Les Incontournables : Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)

mardi 12 mars 2013 à 12:58

Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)Dans ses scénarii, Charlie Kaufman semble constamment à la recherche d’une nouvelle forme narrative pour aborder des thématiques communes. C’est l’essence même d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind réalisé par Michael Gondry qui s’efforce de nous servir une romance avec un gros twist.

Ce que j’aime particulièrement dans le film, c’est l’ingéniosité de la narration qui, en plus de nous entrainer dans une intrigue rythmée et colorée, ne sacrifie pas le développement des personnages au profit de son sens de l’aventure. Le résultat est plutôt déroutant au premier abord, certes, mais Jim Carrey se montre immédiatement attachant dans le rôle du banal Joel, et l’accompagner dans ses mésaventures avec Clementine se fait naturellement.

Tout commence donc avec Joel qui rencontre Clementine (Kate Winslet). Ils n’ont rien en commun, sauf qu’ils étaient ensemble pendant deux ans et ne s’en souviennent plus. L’impulsive Clémentine a en effet décidé de se faire effacer tous ses souvenirs de leur relation et quand Joel le découvre, il fait de même. Le problème est qu’au milieu de la procédure qui lui fait revivre à rebours les grands moments de leur histoire d’amour, il change d’avis, mais c’est trop tard.

Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)

Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)

J’adore l’approche choisie pour nous entrainer au cœur de la vie de ce couple, même si je trouve un peu dommage que la non-linéarité de l’histoire fasse que l’on sait dès le départ de la procédure que celle-ci doit aboutir. Bien entendu, cela ne nous révèle pas la fin qui se montrera pleinement satisfaisante, mais il y a quand même une partie du suspense qui en souffre.

De plus, je dois avouer qu’à un certain niveau, j’ai été bien plus touché par le personnage de Mary, jouée par Kirsten Dunst, que par le couple Joel/Clementine. Jim Carrey et Kate Winslet dominent le film de manière incroyable, mais j’ai étrangement été plus réceptif à la détresse de Mary quand elle découvre la réalité sur ce qui se déroule à son travail (l’entreprise d’effacement de souvenirs !) qu’à la nostalgie romantique de Joel.

Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose étant donné que, sans cette partie de l’histoire, je pense que je serais certainement légèrement passé à côté du propos du film, car il ne m’aurait pas suffisamment touché.

En tout cas, Eternal Sunshine of the Spotless Mind est bourré de scènes magnifiques – Michel Gondry a un sens de la composition impressionnant – et parvient à émerveiller de façon unique.