Inglourious Basterds (2009)

dimanche 29 novembre 2009 à 18:49

Inglourious Basterds (2009)

Résumé :  Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l’exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s’échappe de justesse et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d’une salle de cinéma.Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. « Les bâtards », nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l’actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l’entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle…

N’étant pas un fan de Tarantino, on ne peut pas dire que j’attendais des miracle de son dernier film, surtout que celui-ci, il en parle depuis… très longtemps. En fait, la première fois que je l’ai entendu parler de son film sur la Seconde Guerre Mondiale, c’était à Nulle Part Ailleurs avec Gildas probablement à l’époque de la promotion pour l’excellent Jackie Brown. Depuis il a fait d’autres films, comme le duo Kill Bill que je n’ai pas vraiment trouvé bon. Le premier, ça va, le second est juste mauvais. Mais passons, je me suis épargné le trip Grindhouse et j’ai laissé le bénéfice du doute à cet Inglourious Basterds.

J’ai bien fait, car malgré sa forme qui parfois arrive à ennuyer, le divertissement est assez correct. Mais commençons par le commencement. Comme toujours, Tarantino n’invente rien, il emprunte à droite et  à gauche. On ouvre donc le film avec une séquence très western. On nous pose alors les bases de l’histoire de Shoshanna, une juive qui survivra jusqu’au jours où l’opportunité de sa vengeance frappera à sa porte. Le film est chapitré et, donc, chaque passage nous  raconte son bout d’histoire, le tout allant dans une seule et même direction. La seconde séquence nous introduit aux Basterds avec une certaine arrogance bien américaine qui colle parfaitement aux personnages. Tout le monde est en place, mais il faut créer les conditions pour la suite. Le film va alors démontrer un de ses plus gros défauts, pour ne pas dire Son Défaut : blah blah blah. Qu’est-ce que ça parle ! le problème, c’est qu’au montage, on aurait pu tailler là dedans sans trop de soucis et parvenir à couper une demi-heure sans vraiment entacher quoi que ce soit. Mais ça n’a pas été fait, donc, on va se noyer dans les dialogues. Les différentes langues ne m’ont pas dérangé du tout, mais il semble que pour certains ça a été le cas. J’ai apprécié que les acteurs français choisis savent jouer en français, ce qui n’est pas toujours le cas dans les films ricains, mais là, vu comme ça parle, heureusement que ça l’est.

Bon, il y a un peu d’action, pas trop. On retrouve le style Tarantino dans ses abus iconographiques et ses « hommages« . Ce qui fonctionne, ce sont les personnages et leurs motivations. Le reste déçoit par moment, car à force de parler, les personnages vendus sur leur fonction physique n’ont pas l’occasion de s’exprimer – la médaille à Til Schweiger qui a une bonne intro, mais qui n’aura pas vraiment grand chose d’autres.

Pour finir, je ne comprends pas vraiment pourquoi le film s’appelle Inglourious Basterds, car les Basterds auraient bien pu être enlevé de l’image et on aurait certainement eut un très bon film d’1h30 qui aurait été plus facile à avaler. L’équipe de Brad Pitt apporte une touche marketing plus accrocheuse, mais ce sont clairement Mélanie Laurent et le Colonel Landa qui offrent au métrage sa densité.

En location

Réalisateur & scénariste : Quentin Tarantino
Casting : Melanie Laurent, Brad Pitt, Christoph Waltz, Diane Kruger, Eli Roth, B.J. Novak, Michael Fassbender, Samm Levine, Mike Myers, Julie Dreyfus, Paul Rust, Maggie Cheung, Samuel L. Jackson