High Fidelity (2000)

lundi 29 mars 2010 à 22:55

Résumé : Rob Gordon tient à Chicago une boutique de disques fréquentée par des amateurs de vinyles, d’albums rares et ésotériques des années soixante et soixante-dix. Sa vie entière est placée sous le signe de la pop. C’est en elle qu’il puise le courage d’affronter le quotidien, c’est elle qui l’accompagne depuis toujours dans ses tribulations sentimentales et donne un sens à son existence. Après avoir enduré moult ruptures, Rob est une fois de plus plaqué. Il s’efforce de comprendre les raisons de ce nouvel échec. Il décide de relancer ses ex pour trouver la clé de l’énigme…

Il m’aura fallu 10 ans pour voir High Fidelity, comme quoi le temps passe vite. À l’époque de sa sortie, le film avait eu de bonnes critiques, et j’avais eu envie de le voir, mais je ne l’avais pas fait. J’avais l’idée stupide de lire le livre avant. Le genre de choses qui m’a poussée à mettre un paquet de films au placard. Maintenant, je ne tiens plus trop compte de cela (en tout cas, j’évite, même si les vieux démons sont toujours là) et ironie, j’ai finalement lu le livre, auquel l’adaptation est fidèle.

Enfin, High Fidelity, c’est à la base l’une des rares comédies romantiques mettant en avant le point de vue d’un homme, celui de Rob Gordon, incarné par John Cusack, après avoir été largué par sa copine. Dans un processus pas très original (détail qui est même pointé dans le film), Rob va vouloir reprendre contact avec les femmes qui ont eu un gros impact dans sa vie amoureuse, pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné.

Cette partie n’occupe finalement pas grand-chose, Rob passant une partie du film à courir après Laura, de façon parfois pathétique, mais étrangement réaliste. Car Rob n’est pas tout en poésie, et tout l’intérêt réside dans son univers musical, le fait qu’il s’adresse à la caméra, exprimant de cette façon ses pensées.

High Fidelity n’a pas trop vieilli sur le plan musical, ce qui aurait pu arriver quand on joue aux jeux des références. Il est aussi réussi sur le plan des portraits humains et tout particulièrement des scènes au magasin de Rob. Là où il a pris un coup de vieux quand même (au-delà des acteurs), c’est sur le style vestimentaire. Oui, 10 ans, ça se ressent !

Enfin, dans son ensemble, High Fidelity est un bon film, possédant des dialogues qui font mouche et des scènes purement excellentes. La combinaison ne dure pas sur tout le métrage, avec un côté au final assez conventionnel, donnant un petit goût fade à un film qui a pourtant l’avantage de mettre en scènes des personnages extrêmement humains et loin d’être sorti de la machine cinématographique.

Ce n’est donc pas exempt de défauts, mais j’ai passé une bonne soirée.

Réalisateur : Stephen Frears; Scénaristes : D.V. DeVincentis, Steve Pink, John Cusack, Scott Rosenberg, d’après le roman de Nick Hornby.
Casting : John Cusack, Iben Hjejle, Jack Black, Todd Louiso, Joan Cusack, Tim Robbins, Catherine Zeta-Jones, Lisa Bonet, Sara Gilbert, Joelle Carter, Lili Taylor, Natasha Gregson Wagner.