James Bond : les années Sean Connery – From Russia with Love (1963)

samedi 03 août 2013 à 13:06

Après une première mission contre le dangereux Dr. No, James Bond poursuit ses aventures et confirme son succès au box-office et auprès des critiques. Certains iront même dire que cette seconde aventure est la meilleure de la série. Je n’irais pas jusque-là, mais il y a de l’amélioration, c’est certain.

Retour en 1963 avec Sean Connery…

From Russia with Love (1963)

From Russia with Love (1963)

Le pitch : Les agents de SPECTRE manipulent les russes et les anglais pour récupérer une mallette contenant un outil de décryptage. Leur plan inclus Bond qui doit être liquidé en représailles de ce qu’il a fait au Dr. No.
The Bond Girl : Tatiana Romanova (Daniela Bianchi).
Personnages récurrents : M. (Bernard Lee), Miss Moneypenny (Lois Maxwell), Desmond Llewelyn (Major Q Boothroyd) et Sylvia Trench (Eunice Gayson).
Les vilains : Grant (Robert Shaw), Rosa Klebb (Lotte Lenya) et Ernst Blofeld (Anthony Dawson), membres du SPECTRE.

Revoir les James Bond dans l’ordre me fait réaliser à quel point il y avait de la continuité, du moins entre les deux premiers. À ce niveau, ne spéculons pas sur le reste. Donc, SPECTRE est de retour et veut se venger de Bond, ce qui est à la fois dramatique et comique, car Bond passe la plus grande majorité du film à mener son business sans trop réfléchir à ce qui se passe, même quand des cadavres sortent totalement de nulle part. Il continue, comme si de rien n’était, à faire l’espion.

Dans le registre, From Russia with Love embrasse totalement l’espionnage s’éloignant de la partie investigation de Dr. No. A la place, nous avons la Bond Girl qui veut passer à l’Ouest et paie son voyage avec une petite pièce de technologie russe. Même si elle est parfois un peu lente à comprendre ce qui lui arrive, Tatiana Romanova affiche indéniablement une progression en termes de Bond Girl, intellectuellement parlant. Dommage que ça ne tienne pas vraiment sur la distance, car elle tombe amoureuse de James et perd alors rapidement de sa jugeote.

From Russia with Love (1963)

Question méchant, nous avons un petit bout de l’organisation SPECTRE et c’est à la frontière du comique. Le fait que ce fut parodié à toutes les sauces par la suite n’aide pas, mais les bases sont tout de même légèrement ridicules avec ces figures diaboliques, tout particulièrement en comparaison avec la représentation plus réaliste de Bond et de ses collègues espions. En dépit de ça, dans le rôle du tueur psychopathe qui veille dans l’ombre de Bond, Robert Shaw est assez bon, tout particulièrement quand il se retrouve face à son ennemi, montrant alors qu’il est bien plus qu’un simple assassin. Il aide à dynamiser le dernier quart du film.

Sinon, c’est la grande apparition des gadgets. Cela se résume à une mallette avec des compartiments secrets et qui est livrée avec un fusil en kit, mais c’est tout de même une entrée en matière convenable dans le style. Desmond Llewelyn fait en tout cas une discrète entrée dans la franchise. Il n’est pas encore appelé Q, juste Major Boothroyd (Head of ‘Q’ Section), et il ne donne pas encore à Bond les clés de la fameuse Aston Martin – c’est pour la prochaine fois.

Pour terminer, un petit mot sur la réalisation qui est toujours confiée à Terence Young. L’amélioration est notable, From Russia with Love ressemble définitivement plus à du Bond et avec le personnage bien plus à l’aise, le réalisateur se montre également plus confortable et inspiré. Le fait que le budget ait doublé d’un film à l’autre a probablement aidé. Quand on pense que ça n’a couté que 2 millions de $, on excuse facilement quelques images vraiment pas belles du tout.

The cheesiest quotes :

James Bond: You’re one of the most beautiful girls I’ve ever seen.
Tatiana Romanova: Thank you, but… I think my mouth is too big.
James Bond: No, it’s the right size… for me, that is.

Réalisateur : Terence Young ; Scénaristes : Richard Maibaum, Johanna Harwood.
Casting : Sean Connery, Pedro Armendáriz, Lotte Lenya, Robert Shaw, Bernard Lee, Daniela Bianchi

 

James Bond will return in Goldfinger.