Free Enterprise (1998)

mardi 13 juillet 2010 à 22:58

Résumé : Mark et Robert sont des scénaristes/réalisateurs. En pleine crise existentielle, ils rencontrent William Shatner, leur héros qui ne se révèlera pas être celui qu’ils imaginaient.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu parler de ce film, mais vu qu’on commence à discuter casting pour une suite, je me suis dit qu’il serait peut-être temps de le voir.

Free Enterprise est une production indé des ‘90s, et comme la majorité dont on parle encore aujourd’hui, elle a acquis un certain statut de « culte ». Ce film est d’ailleurs décrit comme étant le Swingers pour les geeks. Autant prendre un autre culte de l’époque pour expliquer le pitch, ça permet de poser l’ambiance. Étonnement, je n’aurais pas pu définir le film d’une meilleure façon, car c’est la même chose, comprendre une comédie relationnelle sur des mecs bossant dans le monde du cinéma, durant les ‘90s, et qui parlent de leurs vies amoureuses, de leur avenir, et de leur amitié, tout en trainant dans des bars, et des comic books shop…

Qu’apporte-t-il de plus que Swingers, en dehors des métaphores composées avec Star Trek et Logan’s Run ? Et bien, il y a William Shatner. Certes, c’est décevant de voir qu’il n’est pas vraiment exploité, mais chacune de ses apparitions remonte sérieusement le niveau, surtout que le métrage dure pratiquement 2h et que c’est régulièrement saoulant. Il faut dire aussi que je n’avais pas été très bon client de Swingers, alors avoir un film dans la même veine qui a juste le mérite de régulièrement ajouter des paraboles « geeks », ça ne change pas grand-chose. Surtout que, ayant moi-même eu des discutions interminables sur des séries et films de SF, et, avouons-le, étant un geek, j’ai du mal à réellement comprendre comment le blah blah émotionnel/romantico-existentiel trouve une place dans tout ça. C’est une combinaison qui sonne presque ne pas être naturelle…

Enfin bon, c’est long, il y a ponctuellement de bons moments, et les acteurs ne sont pas tous très inspirés. Pas très mémorable, mais je suppose qu’en le replaçant dans le contexte et l’absence de film s’adressant à ce point aux geeks à l’époque, il n’est pas très difficile de comprendre pourquoi il a acquis son titre de film culte – car les geeks adorent qu’on parle d’eux et adorent parler d’eux, et font d’un film un culte.

Réalisateur : Robert Meyer Burnett ; Scénaristes : Robert Meyer Burnett & Mark A. Altman.
Casting : Eric McCormack, Rafer Weigel, Audie England, William Shatner, Phil LaMarr, Thomas Hobson.