Les Incontournables : Idiocracy (2006)

mardi 29 janvier 2013 à 13:51

IdiocracyLa série des Incontournables s’est ouverte avec Office Space. Ce n’est donc pas vraiment surprenant de voir un autre film de Mike Judge la rejoindre. Enfin, ce n’est pas tout à fait aussi simple que ça. La première fois que j’ai regardé Idiocracy, j’avoue que j’ai été déçu, mais son histoire est restée ancrée dans ma tête et, en le revoyant, je l’ai réellement beaucoup plus apprécié.

Le problème au départ est qu’Office Space est un film que j’adore et que j’ai énormément vu. Idiocracy n’est pas aussi bon et le découvrir fut dès lors légèrement décevant, étant donné que j’en attendais juste un poil plus de Mike Judge. C’était le juger un peu rapidement, car s’il est indéniable que son prédécesseur lui est bien supérieur, Idiocracy mérite vraiment que l’on s’arrête sur lui.

L’histoire se centre sur le caporal Joe Bauers (Luke Wilson) qui est le mec le plus moyen qui soit – The ultimate Average Joe. Il est sélectionné par l’armée pour une expérience de cryogénie. Des problèmes s’en suivent et, au lieu de se réveiller 1 an plus tard, il refait surface 500 ans dans le futur. Il n’est pas seul, puisqu’une prostituée du nom de Rita (Maya Rudolph) participait également à l’expérience. Quoi qu’il en soit, Joe découvre un futur où le niveau intellectuel moyen a juste atteint un niveau excessivement bas, faisant de lui l’homme le plus intelligent de la Terre. Il va alors tenter de rentrer chez lui, mais il se retrouve à devoir sauver les descendants de l’humanité de leur propre stupidité.

Les Incontournables : Idiocracy (2006)

Ce qui m’avait le plus marqué la première fois que je l’ai vu, c’était la présentation du concept. Les personnes les plus intelligentes sont trop occupées et trop réalistes sur leur responsabilité de parents pour procréer suffisamment pour que leur matériel génétique se propage plus vite que celui des idiots qui n’ont que ça à faire. Sur papier, c’est un peu insultant, mais Judge illustre son propos de manière hilarante.

L’idée est donc que les idiots font simplement plus d’enfants qui ne sont pas très futés. Le darwinisme ne s’applique plus spécialement quand l’homme n’a plus de prédateurs à combattre. Il devient alors son pire ennemi et, au lieu de continuer à évoluer dans le bon sens, l’être humain a juste régressé. On injecte dans tout cela une expansion naturelle du consumérisme et on se retrouve avec une société où le show le plus populaire à la télévision serait le rejeton le plus simple de Jackass et où la majorité des gens dépendent de machines qu’ils ne savent plus entretenir pour subvenir à leurs besoins.

Les Incontournables : Idiocracy (2006)

L’humour est assez bon, mais a un arrière-gout assez étrange quand on fait attention à certains gags qui résonnent déjà aujourd’hui de manière étrangement familière. Certains sont allés jusqu’à dire qu’Idiocracy était prophétique. Je suis plus optimiste que ça, j’aime croire que l’espèce humaine a un meilleur avenir que ça devant elle, et puis je vais sur Internet… Triste monde tragique.

En tout cas, prophétique ou non, Idiocracy recèle d’idées sympathiques et possède quelques running gags excellents. L’ensemble est à prendre au minimum au second degré, mais le message du film est des plus clairs et n’est pas à considérer à la légère au final. Sur un plan cinématographique, ce n’est pas aussi bon qu’Office Space, mais il est indéniable que son sujet n’en est pas moins pertinent.