James Bond : les années Sean Connery – Thunderball (1965)

mardi 17 décembre 2013 à 21:10

Le succès attire les problèmes et Thunderball en rencontra quelques-uns en coulisse avec des problèmes de droits, ce qui explique peut-être pourquoi il sera refait quelques années plus tard sous le titre Never Say Never Again. En attendant, Bond va se baigner au milieu des requins dans cette quatrième aventure.

Retour en 1965 avec Sean Connery…

Thunderball (1965)

Thunderball (1965)

Le pitch : En repos à Miami, Bond reçoit l’ordre d’enquêter sur le mystérieux Auric Goldfinger, un industriel milliardaire obsédé par l’or. Sous-estimant son opposant, Bond encaisse un mauvais revers, mais reprend la chasse, ce qui l’entrainera au cœur d’une diabolique machination.
The Bond Girls : Dominique « Domino » Derval  (Claudine Auger) et Fiona Volpe (Luciana Paluzzi).
Personnages récurrents : M. (Bernard Lee), Miss Moneypenny (Lois Maxwell), Desmond Llewelyn (Q) et Felix Leiter (Rik Van Nutter).
Les vilains : Emilio Largo (Adolfo Celi) et Ernst Blofeld (Anthony Dawson), membres du SPECTRE.

Après que Goldfinger ait aidé à peaufiner la célèbre formule de la franchise, Thunderball prend sa suite en voulant faire encore plus gros. Cette fois, SPECTRE est de retour et vole des missiles nucléaires pour extorquer de l’argent aux anglais et aux américains, ce qui est assez énorme, tout particulièrement au niveau de la scénarisation.

Dire que Bond avance en aveugle est un peu sous-évaluer la situation, mais il trouve le moyen de relier les points de son investigation entre eux, même si rien ne laissait supposer au départ que c’était possible. D’ailleurs, ça ne l’était pas sans un énorme coup de chance, et James les accumule. Autant ne pas chercher à suivre la logique, car il n’y en a pas vraiment. L’important est une fois de plus le divertissement et Bond n’en manque pas.

Thunderball (1965)

Thunderball est légèrement trop long pour ce qu’il avait à raconter, mais l’agent 007 est efficace, ne manquant jamais une occasion pour entrainer le film dans une nouvelle direction. Le souci est que, de retour à la réalisation, Terence Young parait par moment plus intéressé par les défis techniques de son long métrage que par son héros. Cela nous donne des scènes aquatiques qui tirent régulièrement en longueur, ce qui s’ajoute à une trop longue mise en place de l’histoire, résultant au final à un rythme irrégulier qui rendra l’ensemble moins dynamique qu’escompté.

Bref, ce quatrième a d’indéniables problèmes que ce soit au scénario ou à la mise en scène. Malgré ça, il parvient tout de même à fonctionner grâce à de réguliers échanges verbaux étrangement réjouissants. Bond et ses ennemis ne ratent pas une occasion pour nous servir des dialogues à double sens ou pour feindre l’ignorance de façon totalement éhontée, ce qui est d’autant plus amusant, tout particulièrement après chaque nouvelle tentative d’assassinat ratée sur 007.

Enfin, Thunderball veut clairement faire plus gros que ces prédécesseurs et cela nous donne encore plus de gadgets – le jet pack en ouverture est juste absurde – et de mégalomanie. Étrangement, la misogynie se calme un peu, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Quoi qu’il en soit, cette quatrième aventure est tout de même trop poussive et montre les premiers signes de ce qui dérivera dans la franchise par la suite.

The cheesiest quotes :

James Bond: My dear, uncooperative Domino.
Domino: How do you know that? How do you know my friends call me Domino?
James Bond: It’s on the bracelet on your ankle.
Domino: So… what sharp little eyes you’ve got.
James Bond: Wait ’til you get to my teeth.

Réalisateur : Terence Young ; Scénaristes : Richard Maibaum, Paul Dehn.
Casting : Sean Connery, Adolfo Celi, Claudine Auger, Luciana Paluzzi, Rik Van Nutter, Bernard Lee, Martine Beswick, Molly Peters, Earl Cameron, Desmond Llewelyn, Lois Maxwell, Anthony Dawson.

 

James Bond will return in You Only Live Twice.