Explorer la filmographie de Robert Downey Jr. : True Believer, Soapdish, Iron Man, U.S. Marshals

jeudi 15 août 2013 à 11:41

Robert Downey Jr

En 2010 (déjà !), je m’étais lancée dans un challenge pour visionner les films avec Robert Downey Jr. datant des années 2000 que je n’avais pas vu. La tâche fut quasiment accomplie, à l’exception de Game 6. Après tout ce temps, j’ai donc décidée de revenir de nouveau sur la carrière de l’acteur, mais cette fois-ci sans me cantonner à une période temporelle précise. Ce sera autant l’occasion de découvertes que de revisionnages pour certains films. Cela ne suivra pas une chronologie précise, mais sera plutôt en fonction de mes envies et de ce que j’arriverais à me procurer aussi.

Enfin, on commence l’exploration avec True Believer, Soapdish, Iron Man et U.S. Marshals.

Robert-True-Believer

Dans True Believer, Robert Downey Jr. campe un avocat idéaliste qui fait tout pour travailler avec Eddie Dood (James Woods), connu pour être un grand défenseur des droits civils, mais qui a dérivé pour maintenant s’occuper de dealers de drogues. Poussé par son nouveau collègue, il prend l’affaire de Shu Kai Kim, un coréen emprisonné pour un meurtre de gang qui vient de tuer quelqu’un en prison.

True Believer est un film que Woods porte sur épaules, éclipsant quasiment tout le monde, Robert Downey Jr. réussissant tout de même à saisir quelques moments. Le film transpire les années 80-90, que ce soit dans sa construction ou ses thématiques. Il en ressort aujourd’hui une œuvre judiciaire sympathique à suivre bien que plutôt conventionnelle. Le film est sorti en France sous le titre Coupable ressemblance.

Robert Downey Jr. - Soapdish

Direction le monde du soap avec Soapdish dans lequel Robert Downey Jr. tient un second rôle, celui du scénariste sous le charme d’une des actrices qui va alors le pousser pour qu’il évince par tous les moyens possibles la star du show, campée par Sally Field. Cette dernière est donc la tête d’affiches de Soapdish, qui utilise tous les clichés du genre pour développer son histoire et cela donne un certain nombre de retournements de situations – certains plutôt prévisibles.

Il en ressort un film dynamique, qui critique le soap et le système de production autant qu’il le respecte et lui fait honneur. Pour le coup, le film est très sympathique, léger et drôle et les acteurs sont le plus souvent déchainés, surtout Sally Field et Kevin Kline. Whoopi Goldberg est la seule à insuffler un peu de stabilité dans l’ensemble et son personnage est le moins efficace. Robert Downey Jr. possède un rôle secondaire fort sympathique, qui dynamise bien l’intrigue et qui a quelques scènes purement excellentes. Le film est sorti en France sous le titre La télé lave plus propre.

Robert Downey Jr. - Iron Man

Je ne crois pas qu’il soit vraiment nécessaire de présenter Iron Man, le film qui a complètement relancé la carrière de Robert Downey Jr. et qui a fait de lui une superstar à 50 millions de dollars.

L’acteur est donc le multimilliardaire de génie Tony Stark/Iron Man, s’étant tellement approprié le rôle que la limite entre l’acteur et le personnage s’est quelque peu floué ces dernières années – la faute aussi au fait qu’il n’a fait plus ou moins que campé le rôle ou des dérivés en terme de performances ses dernières années. Cela n’a pas a diminué l’impact qu’il a eu dans le premier Iron Man, le film reposant entièrement sur lui – et son alchimie avec Gwyneth Paltrow dans la peau de l’excellente Pepper Potts.

Robert-us-marshals

Robert Downey Jr. se retrouve à travailler avec  l’US Marshal Sam Gerard dans U.S. Marshals dans une sorte de suite au film The Fugitive, si ce n’est que cette fois-ci, Tommy Lee Jones poursuit Wesley Snipes.

Robert Downey Jr. a décrit le film comme « Possibly the worst action movie of all time » – ce qui est sous-estimé ce qu’Hollywood est capable de produire. Cependant, U.S. Marshals ne résiste pas très bien au temps, si ce n’est avant tout pour Tommy Lee Jones qui est ultra concentré sur ce qu’il fait, peut-être dans le but qu’on ne se rende pas trop compte de l’absurdité du scénario. Tout est prévisible d’un bout à l’autre du long-métrage, malgré le fait que les personnages s’entêtent plus ou moins dans leurs décisions, même quand tout leur dit de faire le contraire. C’est donc plutôt navrant et Robert Downey Jr. n’arrange pas trop les choses, sa performance étant peu inspirée.