James Bond : les années Sean Connery – Goldfinger (1964)

mercredi 13 novembre 2013 à 20:21

Rien n’arrête James Bond au rythme d’un film par an. Le budget augmente autant que la formule de la franchise s’affine et que le succès se confirme. Ainsi, avec ce troisième opus, le célèbre agent secret britannique obtient son Aston Martin et son premier Oscar.

Retour en 1964 avec Sean Connery…

Goldfinger (1964)

Goldfinger (1964)

Le pitch : En repos à Miami, Bond reçoit l’ordre d’enquêter sur le mystérieux Auric Goldfinger, un industriel milliardaire obsédé par l’or. Sous-estimant son opposant, Bond encaisse un mauvais revers, mais reprend la chasse, ce qui l’entrainera au cœur d’une diabolique machination.
The Bond Girls : Pussy Galore (Honor Blackman) et Jill Masterson (Shirley Eaton).
Personnages récurrents : M. (Bernard Lee), Miss Moneypenny (Lois Maxwell), Desmond Llewelyn (Q) et Felix Leiter (Cec Linder).
Les vilains : Auric Goldfinger (Gert Fröbe) et son homme de main Oddjob (Harold Sakata).

S’inscrivant dans la suite logique des deux premiers opus, Goldfinger apporte les finitions les plus notables à ce qui est reconnu comme étant la célèbre formule de la série. Tout débute donc avec une longue séquence dans laquelle Bond termine une mission, puis nous avons le générique accompagné d’un morceau composé pour l’occasion. Ensuite, en plus des gadgets introduits par Q, nous avons l’Aston Martin DB5 avec toutes les options qui fait son apparition.

C’est également le premier (des 4) réalisé par Guy Hamilton qui remplace ainsi temporairement Terence Young. Il faut bien admettre que durant les 2/3 de sa vie, la franchise était très codée et les réalisateurs livraient des films efficaces, mais peu personnels.

Quoi qu’il en soit, Goldfinger est le Bond par définition. Les gadgets deviennent de plus en plus proéminents, le méchant est plus grand que nature et ses projets bien mégalomaniaques dépassent les limites de la simple mission d’espionnage pour l’agent 007. C’est donc à ce stade que James a créé sa propre niche dans le genre, et ça lui a plutôt réussi.

Goldfinger (1964)

Globalement, Goldfinger est aussi efficace que divertissant, même quand il frôle l’absurde. Surtout dans ce cas-là d’ailleurs, car si les précédents s’efforçaient d’entretenir une approche réaliste à un certain niveau du travail de Bond, maintenant que l’histoire prend des proportions autres, voir l’agent secret suivre le flot sans retenue est souvent réjouissant, tout particulièrement dans ses face à face avec Auric Goldfinger. Connery est tellement à l’aise dans son rôle qu’il semble par moment s’amuser plus qu’il ne le devrait.

Le principal souci est que la misogynie de 007 est à l’occasion simplement ridicule. Dans les précédents films, ce n’était pas vraiment gênant, car les Bond Girls étaient de jolies potiches, mais Pussy Galore est un autre genre de femme, plus moderne et indépendante, ce qui instaure un déséquilibre assez étrange. Bien entendu, c’est un aspect qui est lié à l’époque et surtout au matériel original sur lequel les films sont basés. Heureusement, l’humour assez présent, dont le second degré marqué de certains dialogues, ce qui rend l’ensemble étrangement absurde.

Au final, Goldfinger fait juste plus gros et ça fonctionne encore mieux qu’on pouvait s’y attendre.

The cheesiest quotes :

James Bond: You’re a woman of many parts, Pussy!

Réalisateur : Guy Hamilton ; Scénaristes : Richard Maibaum, Paul Dehn.
CastingSean Connery, Honor Blackman, Gert Fröbe, Shirley Eaton, Harold Sakata, Tania Mallet, Cec Linder, Martin Benson, Desmond Llewelyn, Lois Maxwell.

 

James Bond will return in Thunderball.