Les Incontournables : la duologie Terminator de James Cameron

jeudi 11 avril 2013 à 11:14

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Le cinéma d’action et d’anticipation ne serait pas grand-chose sans les Terminator de James Cameron, qui sont aujourd’hui des classiques dans le genre. Le premier volet a d’ailleurs été sélectionné par le National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américain pour y être conservé, étant jugé « culturellement, historiquement ou esthétiquement important ». Le second n’y est pas, mais s’est bien plus imposé comme une pièce importante de la pop culture.

Aujourd’hui, on ne présente plus trop l’histoire de Terminator, si ce n’est pour la postérité. Tout commence avec Sarah Connor, la mère de John qui est destiné à devenir le leader de la résistance dans un futur post-apocalyptiques où les robots veulent éliminer les humains. Les machines vont donc tenter d’éliminer soit Sarah, soit John avant que le futur ne se réalise, tandis que la résistance envoie elle aussi  dans le passé des êtres pour les protéger.

Terminator

Personnellement, j’ai grandi avec le second Terminator et je n’ai découvert que très récemment le premier. Celui-ci est avant tout une course poursuite interrompue occasionnellement par des moments plus intimes pour construire l’histoire. L’ensemble manque à mon goût de complexité, mais cela n’enlève aucunement l’importance de ce qui se passe et de l’exploitation des grandes thématiques de l’œuvre. Terminator II est une suite qui a su parfaitement capitaliser sur le premier, en se révélant plus ambitieuse et en offrant des développements psychologiques plus importants. Il réussit aussi à se montrer émotionnellement plus fort grâce à la relation développée entre John et le Terminator. C’est aussi de celui-là qu’est nait l’aspect plus iconique de la franchise, avec le T-1000 ou encore Sarah Connor en femme forte.

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Les deux œuvres se présentent avant tout comme des films d’action d’une efficacité redoutable avec de la course poursuite de gros calibres et des méchants qui, sans un mot, en impose. Le véritable tour de force de James Cameron est alors de réussir à délivrer des œuvres de pur divertissement au sein desquelles on peut y trouver des sujets de réflexions complexes qui ont encore de quoi deboussoler. Il interroge donc sur la place de la machine et surtout sur la façon dont l’homme peut se laisser consumer par ses découvertes sans y voir le mal qui peut en ressortir. Face à cela, les deux films questionnent sur la notion de libre arbitre dans un univers où le futur est déjà là.

Terminator I & II forment en tout cas un ensemble aussi divertissant que fascinant les rendant vraiment incontournables. Par contre, la franchise se sera révélé moins consistante qualitativement parlant par la suite, et en fait, je dirais qu’après, c’est la série The Sarah Connor Chronicles qui a su se montrer la plus digne des films.