G.I. Joe: Retaliation (Conspiration – 2013)

jeudi 11 juillet 2013 à 9:48

G.I. Joe: Retaliation (Conspiration - 2013)

Sorti en 2009, G.I. Joe: The Rise of Cobra était aussi confondant de débilité qu’il était divertissant. Un peu comme si, par accident, Stephen Sommers avait décidé d’assumer pleinement le type de réalisateur qu’il était et qu’il n’avait ainsi pas essayé de livrer plus qu’un joyeux festival de n’importe quoi juste pour le délire. En dépit de ça, c’était relativement oubliable quand même et une suite n’était pas spécialement nécessaire.

G.I. Joe est donc de retour avec Retaliation, un second opus qui prend place quelque temps après le premier et qui s’engage dans une direction légèrement différente, changeant au passage une bonne partie de son casting. Channing Tatum est tout de même présent au début, mais il sera éliminé avec la majorité des Joes suite à l’exécution du dernier plan diabolique concocté par Cobra. Un groupe de survivants dirigés par Dwayne Johnson s’occupera alors de combattre l’ennemi avant que le monde ne soit détruit.

G.I. Joe: Retaliation (Conspiration - 2013)

Dans le mélange, on jettera Bruce Willis qui n’est là que pour mettre son nom sur l’affiche et encaisser un chèque. Sérieusement, il ne sert pas à grand-chose et c’est à peu près tout ce qu’on peut dire à son sujet ici. Il mène sa carrière comme il le veut, pourquoi ne pas venir balancer quelques one liners dans un film bourrin à l’occasion ?

Quoi qu’il en soit, nous avons des nouveaux Joes, Roadblock (Dwayne Johnson), Flint (D.J. Cotrona) et Lady Jaye (Adrianne Palicki), et ils font ce qu’on attend d’eux : tout péter, sans faire dans le détail. G.I. Joe: Retaliation nous joue la carte de l’explosif et ira jusqu’au bout avec elle. On ne peut pas dire que cette suite tente de trahir l’esprit du premier film, même si Jon M. Chu se prend un peu plus au sérieux que Sommers et essaie par moment de servir du vrai drama, sans trop de succès. Allez savoir pourquoi, quelqu’un a pensé qu’offrir des backstories aux personnages pour leur donner une dimension plus humaine pouvait fonctionner dans un tel film. Chu n’est visiblement pas à l’aise avec ce genre de choses, tout comme les acteurs qui sont surtout venus pour nous servir de l’action, pas des dialogues.

G.I. Joe: Retaliation (Conspiration - 2013)

G.I. Joe: Retaliation (Conspiration - 2013)

Le gros point faible se trouve ainsi avec deux des protagonistes iconiques de la franchise, Storm Shadow (Byung-hun Lee) et Snake Eyes (Ray Park) – qui sont rejoint par Jinx (Elodie Yung), la dernière padawan. On leur offre une histoire des plus mal écrite qui tourne autour de leur maitre assassiné, mais qui n‘est en grande partie qu’une pauvre excuse pour forcer le film à s’engager dans une direction qui n’ajoutera au final que du dépaysement et un peu de ridicule. Le reste de leur intrigue est à jeter et elle deviendra dès lors rapidement lourde.

Bref, G.I. Joe: Retaliation trouve étrangement le moyen de s’égarer, alors qu’il n’y avait qu’à foncer dans le tas. Heureusement, Dwayne Johnson démontre une fois de plus qu’il pouvait porter sur ses immenses épaules le poids de n’importe quel film d’action avec efficacité et sans oublier d’ajouter une pointe de second degré quand nécessaire, ce qui aide l’ensemble à arriver au générique sans trop de difficultés.

On ne pouvait pas attendre quoi que ce soit d’une telle suite et, dans ce sens, G.I. Joe: Retaliation ne déçoit pas. Il passe cependant à côté de l’opportunité de rendre cette franchise encore plus folle, ce qui l’aurait peut-être aidé à ne pas être totalement anecdotique, et c’est là le principal échec de ce film.

G.I. Joe: Retaliation (Conspiration - 2013)

Réalisateur : Jon M. Chu ; Scénaristes : Rhett Reese, Paul Wernick.
Casting : Dwayne Johnson, Bruce Willis, D.J. Cotrona, Byung-hun Lee, Adrianne Palicki, Ray Park, Jonathan Pryce, Ray Stevenson, Channing Tatum.