et cela se ressent encore. Ce n’est pas pour autant que Double Indemnity en ressort dépassé, il n’a aucunement perdu de sa verve, grâce à des lignes de dialogues qui sont intelligentes, une réalisation maitrisée et des personnages complexes qui compensent pour une intrigue qui ne l’est pas beaucoup.