Groundhog Day (Un jour sans fin – 1993)

mardi 25 janvier 2011 à 23:21

Je suis quelque peu en avance sur le planning, si je puis dire, mais ayant eu envie de regarder une comédie, j’ai saisi l’occasion pour revoir Groundhog Day, qui se trouve dans le top 250 Imdb et qui va être d’actualité vu que nous approchons du jour de la marmotte (le 2 février).

L’histoire n’a donc toujours pas changé avec les années, c’est celle de Phil Connors, incarné par Bill Murray, météorologiste égocentrique, qui couvre le jour de la marmotte pour la quatrième fois à son grand désespoir. Il se rend donc dans la petite ville de Punxsutawney, en compagnie de la productrice Rita (Andy McDowell) et du caméraman Larry (Chris Elliott). Il ne veut qu’une chose : que cette journée se termine. Celle-ci va se répéter sans fin !

Cela fait beaucoup trop d’années que j’ai vu le film pour y mettre un chiffre dessus, mais il m’avait pas mal marquée, ce qui fait que j’en avais gardé un très bon souvenir (j’avais adoré en fait) et que j’avais encore certains passages en mémoire. Bien entendu, entre les oublis obligatoires dans le cas présent et l’âge, la vision du long-métrage n’est pas la même.

Groundhog Day joue donc sur l’idée de perfectionnement de soi, si ce n’est que c’est poussé à l’extrême. En attendant, le film jongle entre un humour franc, simple, cynique, une dose d’émotions, une autre de drame, de la romance, et un brin de poésie.

J’aime beaucoup les histoires sans fin quand elles parviennent à pousser les personnages dans leurs retranchements. Après tout, quand on sait qu’il n’y a pas de lendemains, il n’y a pas réellement de limite, et finalement avec le temps imparti, l’histoire parvient à faire passer Phil par quasiment tout. Les journées s’enchainent, perfectionnant jour après jour son rendez-vous, orchestrant son vol, épuisant les techniques de suicide. Les différents états émotionnels y passent, et même si j’avoue que l’aspect bon samaritain est poussé à son extrême à la fin, l’important dans l’histoire est que Phil a mûri (et appris à faire du piano et de la sculpture sur glace !), ayant appris à se connaître et à connaître les autres. Cela sonne un peu gentillet, mais on peut dire que la dose de cynisme que le personnage délivre est largement suffisante pour compenser cet aspect.

Enfin, malgré tout cela, j’ai quand même trouvé que le film avait quelques petites longueurs, rien de bien méchant, mais qui s’accorde plus ou moins à divers changements de ton dans le film.

Groundhog Day reste un film à voir, parvenant finalement à se montrer réfléchi et drôle derrière une certaine simplicité.

Réalisateur : Harold Ramis; Scénaristes : Danny Rubin, Harold Ramis
Casting : Bill Murray, Andie MacDowell, Chris Elliott, Stephen Tobolowsky, Brian Doyle-Murray, Rick Ducommun, Rick Overton, Robin Duke, Marita Geraghty, Harold Ramis