Iron Man 2 (2010)

samedi 04 septembre 2010 à 20:38

Résumé : Le monde sait désormais que l’inventeur milliardaire Tony Stark et le super-héros Iron Man ne font qu’un. Malgré la pression du gouvernement, de la presse et du public pour qu’il partage sa technologie avec l’armée, Tony n’est pas disposé à divulguer les secrets de son armure, redoutant que l’information atterrisse dans de mauvaises mains. Avec Pepper Potts et James « Rhodey » Rhodes à ses côtés, Tony va forger de nouvelles alliances et affronter de nouvelles forces toutes-puissantes…

L’homme de fer est de retour dans un second opus, qui a pour objectif de nous en foutre plein la vue, tout en évitant le mieux possible d’avoir un scénario qui pourrait s’avérer plus étoffé que le premier.

Donc en gros, le film s’ouvre sur beaucoup d’esbroufe, un élément qui viendra pimenter comme il se doit le métrage de quasiment 2 heures à plusieurs reprises. C’est censé bien entendu nous montrer le narcissisme et la mégalomanie de Tony Stark, un homme qui aime avoir les projecteurs portés sur lui. Ce n’est pas une mauvaise idée, surtout que cela participe à créer un peu de duplicité vis-à-vis de l’homme qui ne porte pas l’armure et qui est en train de se noyer dans la bouteille pour mieux affronter la mort. Il y a donc une certaine volonté de jouer sur la psychologie du personnage, et même si je préfère le Tony Stark plus complexe et ingénieur de génie que le showman, les deux sont là pour créer le personnage (Robert Downey Jr. étant excellent sur toutes les facettes). Le problème est que le film est en roue libre, ce qui empêche réellement ces thématiques de prendre l’épaisseur nécessaire et pousser Iron Man 2 au rang supérieur.

Au lieu de cela, j’ai trouvé que le film jouait dans la même cour que le premier, et un peu de complexité n’aurait pas fait de mal. L’adversaire – aka Justin Hammer – se révèle à mon goût un peu trop caricatural. Le personnage est unidimensionnel et le scénario joue  sur le fait qu’il aimerait avoir l’envergure de son concurrent. En parallèle, il y a de l’abus à le rendre pas très compétent, ce qui ne le crédibilise pas beaucoup (il est quand même à la tête d’une énorme entreprise). Peut-être que s’il trouve sa route dans Iron Man 3 ou 4, le personnage pourra s’affirmer. Là il est juste bloqué entre le show de Iron Man et la volonté de Ivan Vanko de faire la peau à l’adversaire. J’ai d’ailleurs bien aimé sa façon de prendre ce que Justin Hammer lui donnait pour détruire Tony Stark à sa façon (bien que c’est sûrement sur le seul point où Hammer a raison). Bref, c’est gâcher le talent de Sam Rockwell.

Dans tout ça, le film nous prépare aussi à Avengers, en nous introduisant la veuve noire et Le Shield. La première tire son épingle du jeu, même si je n’ai pas été ultra convaincue par la scène d’action (et là, je parle de la mise en scène, pas de Scarlett qui s’en tire bien). Autrement, Samuel L. Jackson ne fait pas un très bon Nick Fury à mes yeux, ou disons qu’il ne parait pas vraiment se donner la peine de jouer quoi que ce soit. Tout ceci n’est pas forcément des plus utiles, mais ce ne sont pas des obstacles au développement du film.

Et puis, il n’y a pas la scène ou Pepper (j’aime ce prénom!) embrasse le casque d’Iron Man comme on voyait dans la bande annonce ! Je sais, on s’en fout, mais j’aime bien cette scène, et j’aime toujours énormément la relation Pepper/Tony.

Enfin, Iron Man 2 offre ce qu’on peut attendre de lui, il lui manque juste un peu de la fraicheur du premier opus.

Réalisateur : Jon Favreau; Scénariste : Justin Theroux
Casting : Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle, Mickey Rourke, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson, Sam Rockwell, Clark Gregg, Olivia Munn, Kate Mara, Garry Shandling