Les incontournables : Dead Poets Society (Le cercle des poètes disparus – 1989)

mardi 11 décembre 2012 à 11:00

Comme bien d’autres avant moi, Dead Poets Society est un film que j’ai vu quand j’étais au lycée par une professeure d’anglais qui m’a affirmé que « Six Feet Under » ne voulait pas dire « Six Pieds sous terre ». Elle aura au moins fait une chose de bien, j’aurais découvert le long-métrage de Peter Weir grâce à elle.

Si je ne fais pas erreur, je devais être en première, et la plupart de mes camarades avaient déjà vu le film. Je l’ai donc visionné pour la première fois après eux, si ce n’est que pour moi, ce fut quelque chose de marquant, tandis que je connaissais un peu trop de monde qui n’avait pas réellement saisi de quoi il était question. Pourtant, soyons honnêtes, il n’y a pas meilleure période de vie que l’adolescence pour découvrir Dead Poets Society. Après tout, c’est un coming of age movie qui a avant tout pour but d’inspirer les jeunes.

L’histoire se situe en 1959 et suit un groupe de jeunes qui étudie à la Welton Academy, école préparatoire d’élite qui représente alors autant l’excellence que la tradition et la rigidité. Le monde de ces adolescents va être bouleversé par leur nouveau professeur d’anglais, John Keating, aux méthodes éducatives peu orthodoxes et qui veut avant tout leur apprendre la liberté de pensée, parce qu’au final, on meurt tous.

La mort est la thématique au cœur de Dead Poets Society. Le fameux « Carpe Diem » de Keating n’est pas là pour pousser les jeunes à faire ce dont ils ont envie, mais pour leur signifier qu’ils doivent vivre pleinement, car nous sommes tous destinés à mourir.  Il les incite avant tout à trouver leur propre voie et à lui donner de la valeur, malgré le conformisme qui régit la société.

Il y a quelque chose d’assez paradoxal à penser que Dead Poets Society est (ou était) montré en classe, surtout quand il dépeint un environnement éducatif rigide, qui préfère formater ces élèves plutôt que de leur apprendre à réfléchir par eux-mêmes.

Dans un monde qui a évolué vers quelque chose de plus cynique, Dead Poets Society est un film qui a certainement vieilli ; il est le représentant d’une époque plus idéaliste et non dénué d’espoir – malgré la tragédie finale, qui confronte les adolescents à ce que leur a enseigné Keating. Il souffre d’ailleurs de quelques moments de lenteur non négligeables et d’un enchainement de scènes parfois mal habiles. Cela ne lui enlève aucunement sa portée émotionnelle et la force de son message.