Les Incontournables de l’horreur : Scream (1996)

samedi 27 octobre 2012 à 17:46

Après The Frighteners, je me suis dit que pour parler d’un incontournable de l’horreur, ça serait bien de prendre un film vraiment de circonstance. J’ai donc opté pour Scream de Wes Craven, puisque c’est basiquement la référence du genre de mon adolescence. En fait, il y a même une anecdote pour celui-ci, car, voyez-vous, on n’a pas voulu me laisser entrer dans la salle quand je suis allé le voir, étant donné que je n’avais pas encore 16 ans, il me manquait quelques mois. Je suis né en fin d’année, un drame (vous connaissez mon âge maintenant !). Bref, c’était la première fois qu’on me la faisait celle-là. J’y suis retourné quelques mois plus tard, puisque le film était ressorti pour je ne sais plus quelle raison.

What’s your favorite scary movie?

Les adolescents de la petite ville de Woodsboro deviennent la cible d’un tueur en série adepte du cinéma d’horreur qui s’amuse à jouer avec ses victimes avant de les achever de manière violente. Sidney Prescott et ses amis gèrent la panique à leur façon et se font éliminer les uns après les autres.

Le célèbre tueur masqué va donc revisiter les poncifs du cinéma d’horreur devant la caméra de celui qui aida à en créer quelques-uns, Wes Craven. L’idée était vraiment bonne à l’époque, tout particulièrement avec le genre qui s’endormait sur ses lauriers avec des séries de films aux suites interminables qui n’avaient plus rien à dire depuis longtemps. À l’aide du scénario de Kevin Williamson, Craven a pris du recul et a pointé les évidences pour prouver que malgré le fait que les règles étaient connues de tous, elles pouvaient toujours fonctionner, même si pour cela il fallait ajouter une grosse dose d’ironie et d’autodérision.

Scream est un film méta qui a le mérite d’aller jusqu’au bout de son idée, poussant consciemment ses propres défauts au maximum. C’est un peu comme s’il n’y avait plus rien à perdre à ce stade, alors autant s’amuser. Le résultat est donc devenu un classique du genre auquel il rend hommage tout en s’en moquant. Le mélange était risqué, mais a fonctionné.